Partager l'article ! Vers un "Carrier on board Delivery" multi-missions pour le Groupe Aérien Embarqué ?: © Jason Scarborough - U.S. Navy. Un C-2 Greyhound à ...
Le Fauteuil de Colbert
© Jason
Scarborough - U.S. Navy. Un C-2 Greyhound à bord du porte-avions Charles de Gaulle pendant la guerre en Libye.
L'un des trésors actuels de la Marine nationale, c'est son groupe aéronaval. En effet, et on ne se lassera pas de le dire pendant encore 10 ou 20 ans, la France est la seule marine au monde, avec l'US Navy, à être capable de mettre en oeuvre un ou des porte-avions. Toutes les autres marines, à l'heure actuelle, et jusqu'à preuve du contraire, mettent en oeuvre, tout au mieux, des porte-aéronefs.
La nuance n'est pas que sémantique, la différence est fondamentale. Un exemple au hasard permet de juger de cette rigueur que l'on doit avoir entre les notions de porte-avions et de porte-aéronefs : quand le Charles de Gaulle bombardait l'Afghanistan en 2001, depuis le nord de l'Océan Indien, les porte-aéronefs (classe Invincible) de la Royal Navy ne le pouvaient car leurs appareils n'avaient pas l'allonge suffisante (limite essentielle et inhérente aux ADAV). C'est-à-dire que la différence fondamentale tiens presque exclusivement dans le fait qu'un porte-avions met en oeuvre des avions qui ont les mêmes capacités que leur équivalent terrestre (ce que fait un Rafale C, un Rafale M peut le faire), ce que ne peut pas faire un porte-aéronefs qui met en oeuvre des appareils limités par rapport à leurs équivalents terrestre (comparaison entre les F-35A, B et C).
La capacité du porte-avions à mettre en oeuvre une puissance aérienne non-bridée (par rapport aux appareils d'un porte-aéronefs) lui donne sa primauté stratégique et politique. Partant de ces constats, il convient donc de réaffirmer que c'est l'un de nos outils de combat les plus utiles et les plus utilisés. Néanmoins, ce glaive à des défauts :
Souvent, ce sont les aéronefs du groupe aérien embarqué qui peuvent radicalement, par leurs qualités intrinsèques à eux, démultiplier les capacités déployées à la mer. Par exemple, en matière d'horizon radar, il y a ceux qui peuvent mettre en oeuvre en permanence des avions (E-2 Hawkeye) ou des aéronefs (Sea King ASaC) en permanence et les autres. Un tel aéronef peut déplacer une bulle de détection de 200 km de rayon, et c'est assez utile pour surveiller une zone ou bien, repousser quelque peu le brouillard de la guerre dans une zone où une attaque est prévisible (voir la guerre des Malouines et l'absence d'aéronefs de guêt aérien).
Que dire aussi de l'arrivée des hélicoptères à bord des navires... Les Sikorsky S51 sont les premières voilures tournantes embarquées à bord du porte-avions Arromanches : le sauvetage en mer a du considérablement progressé grâce à ces machines et leur généralisation...
L'hélicoptère est également un vecteur logistique qui a plutôt révolutionné les liaisons entre les navires. Il sert donc autant au transport de personnels qu'au transport de matériels. Mais depuis le retrait des Super Frelon (13 tonnes et/ou 27 "pax"), et le remplacement de celui-ci par le NH90 (10 tonnes et/ou 20 "pax"), les capacités logistiques aériennes à destination du porte-avions ont diminué car les NH90 ne sont toujours pas en service en grand nombre et parce qu'ils ont un peu moins d'allongue et de capacités que leurs aînés.
Pourtant, il peut être extrêmement utile de réussir à relier le porte-avions, par la voie des airs, à une base aérienne proche. Les flux logistiques peuvent être grandement accélérés.
Cela peut s'illustrer par le fait que quelques pièces qui manqueraint à bord du navire peuvent être acheminées par la voie des airs. Le même procédé via un pétrolier-ravitailleur est possible :
un avion de l'Armée de l'Air convoierait les pièces vers une base avancée où le navire logistique viendrait les chercher. Mais ce serait beaucoup plus long.
Le transport de personnels à grandes distances peut être accéléré et facilité par l'usage d'une voilure tournante ou d'un aéronef à voilure fixe. Cela a souvent été le cas pour les Foch ou
Clemenceau où le Super Frelon pouvait servir, dans une certaine mesure à embarquer et débarquer des personnels pour renouveler partiellement l'équipage en cours de mission. Pour garder le moral
et l'efficacité à bord, rien ne vaut un peu de sang neuf.
C'est aussi assez pratique pour faire venir personnalités politiques et médias à bord afin de montrer la situation du terrain depuis le poste de commandement du navire.
C'est notamment pour ces raisons là que pendant la guerre en Libye, la Marine nationale s'est faite prêter gracieusement deux C-2 Greyhound (28 mai 2011) et leurs équipages par l'US
Navy pendant plusieurs semaines. Oui, c'est la marine américaine qui est venue prêter main forte à l'un des instruments de l'indépendance de la France.
Ces appareils ont le même gabarit que les E-2 Hawkeye pour la simple et bonne raison qu'ils sont directement dérivés de cet appareil : ils en sont la variante de transport. Pour ce
faire, ils peuvent :
En outre, l'avion logistique embarqué de l'US Navy servait aussi, dans le sens inverse à amener à bord des rechanges, plus vite que n'aurait pu le faire un pétrolier-ravitailleur. Sa large
porte-arrière permet aisément la manoeuvre
Dans les deux sens du trajet, cela permettrait aussi de désencombrer le navire des pièces qui nécessiteraient trop de temps pour être entretenues à bord. Mais cela suppose des rechanges
suffisants à terre, ce qui est une autre histoire. In fine, il est possible de soulager les hommes et femmes d'une partie de leurs tâches afin qu'ils puissent se concentrer sur les opérations
urgentes. Cette fluidification de l'entretien des aéronefs pourrait, peut être, permettre une plus grande disponibilité de ceux-ci.
Il va s'en dire que ce prêt gracieux de deux avions logistiques pour porte-avions à la Marine nationale, alors que le porte-avions oeuvrait en face du port de Toulon, montre bien qu'il y a un
réel besoin logistique pendant les phases critiques. "L'expérience est, en tous cas, jugée très positive par les militaires français. Pendant deux semaines, les Greyhound ont fait la navette
entre Hyères et le porte-avions Charles de Gaulle, déployé au large de la Libye dans le cadre de l'opération Harmattan/Unified Protector. La présence des avions logistiques américains a permis
d'acheminer du fret (notamment des pièces de rechange) et des personnels à bord du bâtiment, sans que celui-ci soit contraint de se rapprocher d'une côte pour réaliser des liaisons avec ses
hélicoptères (méthode peu commode en opérations, plus longues et plus onéreuse). « Ce qui a été fait est remarquable. Le fait que les Américains acceptent de venir sur le Charles de Gaulle prouve
que nous sommes à un standard compatible avec le leur. Il y a une vraie confiance mutuelle », souligne un officier, rappelant que ce soutien est le fruit de nombreux échanges menés ces dernières
années entre la Marine nationale et l'US Navy" dixit Mer et Marine le 28 juin 2011.
La Marine nationale, peu avant l'admission au service actif du Charles de Gaulle (2001), avait émis la demande, pour doter l'Aviation navale, de quelques C-2 Greyhound à acquérir au près des Etats-Unis. En effet, les Foch et Clemenceau auraient été bien incapables de mettre en oeuvre cet appareil là car ils capultaient des avions de 15 tonnes maximum via leurs catapultes de 50 mètres. Les masses à vide du C-2 étant d'environ 16 tonnes, et celle de son prédécesseur, le C-1, étant d'environ 10 tonnes, alors l'intérêt d'embarquer l'un ou l'autre était soit nul soit trop limité. Il faut attendre l'arrivée du Charles de Gaulle et ses catapultes de 75 mètres qui permettent de catapulter des appareils jusqu'aux encirons de 27 tonnes.
Cela n'a pas empêché l'état-major de la Marine de tenter de s'essayer à la manoeuvre logistique aéronavale par des voies détournées. Francis Dousset nous relate dans son excellent ouvrage ("Les porte-avions français des origines (1911) à nos jours" aux éditions de la Cité Brest-Paris) les essais envisagés en 1964. Ainsi, la Royale réfléchissait à des essais de mise en oeuvre du Breguet 941S depuis le porte-avions Foch. "Passionné par la recherche, il [Louis Breguet] imagine dès 1948 un appareil dont les caractéristiques et les performances devaient sortir du domaine conventionnel. Il crée la notion de "l'Avion à Décollage et Atterrissage Courts" (ADAC) ou STOL (Short Take Off and Landing). Il trouve la solution technique et invente "l'aile soufflée", en dotant ce prototype de volets "à persiennes" de grande surface pouvant s'abaisser à l'arrière des ailes sur la totalité de l'envergure, jusqu'à un angle de 97°. Les moteurs entraînant des hélices surdimensionnées ne peuvent que provoquer un énorme souffle qui, dévié vers le bas par les volets, crée une composante de sustentation". L'appareil possédait une allonge de 2000 km en convoyage à une vitesse de croisière de l'ordre de 400 km/h pour un appareil de 20 à 24 tonnes (ce second chiffre ne se retrouve que dans l'ouvrage de Dousset). Les dimensions et les performances de l'appareil sont quasiment celle de l'E-2/C-2. Mais surtout, il décollait en 120 mètres et atterrissait sur 190 mètres : même pas besoin d'être catapulté... Les essais n'eurent jamais lieu. Et pourtant, l'intérêt pour un tel appareil aurait pu atteindre les marines détentrices de porte-aéronefs.
Il y a donc ce besoin évident pour améliorer les liaisons et les flux logistiques entre le porte-avions et les bases à terre afin d'améliorer sa capacité à durer à la mer. Il y a ce qui se
faisait dans le passé (les C-1 et C-2, les hélicoptères plus ou moins lourds) -ou ce qui ne s'est pas fait (le Breguet 941S)- et il y a l'avenir, comme des besoins autres, tel que le
ravitaillement en vol, l'appui feu, la guerre électronique et la patrouille maritime.
Au temps du PA 58, il était question que ce porte-avions emporte des bombardiers lourds aptent à délivrer des armes nucléaires. Afin d'améliorer leur autonomie, il était prévu que des appareils
de son groupe aérien embarqué fassent la "nounou" (ou le ravitailleur) pour compléter les soutes à carburant des avions une fois en l'air. Cette manoeuvre était essentiellement destiné aux
ex-futurs bombardiers nucléaires embarqués (les SO 4060M et Mirage IVM).
Effectivement, si les catapultes n'avaient pas été suffisantes pour lancer les avions à leur masse maximale, alors cette méthode permettait de le faire en deux temps. L'idée a perduré puisque,
que ce soit à bord du Charles de Gaulle ou des CVN américains, il est toujours question qu'un appareil plus (KA-6) ou moins (Rafale ou F-18 Super Hornet (entre autres) spécialisé serve
de ravitailleur.
Si un ravitailleur, opérant à partir du Charles de Gaulle, pouvait allonger le rayon d'action des Rafale, alors ce serait autant d'allonge pour une frappe conventionnelle... ou autant de
crédibilité pour composante aéroportée de la dissuasion nucléaire opérée depuis la mer.
Les guerres en Libye et en Afghanistan ont montré le besoin d'un appui feu déployé depuis la mer au profit des troupes au sol. Il y a eu les hélicoptères de l'ALAT (Tigre, Gazelle) déployés
depuis les BPC Tonnerre et Mistral pendant ce conflit, mais les voilures tournantes ne sont pas connues pour leur endurance.
C'était donc tout l'intérêt d'avoir des drones MALE, armés ou non, qui tenaient l'air longtemps sur zone afin de surveiller tel ou tel secteur particulier. L'intérêt d'armer le drone MALE, c'est
qu'il peut effectuer des frappes d'opportunité avec un temps de réaction excessivement court. Mais la France a si peu de drones MALE, qui ne sont pas armés, et qui atteindront bientôt les
limites... de leur contrat de MCO.
Il y a une autre voie que les drones MALE qui peut prendre la forme d'un appareil possédant une grande autonomie et de quoi emporter ces munitions d'opportunités en quantités suffisantes (qui
sont très difficiles à estimer tant le panel de munitions est très large : de la bombe de 20kg aux missiles anti-chars en passant par les bombes lourdes traditionnelles...). Déployer un
équivalent au KC-130 Harvest Hawk depuis le porte-avions, ce serait assez formidable.
Le développement d'une version cette hypothétique appareil qui pourrait opérer à bord des BPC renforcerait considérablement l'allonge de ceux-ci dans leurs rôles actuels ou futurs. Mais cela nécessiterait d'explorer au moins trois voies :
Pourquoi pas, non plus, un appareil embarqué dédié à la guerre électronique ? Ce genre d'appareils peut, notamment, couvrir une mission d'attaque ou des frappes contre les installations radars et
anti-aériennes adverses. Pendant le conflit libyen, les capacités allemandes en la matière (Tornado ECR) ont fait cruellement défaut, au point que ce sont les américains qui ont suppléé dans ce
domaine. Néanmoins, il y a deux pistes possibles :
Le besoin d'un appareil de patrouille maritime est beaucoup moins évident car l'embarquement d'avions de guet aérien comme le E-2 suffit amplement à la tâche. Mieux encore, les Atlantique 2 bénéfient du réseau de bases français. Néanmoins, ces capacités là ne sont pas à écarter pour diverses raisons. La première, c'est que face à la montée de la menace sous-marine, il n'est pas possible d'écarter la possibilté qu'un jour les porte-avions embarquent à nouveau des appareils à voilures fixes et tournantes dédiés à la patrouille maritime et à la lutte ASM. Il était bien question d'une version ASM du V-22 Osprey. Les autres raisons trouveront leur développement plus bas.
Il est clair que cet inventaire à la Prévert de bonnes intentions pour renforcer le groupe aérien embarqué, et donc la force du groupe aéronaval, se heurte à quelques difficultés. La première, c'est qu'il n'est plus vraiment question d'un simple appareil de liaison et de transport. Pour remplir toute ces missions, il faudrait que la soute de l'appareil soit modulable pour embarquer des modules correspondants aux différentes missions qu'il sera amené à remplir. Pour en faire un appareil apte à des missions de Close Air Support (CAS), il faudrait des points d'emport d'armement sous les aîles de l'appareil. Enfin, pour en faire des appareils de patrouille maritime et de lutte ASM, il faudrait percer le fuselage pour larguer bouée ASM et modules de survie à destination des personnes à secourir (une des missions de la PATMAR).
Néanmoins, et c'est là toute la chance de la situation actuelle, il y a une suite de programmes d'armements qui requiert des appareils à voilure fixe qui peuvent intéresser la Marine.
Premièrement, la Sécurité civile souhaiterait remplacer ses Tracker : Tracker Firecat, Turbocat, Convair 580, DASH 8 et Fokker 27. L'affaire est
extrêmement intéressante car l'appareil est utilisé pour délivrer des produits retardants sur les incendies de forêt. Mais surtout, il s'agit d'une variante du S-2 Tracker américain,
appareil qui a également donné le C-1 Trader (prédecesseur du C-2 Greyhound) et l'E-1 Tracer. L'avion est plutôt de classe des 10 tonnes (contre 20 pour la famille de l'E2), et c'est son
défaut à l'heure actuelle pour l'aéronavale. Il est donc possible à partir d'une même cellule de satisfaire les besoins de la Sécurité civile (largage de produits retardants) et de l'Aviation
navale (avion de guet aérien et de liaison et transport). Est-ce que les différences sont fondamentales entre un appareil de largage de produits retardants et un ravitailleur ?
Deuxièmement, il y a les CASA de l'Armée de l'Air (27 CN-235 dont 18 en service). Ils ne sont pas éternels. De plus, entre l'A400M et les hélicoptères de manoeuvre, il y a un vide qu'il faudra
bien combler pour satisfaire aux besoins de la manoeuvre aéromobilie (et son fameux vide capacitaire).
Cet appareil, le CN-235, a donné naissance à une version de patrouille maritime, et son cousin proche, le CN-295, a lui aussi donné naissance à une telle version, et mieux encore, à un appareil
de guêt aérien. Il s'agit encore une fois d'un appareil aux dimensions assez similaires aux E-2 et C-2, pour une masse maximale au décollage moindre.
Troisièmement, il y a le programme AVISMAR qui doit permettre de renouveler les avions dédiés aux missions de l'Action de l'Etat en Mer, et en particulier aux missions de surveillance maritime et de sauvegarde maritime. Il est question de remplacer entre 2015 et 2020 les Nord 262, les Guardian et les Falcon par 18 nouveaux avions. A cette fin, il faudra un appareil apte à ces missions et doté d'une grande autonomie. La définition précise des besoins serait encore en traitement.
De manière plus ou moins précises, ces différents besoins gravitent autour d'un appareil au même gabarit. Est-ce que ces divers programmes peuvent-ils être réuni dans un seul et unique ?
Premièrement, il y a des besoins forts différents, et certaines utilisations requiert un appareil assez spécialisé (PATMAR, Tracker). La question est de savoir si ces missions peuvent être
"palettisées" : c'est-à-dire que des modules spécialisés peuvent être embarqués dans l'appareil via une soute arrière, par exemple. Il serait nécessaire alors de disposer de modules de guerre
électronique, de PATMAR, un autre de ravitaillement et un dernier pour le transport de personnels. Ce serait tenter de concevoir une cellule unique et des modules qui permettraient à l'appareil
de remplir la mission inhérente au module dont il sera équipé.
Deuxièmement, il y a une autre solution à envisager : réunir tout ces programmes autour d'une cellule d'avion unique. Mais, cette fois-ci, il est question de développer des variantes spécialisées
de cette cellule (PATMAR/ASM, guerre électronique, ravitaillement, close air support, Tracker, guet aérien et transport tactique). La "modularité" qui pourrait alors être demandée à ces
différentes versions, c'est que la soute de tout ou partie des appareils puisse être vidée (surtout pour les appareils spécialisés). C'est-à-dire qu'il serait possible, ponctuellement, de
disposer d'appareils de transport.
En outre, il convient de relever que des besoins "spécialisés" pourraient être rapprochés :
La vraie-fausse contrainte, c'est de réunir autant de besoin autour d'un appareil dont la contrainte majeure qui guidera sa conception est la possibilité d'opérer à bord du porte-avions Charles de Gaulle. C'est-à-dire qu'il sera taillé être catapulté, pour apponter et pour transiter par les ascenceurs du Charles de Gaulle (ceux d'un éventuel PA2 seront encore plus grands). Comme cela a pu être vu précédemment, les appareils actuellements utilisés par les autres forces armées ou administrations semblent rentrer dans cette contrainte. Il y aurait même des administrations qui gagneraient des appareils plus volumineux. Mais surtout, et à part une opposition de principe, en quoi cela serait-il une contrainte que toutes ces administrations possèdent un appareil catapultable ?
Peu importe le fait que l'appareil soit plus ou moins spécialisé, ou aussi polyvalent que le Rafale dans son domaine. L'une des grandes forces de cette proposition c'est la série d'appareils qui pourraient être concernée : entre 40 et 50 unités. L'autre grande force, c'est la dispersion de ces appareils : entre le prépositionnement des appareils de l'Action de l'Etat en Mer (soit des Antilles jusqu'en Polynésie) et de ceux de l'Armée de l'Air (qui sont parfois prépositionnés d'Afrique jusqu'en Arabie) et ceux qui seront concentrés en métropole (entre Marignanne et Toulon). Il y aura, grâce à la dispertion sur les bases, de grandes possibilités que le porte-avions puisse être joint par l'un d'eux. C'est tout l'intérêt de choisir comme contrainte majeure que l'appareil final soit opérable sur porte-avions et qu'ils puissent tous servir, au moins, aux missions de liaison et de transport.
Enfin, c'est potentiellement grâce à un programme interarmées et inter-administrations qu'il serait envisageable d'obtenir pour l'Aviation navale des avions de liaison et de transport, et de
ravitaillement aérien. La version d'appui-feu ne serait pas tellement difficile à obtenir tant que les ailes pourront supporter l'emport d'armement et de nacelles. La version de guerre
électronique dépendra, fatalement, de la place accordée à ces capacités-là dans les Armées.
Dans ce grand cadre là, il serait potentiellement plus aisé de débloquer les crédits budgétaires. Le programme pourrait même intéresser l'US Navy pour ses porte-avions et
porte-hélicoptères d'assaut.
Le comité directeur de la fonction garde-côtes implique qu'un programme (présent ou à venir) intéressant les missions de l'Action de l'Etat en Mer soit coordonné avec les autres moyens dédiés à
ces missions.
Il ne faudrait pas négliger non plus l'intérêt de soulager assez rapidement la flotte d'Atlantique 2 de missions qui ne sont pas
tout à fait celles de ces appareils de patrouille à long rayon d'action.
In fine, il est envisageable de décupler les possibilités du groupe aéronaval et de son groupe aérien embarqué grâce à un bimoteur à grande autonomie capable de donner dans le transport de personnels et de fret. L'appareil serait tout aussi capable de ravitailler les Rafale en vol, et ainsi d'allonger la force de frappe du porte-avions. Il est fort probable qu'un tel appareil pouvant servir aux missions d'appui-feu risque de contrebalancer le besoin de drones MALE embarqués ou terrestres. Enfin, une fenêtre s'ouvrirait pour remettrer au goût du jour la question de la place de la guerre électronique dans les capacités françaises et européennes.
Un lecteur (Iceman, merci à lui) nous signale l'expérimentation en matière de COD qui avait été menée à bord du
Forrestal pour ravitailleur les porte-avions américains par C-130 Hercules.... ! Le site Forrestal.org décrit bien cette expérience. C'était
faisable de ravitailler un porte-avions à 2500 miles de distance depuis une base aéronavale, mais le procédé a été jugé trop périlleux et un COD plus petit a donc été choisi.
© Wikipédia. Clément Ader en 1891.
"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.
Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.
Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées...
A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".
Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).
Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.
Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?
Marine. Une stratégie payante.
«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc.»
« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».
« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »
« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».
Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.
Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?
"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.
A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.
[...]
D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la
Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.
«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de
lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.
En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".
Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.
Bibliographie et articles :
Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place
du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :
« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront
de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).
Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM)
:
Dissuasion :
Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.
Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS, Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération
seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :
Flotte de surface :
Lutte anti-sous-marine :
Fonction Garde-Côtes :
Bibliographie :
Pour répondre à la question posée dans l'article précédent :
Oui, un appareil dédié au ravitaillement en vol est meilleur qu'un chasseur diverti à cette tâche. Un ravitaileur permet de libérer un avion de combat, ce qui fait autant de bombes, missiles et capteurs à user contre ceux d'en face.
Sinon, très beau plaidoyer pour ce gros nounours de Greyhound.
Néanmoins, il faudra nuancer quelques points.
Concernant le remplacement des appareils de moyen tonnage de l'armée de l'Air.
Si la charge utile d'un C-2 est presque le double de celle du CN-235 (dont 8 exemplaires sont neufs), il n'est pas sûr qu'il soit apte aux missions tactiques.
En ce qui concerne la version de guerre électronique et de patrouille maritime, il faudra aussi veiller à ce que la puissance électrique suive. Une remotorisation, pour plus de génération électrique, et de puissance (charge utile et distance au décollage améliorées) est donc plausible.
Mais point positif concernant la guerre électronique, offrir de nouvelles plate-formes pour l'embarquement de nacelles électroniques, légitimise le développement de telles nacelles. Avoir des Rafale pour l'escorte et le NEDAE (NEutralisation des Défenses Aériennes Ennemies, c'est mieux que S/DEAD), et des Greyhound pour le renseignement ou la diversion, démultiplie les capacités offensives du groupe aérien.
Mais cet effort ne dispense pas d'un effort de guerre électronique stratégique, puisque l'intêret de telles informations est différent.
Concernant la patrouille maritime, en sus de la génération électrique, il faudra aussi faire des choix en matière d'équipement. Ou intégrer le radar maritime sur un appareil avec une telle garde au sol ? Ou intégrer la boule optronique ? Ou intégrer le magnétomètre ?
Néanmoins, les contraintes d'intégration des lances-bouées et chaine de sauvetage pourraient être amoindries par l'installation des tues, sur les flancs de l'appareil. Pour la verison bombardier d'eau, peut-être un largage soute ouverte, avec un cabré au moment de la vidange du réservoir.
Merci, je suis content que ce soit crédible !
Pour le ravitaillement en vol, cela se justifie, et cela pourrait se joindre à la version destinée à la Sécurité civile.
Effectivement, il faudrait pouvoir marrier un appareil destiné à opérer sur terrains sommaires avec un appareil catapultable : j'espère que les deux missions ne sont pas fondamentalement incompatibles... car c'est le plus gros morceau de la commande...
En ce qui concerne la version PATMAR, ne serait-il pas plus simple d'installer des génératrices d'électricité sous les aîles via des nacelles, comme cela est le cas pour quelques nacelles passées ou actuelles ? Effectivement, l'intégration du radar nécessiterait soit une assez bonne garde au sol, soit de considérer une antenne dorsale et qu'elle soit compatible avec les missions de la PATMAR (les E-3 semblent servir à ravir dans ce rôle au large de la Somalie). Pour la boule optronique, je me plaîs à imaginer que l'on peut l'installer dans le nez. Pour le magnétomètre, je ne sais pas où il se situe d'habitude.
Merci pour cet acronyme bien plus français !
Reflexion nocture :
Un ravitailleur "lent" permet d'allonger le rayon d'action des hélicoptères. Au premier chef, les Resco du GAE et potentiellement, avec l'équipement adéquat, les Caïmer, ce qui en ferait de vrais hélicoptères de patrouille maritime.
Cela dépendra de la manière dont on obtiendra le ravitailleur : si c'est le machin décrit dans ce billet, alors on pourrait éventuellement avoir une version PATMAR. Si le machin peut opérer depuis un BPC, alors il pourra allonger les hélicoptères (mais dans ce second cas, je crains que sa charge utile en STOBAR soit ridicule).
Dans le cadre d'un conflit libyen, cela permettrait d'allonger les raids de voilures tournantes, comme pour l'opération qui a raté en Iran il y a une trentaine d'années...
L'inconvéniant du V-22 Osprey est sa complexité et son manque de fiabilité. Il serait plus interressant de dévelloper un nouvel avion avec comme ligne de base le fait qu'il puisse décoller et apponter d'un PA. L'armée de l'air sera probablement interessé, car si l'avion est capable d'apponter avec 7-10t de charge utile, il sera capable d'atterir sur des pistes courtes et non préparée. Sa robustesse pourrait en faire un 4x4 aérien.
De plus, la diversité de ses evrsions pourrait en faire une belle famille (patrouille maritime et guerre électronique, transport et ravitaillement en vol, détection aérienne, surveillance au sol,...). Certaines fonctions peuvent être partagée avec l'armée de l'air. Par exemple, un équivalent de l'Astor anglais sur une telle cellule à raison de 4-6 exemplaires suffirait à couvrir le besoin national et pourrait être basé à terre ou en mer au choix.
En tout cas, ce billet à le mérite de rappeler que le plus pratique peut être moins cher et plus utile. En revanche, cela nous impose de revoir le dimensionnement de nos futurs porte-avions. le CDG possède un pont et un hangar trop petit pour pouvoir accueillir 36 Rafale et 5-6 de ces avions. Il faudrait un PAN de 290x76m avec un hangar de 10 000m².
réflexion à murir donc ...
L'Osprey est une voie coûteuse : l'appareil coûterait entre 70 et 100 millions de dollars à l'unité...
Le Charles de Gaulle, ce serait une capacité de 24 Rafale avec en sus, les deux E-2 et les hélicoptères.
Le problème qui se poserait avec un navire de cette taille (déjà étudié pour le PA 58 de 1957), c'est la taille des cales et des formes de radoub pour son entretien, ainsi que la nécessité de développer, ou plutôt d'acheter des équipements aux Etats-Unis.
Concernant les formes de radoub, le problème se pose déjà pour le PA2 car quelque soit le projet qui aurait pu être retenue, sa largeur supérieur au CDG lui aurait interdit l'accès des bassins de Toulon. Ne reste plus que les bassins de Saint Nazaire ou Brest.
Ensuite, concernant les équipements à acheter aux USA, ce sont les mêmes (catapultes, ascenseurs,...) quelque soit les PA. Quels équipements supplémentaires faudrait-il acheter aux USA?
Les bassins de la rade militaire de Brest sont taillés pour le gabarit maximum des cuirassés de classe Richelieu : 245 mètres de longueur pour la coque, entre perpendiculaires.
Nous échappons au creusement des bassins depuis les années 20 du XXe siècle (!) et cela ne peut plus durer, il faut au moins deux bassins de 300 mètres pour Brest et Toulon. A moins de délocaliser l'entretien des navires de fort tonnage dans les cales civiles des ports de commerce...
Je pensais aux gros équipements de la propulsion par exemple, car le Charles de Gaulle a de tels équipements dérivés de ceux des frégates et des sous-marins... Je me demande même si ce problème de sous-dimensionnement des grosses pièces ne serait pas résolu avec les nouveaux pods.
Les Rafales pourraient être aptes à la SEAD / DEAD moyennant une modification du spectra qui s'est déjà révélé supérieur au F16CJ appareil spécialisé dans la missions "wild weasel". Le couple spectra / A2SM se révélant intelligent en terme d'économie des moyens mais insuffisant pour traiter des menaces de type S-300/400/500.
Pour la mission électronique (accompagnement, escorte) il manque un pod de mission (équivalent à l'ALQ-99 -il me semble- qui équipe les F18 Growler ) capable de brouillage de zone, offensif (voire plus...).
C'est faisable, mais encore une fois, il faut de la rallonge budgétaire et ces système sont ultra gourmands en énergie électrique.
J'aime beaucoup votre vision d'un système de transport / liaison / patrouille commun calqué sur l'expérience du C2. Je suis parfaitement d'accord avec vous sur "le réseau de bases française qui permettent de ravitailler très rapidement un PA". C'est une spécificité française unqiue en Europe. Les Anglais n'ont gardé que la base d'Akrotiri à Chypre et ont fermé le reste. Alors oui, il faut un appareil polyvalent : laison, transport, voire ravitaillement hélicos.
Pour la patrouille maritime, je suis plus nuancé. D'abord il y a la question des drones TLE maritime pour la surveillance. Ensuite, c'est une fonction très particulière, ultra spécialisée avec des profils d'engagement et de combat peut-être trop spécifiques mais... tout est affaire de compromis. On peut sacrifier certaines capacités sur l'hotel de la communalité et du budget. Mais déjà à l'époque : la propulsion et le gabarit de l'Atlantique ont été repris du Transall... Un signe précurseur ?
Bel article en tout cas, il y matière à réflexion c'est certain. Il apparaît qu'en terme de puissance aérienne, tous ces appareils auxiliaires prennent une place de plus en plus importante.
Je vous remercie beaucoup pour ces remarques et compliments, je suis vraiment content d'avoir pu être crédible !
En commençant par la fin, on peut lire sur Mer et Marine que le MCO des Atlantique 2 dépend, entre 2020 et 2030, du soutien pour ses moteurs qui sont les mêmes que ceux des Transall, ce qui corobore vos dires.
A propos de la SURMAR, le besoin est relativement complexe puisqu'il faudrait articuler avec les Atlantique 2, d'une part, et avec de possibles futurs drones MALE et/ou HALE. Dans le cadre de leur programme de PATMAR/SURMAR, les américains conservent une centaine d'avions de PATMAR de longue endurance pour venir discriminer les échos des RQ-4. Mais bon, il se pourrait que le besoin demeure pour appareil ayant une bonne autonomie et jaugeant entre 10 et 20 tonnes, et je suis moi-même assez favoragble à des drones aériens, à la manière américaine. Par contre, je lorgnerais plutôt du côté du Patroller de SAGEM qui vient de recevoir un AIS en plus de sa boule optronique...
A propos du réseau de bases, ce n'est pas le coeur de l'article, mais j'aurais peut être du accentuer la mise en lumière entre les "aéronefs de liaison" (terre-navires/navire-navire/terre aéroport-terre tactique) et les appareils de transport lourd/stratégiques.
Je ne sais pas si un appareil dédié à des missions de guerre électronique sur la base d'une sorte de S-2 ou C/E-2 est imaginable ou utile. J'aurais peut être du rajouter des moyens ROEM. L'idée, c'est d'avoir une plateforme bonne à faire un peu de tout cela pour des missions ponctuelles. Mais je vois mal, finalement, un biturbopropulseur accompagner des Rafale. Heureusement que je fais l'ouverture sur de nouveaux équipements pour le Rafale. Merci de vos remarques sur la guerre électronique, je vais pouvoir creuser un peu un terrain qui m'est inconnu.
Sur les frégates, on trouve pas mal de pièces faites à l'étranger. En France, STX possède une bonne expertise dans ce domaine grâce à la construction des gros paquebots (et des navires de fret, méthaniers,...). Cela n'est donc pas un problème.
Concernant les bassins, nous somme totalement de votre avis. Le problème n'est pas réçent puisque les dimensions de ces bassins ont conditionné les dimensions du CdG. Ce sont donc des bassins pour navires de 350x80m qu'il faut en prévision de l'accroissement constant de la taille des navires. Cela permettrait même d'accueillir un hypothétique PAN Américain.
Ajoutons que pour le CdG, il semblerait que le Président Mitterrand ait voulu qu'il soit construit par l'Arsenal de Brest, mais je ne vois pas en quoi c'était rédhibitoire de la location de la grande forme du port de commerce brestois qui mesure quelque chose comme 400 par 80 mètres.
Mais bon, le besoin de grandes cales est vraiment ancien, et la dernière tentative pour améliorer la situation est la décision de l'Amiral Darlan de construire du côté du Laninon deux grandes cales de 300 mètres pour construire et accueillir les cuirassés de la classe Alsace/Normandie. Mais la guerre a fait que.
Un avion tactique devant pouvoir se poser à peu près, il doit avoir un train costeau et qui étale au maximum la charge. Les longues jambes du train principal d'un C-2 ne l'avantagent pas et surtout, son nombre de roues est faible. Ce qui ne permet pas d'étaler la charge.
Un E-3 ou un E-2, utilisé en version de patrouille maritime, ont l'avantage de voler haut, donc de voir loin, ce qui contre-balance le masque constitué par le fuselage. A contrario, un PATMAR vole bas pour pouvoir identifier sa cible, ce qui réduit d'autant la portée de détection. Reste la solution du radar en nacelle. Mais dans ce cas, il en faut deux, une sous chaque aile.
A l'image des nacelles du Prowler et du Grwoler, oui il est possible de rendre autonomes des nacelles de guerre électronique. Mais ça reste un système "neutre". Faire de telles nacelles des génératrices serait source de trainée et de perte de place pour d'autres capteurs et armements.
Par ailleurs, un C-2 gréé en avion électronique ne peut servir d'escorte. Il n'a pas les performances dynamiques d'un avion et de combat, ni leur autoprotection (ce qui joue ausis en sa défaveur pour en faire un transport tactique). Par contre, pour grapiller du renseignement, assurer le broulliage en dehors des raids, ou faire de la guerre psychologique, il n'y a pas mieux.
A noter que le renseignement se grapille en permanance. Que ce soit en temps de guerre au dessus de l'Afghanistan/Pakistan ou au cours d'un exercice au large des côtes US...
Généralement le magnétomètre est installé au bout d'une perche à la queue de l'appareil, ceci pour l'isoler du champ magnétique de l'appareil. Sur le S-3, elle est télescopique. C'est une installation assez simple. A condition que la structure de queue du dit appareil soit apte à encaisser ce surpoids.
L'inconvénient d'un appareil ADAC, c'est qu'il est complexe qu'un appareil normal. Quitte à embarquer un tel appareil, autant que ce soit un Bronco. Appareil offensif, et par bonheur, doté d'une soute cargo, qui loger un réservoir et faire de lui un ravitailleur.
Pour les cales, la propulsion classique présente l'avantage de pouvoir utiliser n'importe quelle cale suffisament grande, puisqu'il n'y a pas de mesure de sûreté nucléaire.
Merci pour la précision pour le magnétomètre, ce ne serait donc pas la plus grande contrainte.
A propos de la version de PATMAR, est-ce contradictoire ? Un radar dorsal permettrait d'obtenir la portée, et d'autres équipements pourraient servir à la discrimination/identification des contacts (boule optronique, AIS, radar de nez, etc...). En ce qui concerne les appareils devant sortir du programme AVISMAR, ils semblent assez proche de ce qui se fait à l'heure actuelle : des avions de SURMAR. Il ne faudrait pas que l'appareil empiète trop sur le domaine des Atlantique 2, même si le fait qu'ils possèdent quelques capacités de PATMAR pour suppléer les premiers.
Le problème pour la version de transport de la proposition, c'est que l'actuelle série de C-2 ne serait plus produite, et que je n'ai pas encore pu trouver ce qui allait succéder à ces appareils -et a priori, ce ne seront pas les Opsrey.
En outre, je ne sais pas du tout ce qu'il est possible de faire pour le train d'atterrissage d'un appareil devant opérer à partir d'un porte-avions en vue d'une utilisation tactique.
S'il n'est pas possible d'utiliser le COD (Carrier On Board Delivery) pour de la guerre électronique, le faire pour des activités dans le domaine du ROEM et de la guerre psychologique ne sont donc pas à négliger...
l'achat par la marine de deux c2 reste a mon avis impossible car l'us navy possede 36 c2 et ces appareils travaillent en flux extrement tendu pour le ravitaillements des 11 gan par conséquent pas d'appareils disponible a la vente ,toutes les ancienne versions ayant ete ferraillée a David Monthan afb
Vous avez parfaitement, c'est la raison pour laquelle l'US Navy n'a prêté que pour quelques semaines les Greyhound pendant la guerre en Libye. La situation de disponibilité de la fleet de ces appareils était trop tendu pour faire plus long (voir l'article de Mer et Marine à ce sujet que je cite partiellement).
C'est par ailleurs paradoxale que des appareils si utiles soient si peu nombreux, et ne puissent pas être convertis comme ravitailleur, par exemple.
Tout ceci nous amène à la question cruciale : après cette deuxième ou troisième série de C-2, quel sera l'avenir ? Un temps, il était question de développer des versions ASM et de guet aérien de l'Osprey : mais vu le coût unitaire de production, tout semble avoir été abandonné... Donc, quel est l'avenir envisagé par l'US Navy ?
Intégrer un radar en position dorsale, c'est aussi revoir la structure de l'appareil. Ce n'est pas rédhibitoire, le C-295 d'alerte avancée le montre, avec s'il faut ajouter à ça, les renforts structuraux, pour les armes sous les ailes, le magnétomètre, les tubes pour les bouées, le passage pour les tuyaux de ravitaillement, les connexions pour les consoles en soute...ça fait beaucoup...Au final, on pourrait se retrouver avec un appareil certes polyvalant mais lourd et complexe donc cher. Et il ne serait pas au top niveau dans chaque mission.
Exemple : si l'on choisit d'installer un radar maritime en position dorsale, pourquoi ne pas partir directement du Hawkeye ? Il a le radar, la puissance électrique et les consoles. Mais dans ce cas, c'est autant de place en mois pour les cargos, et encore pire, les avions d'armes.
Rendre polyvalent un Greyhound est une piste sérieuse, mais restons simple.
Limitons-nous à des points d'emport pour l'armement, rélativement léger (Hellfire, ANL, une AASM pourquoi pas un HARM), une boule optronique sur le nez (comme le C-295MPA), et des consoles palétissées, avec les connexions qui vont avec.
Utiliser un appareil tactique depuis un porte-avions ne semble pas spoer de problèmes particuliers. Après tout, si on fait exception de la taille, un C-130 s'est bien posé sur un porte-avions. Mais d'un point de vue opérationnel, est-ce bien le rôle d'un porte-avions de porter du matériel vers la terre ? Devra-t-on sacrifier de l'espace dans le hangar pour y loger le matériel pouvant être aérotransporter ?
Pour la version de surveillance maritime risque bien d'être le prix. L'économie d'échelle justifie elle l'emploi d'un tel appareil pour une mission de surveillance ? Un C-295MPA (qui joue dans la cour de l'Atlantique 2) pèse 23 tonnes au maximum, un C-2, 26. Et le C-2 n'aurait pas tout les équipements d'un C-295. C'est un choix assez luxueux.
Vous êtes sûr que le C-295 joue dans la catégorie des ATL-2 ? Je l'aurais plutôt placé dans celle des E-2 et C-2 vu ses dimensions et son poids maximal au décollage.
Je demande à voir ce que serait un appareil qui répondrait à tout ou partie de cette proposition. Cette dernière étant assez flexible dans le principe... Faut-il partir de la base d'un E-2 ? D'un C-2 ? D'un nouvel aéronef ?
Pour l'avion de transport tactique, il s'agissait simplement de joindre un besoin de l'Armée de l'air et d'en dériver un appareil de transport et de ravitaillement. L'idée est de mutualiser l'effort financier. Il n'est pas question d'utiliser un appareil de transport tactique depuis le porte-avions, sauf pour ses besoins.
Vous avez raison de poser toutes ces questions, et je n'ai pas les moyens d'y répondre. Le mieux serait de demander aux industriels de tenter de le faire. Mais il est clair que plus la cible du programme sera large, plus il sera simple de ne pas trop en demander à une seule cellule, voir à un seul appareil.
Oui, en termes de dimensions et de poids, un C-295 équivaut à un C-2, mais en termes d'équipement le C-295 est un appareil de patrouille comme l'Atlantique 2.
Pour la lutte anti-sous-marine, l'avenir est peut être à l'hélicoptère. Aujourd'hui, on a d'un coté des appareils plus endurants, et les Japonais font revivre le porte-avions d'escorte de la SGM ou les porte-avions anti-sous-marins US, grâce à l'Hyuga. S'il est possible de ravitailler un hélicoptère par un autre hélicoptère, alors pourquoi le problème de l'autonmie des voilures tournantes en prend un sacré coup.
De plus, avec l'arrivée d'hybrides augmente aussi la vitesse et la réactivité de l'hélico.
L'effet d'échelle pourrait être plus facilement trouvé avec les Américains. Nous avons des objectifs similaires. Je ne suis pas ingénieur aéronautique, mais concilier les contraintes structurelles d'un appareil tactique et embarqué serait faisable, mais le coût unitaire plus élevé de l'appareil pourrait annuler l'effet d'échelle.
Je ne voudrais pas chipoter, mais si les deux aéronefs ont bien un gabarit similaire, alors on peut faire un appareil de SURMAR d'un équivalent du C-2. Mais attention, le programme AVISMAR vise bel et bien des appareils de surveillance maritime, pas de PATMAR.
En matière de lutte anti-sous-marine, j'observe que l'hélicoptère léger est de moins en moins choisi au profit de l'hélicoptère lourd. Il faut voir que nous tournons le dos aux Lynx en France quand les Suédois chassent avec des Chinook ASM.
Par contre, je dirais plutôt que les Japonais attendent le F-35B pour les 22DDH, plutôt qu'ils vont en faire de grandes unités ASM. Le couple P-3 Orien/frégates porte-hélicoptères me paraît plus indiqué pour chasseur une meute de sous-marins chinois.
Il faudrait voir ce que pourrait en penser des auteurs américains, et il faudrait que je traduise ce billet en anglais à destination de Proceedings... Ce n'est pas demain la veille que je vais pouvoir !
bonsoir !
Le SK105 Skylander constitue un choix judicieux, naturel ( compte tenu de la situation economico-financière du pays, des besoins de nos armées et services étatiques civiles) .
Cela suppose d'effectuer le nécessaire pour que ce vecteur rustique terrestre... devienne rustique à bord du CDG.
Certes... on perd en tonnage.... mais en volume , c'est intéressant ... très intéressant !
En tant que vecteur piloté ... et non piloté ... pour tous les utilisateurs ....Cela permet de constituer un parc conséquent .
Côté équipements , ---> Tout pareil que ci dessus : on gagne sur nombre de tableaux avec l'aspect quantitatif .
Côté missions :
- Communications
- radars surveillance
- Transport principal en maillage dense ( secteur géographique restreint) et régulier , réalisé par drones ( liaisons ) ou Transport final d'opportunités ( vecteur piloté et non piloté , en fonction de la dangerosité et du but de la mission : Délivrance de matériels et consommables ( bouées de sauvetage, missiles air sol, palettes de pépitos au chocolat noir, kérosène avec sa trompe additionnelle, M88, dérive de dauphin resco, trépied de systèmes mistral, Le sapin de Noêl ...) et d'humains ( 3 paires de CAP 10 ... mais que .... 3 paires de CAP20.... mais pas que .... 1 Huitaine de CAP 30)
- Optronotique matos
- délivrance armements ( dans les 2 versions ???? à confirmer !!!! ) : De la MU90, autant que de l'assm 125, et le missile air sol ????
BON .... OK !!!! Inutile de me racompagner , JE S.... --->>>>>>>>
Vous semblez rire mon cher ami, mais je pense très sérieusement à un appareil de ce type pour les BPC... C'est plutôt du gabarit de la défunte famille des S-2. Mais c'est mieux que rien. Vous noterez qu'un drone MALE comme le Reaper c'est 4 tonnes, et qu'une version dronisée du Skylander ne laisserait pas à désirer...
P.S. : je cherche toujours pour les deux commentaires non-publiés. Je pense avoir trouvé les bons ouvrages pour y répondre, mais il faut que je puisse retourner à la bibliothèque. Affaire à suivre.
PS : J'ai oublié :
- 4 palettes de mirabelles de LORRAINE ...... NON ???
Bon , ok !!! --->>>>Je S...------->>>>>
Restez, il ne devrait pas y avoir beaucoup de déçus pour une telle proposition... !
Mais faire d'un C-2, un appareil de surveillance maritime est-il rentable ? Un biturboprop avec son poids et son coût moins élevé peuvent suffire. Le SK-105 pourrait faire l'affaire.
Pour les hélicoptères, si le poids permet plus d'allonge, il augmente aussi le prix. Un appareil plus léger basé sur un Lynx où un EC-145, mais des moteurs plus puissants (et la transmission qui avec), et des pilones pour les capteurs/armement/bidons pourrait concurencer par le bas les Caïmer et autres Merlin.
Avec l'avantage du prix et de la taille de l'appareil. Avoir 2 hélicos par frégate, même légère, c'est autant de possibilités tactiques en plus.
Pour le SK-105, il faudrait savoir s'il peut décoller et atterir depuis une plate-forme navale. Et ensuite, si cela est possible, avec quelle charge. Autant sur un BPC, ce ne serait que du bonus (en attendant un éventuel hélico lourd) mais sur un porte-avions, autant profiter des catapultes et brins d'arrêt pour utiliser un vrai cargo.
Par contre, un SK-105 (qui intéresse les forces spéciales) utilisé au sein de l'armée de l'air, de la marine pour la surveillance maritime, et possiblement par la sécurité civile, ce n'est que du bonus.
L'idée est de réunir plusieurs besoins autour d'une même cellule afin d'avoir un appareil en nombre avec un bon gabarit.
Le C-2, c'est 25 tonnes (environ) au décollage contre moins de 10 pour le SK-105 du constructeur de Reims. En terme d'autonomie et d'équipements emportés, ce n'est pas le même monde. Surtout que s'il s'agit d'opérer à partir d'un porte-avions CATOBAR, et à encombrement "comparable", il vaut mieux ne pas se priver... S'il n'est pas possible d'avoir une unique cellule polyvalente, il est tout de même question d'oser espérer un appareil de SURMAR pouvant effectuer des tâches annexes et être armé de quelques munitions sur pylones externes, et d'un appareil de transport pouvant également servir de ravitailleur aérien.
Un C-2 de SURMAR serait-il une opération rentable ? Je me plais à croire que oui puisque sa polyvalence permettrait de faire plein d'autres choses que de la SURMAR. Il s'agit d'élargir un besoin spécifique (la SURMAR pour l'AEM) afin de disposer de compétences résiduelles (PATMAR, ROEM) au service de grandes plateformes spécialisées (Atlantique 2, etc...). Ce genre d'appareils peut venir compléter un groupe aérien embarqué et renforcer les capacités de celui-ci.
Le problème du SK-105, c'est qu'aux dires du site de son constructeur, il décolle sur 600 mètres à plein et il atterrit sur 255 mètres. Pour opérer un appareil à voilure fixe depuis un BPC, il faudrait certainement descendre plus bas en tonnage et avec une formule aérodynamique fort différente (ou bien rescuciter les recherches menées sur le Breguet 941S).
A ce compte là, la formule des Eurocopter X-3, Sikorsly X-2 et AH-56 Cheyenne, les gyrodines en somme, est plus intéressante pour disposer d'un appareil de transport et d'attaque depuis les ponts des BPC. Il serait plus simple d'attendre des Reaper pouvant apponter !
Le C-2 est un exemple, mais ce ne serait pas forcément le matériel final puisque cela dépend, notamment, de sa succession dans l'US Navy.
Avoir deux hélicoptuères peut être intéressant, mais il semblerait que l'état-major de la Marine ait fait le choix d'hélicoptères de lutte ASM et aux capacités SURMAR intéressantes. Ce sont des choses difficilements intégrables sur un hélicoptère léger. Peut être qu'ils ont estimé qu'il valait mieux un hélicoptère "lourd" pour pister longtemps l'adversaire avec plus d'équipements.
Le problème avec un avion de transport, c'est que sa polyvalence est sa cellule. Un C-17 peut faire du transport stratégique et du tactique, mais à un prix élevé. Même chose pour l'A400M.
Les consoles pour la surveillance maritime des HC-130 et des HC-144 des Coast Guards sont comptabibles à 90%. On peut donc imaginer avoir 2 cellules de base, avec chacune sa spécifité, mais avec la possibilité de devenir polyvalentes puisque les sytèmes necessaires sont eux identiques.
Doter un appareil de systèmes hypersustentateurs, c'est aussi le complexifier et donc augmenter le coût, ce qui à l'encontre de la philosphie d'un appareil rustique comme le SK-105.
Il y a aussi le fait qu'un Caïmer sert de base à la version logistique. Donc une logique de cellule commune. Mais développer une capacité même basique de lutte ASM sur un hélico armant les frégates de surveillance et les La Fayette, serait utile.
Vous évoquez un hélicoptère léger dans votre dernier paragaphe ? Si oui, alors il va falloir composer avec le programme HC4 (j'ai peut être perdu le fil des échanges, cela m'arrive !).
Bonsoir !
Le SK 105 suscite l'intérêt de plusieurs personnes : Tant mieux .
Car , nous ne sommes pas les seuls . Une fenêtre d'opportunités significatives s'ouvrent devant nous , par le biais de ce vecteur : Les louper serait dommageable , car d'autres politiciens et industriels d'autres pays ( Russie, Chine, Brésil) , ne nous attendent pas.
Ce Vecteur doit être le fil conducteur d'une équipe politico-militaro-DGA-industrielle: Proposer un vecteur , modulaire, à la carte, en versions pilotées et non pilotées, pour entre autres, des missions de renseignements, communications, observations et TRANSPORT- Ravitaillement : Cela n'existe PAS , à ce jour , pour une voilure Fixe ! Un monde restreint doit embarquer dans l'équipe de supervision , en + de celle déjà en place .
Pour ce qui me concerne, SAFRAN ( SAGEM) et l'ONERA sont des acteurs irremplacables dans ce projet.
Les ailes + dérive doivent être modifiées : hypers sustentateurs ---> oui !!
Quel volume dans le projet de la version terrestre actuel : 28 m2.
Côté CU : 3 t en version fret
En version sanitaire : 4 places et 6 civières . A votre bon coeur pour comparer avec les plus gros hélicos ...
Une porte latérale aux dimensions généreuses .... Une porte arrière, dans l'axe du fuselage .... Quel est la hauteur du plancher du SK105/ au sol ??? Quel est la longueur de cette porte d'accès ???
Pour ce qui me concerne, on tient notre vecteur multimissions , modulaire à souhait.
PS: Bien que n'étant pas en rapprot avec le sujet du billet , je souhaiterai ajouter des versions supplémentaires du SK 105, à même d'intéresser du monde :
- SK105 planneur, piloté et non piloté ... Un C130 J devrait pouvoir le tracter ....
- SK105 motoplanneur , piloté et non piloté .
Avec ces versions complémentaires, vous pouvez créer et dépoussiérez certaines missions réalisées par le passé, par leurs prédécesseurs . Un exemple : Le HORKA !
Bonne soirée !
Profiter du programme HC4 pour doper la puissance héliportée d'une frégate c'est exactement ça.
Un surcoit de puissance renchérit le prix de l'engin certes, mais apporte des gains opérationnels apréciables. Plus de charge utile, plus de performances par temps chaud ou en altitude, plus de puissance électrique...
Ca veut dire plus d'armement, plus de charge sous élingue, plus d'équipement, plus d'hommes...
S'il est possible d'embarquer dans un container un sonar trempé et un radar de recherche maritime et leur électronique (ça simplique la console), l'on peut doter les navires les plus petits d'u minimum de capacité de lutte ASM.
Le SK105 est déjà un appareil ADAC, mais le faire décoller et atterir sur un BPC, c'est le complexifier. Le Bronco peut décoller depuis de tels navires. Mais au maximum, il pèse une 1.5 tonne de plus et peut être ne décollait-il pas dans cette configuration.
Le planeur est un concept qui n'a pas survécu à la seconde guerre mondiale. C'est un engin fragile à usage unique et à la charge utile limitée. Et son intêret est limité. Les avions peuvent se poser là ou se posent un planeur.
Je me disais, presque sérieusement : avec des frégates qui embarqueront des hélidrones, des HC4 et des Caïman, ils vont s'amuser pour la logistique... !
Le hic, c'est que l'on se dirige plutôt pour des drones pour les navires les plus petits, et des hélicoptères lourds pour les autres. Entre deux, il n'y aura plus rien d'ici le programme BATSIMAR.
Par contre, comme hélicoptère d'attaque AN et AVT, il y a de quoi discuter des choses rigolotes...
Tenter de faire atterrir le Skylander sur BPC, c'est lui développer une toute nouvelle voilure, et ce serait un projet en concurrence frontale avec le développement du programme HTH (Heavy Transport Helicopter). En outre, si c'est possible de se lancer dans une telle aventure, alors l'aéronef proposé dans ce billet pourrait subir le même sort : on garde le caisson et on développe une nouvelle voilure. Quitte à faire cela, autant poser la question du plus grand !
Par contre, un SK-105 dronisé et avec une charge maximale au décollage moindre, est-ce que cela pourrait opérer depuis un BPC ?
Pour le Bronco, je cherche, je regarde, mais je ne comprends pas encore comment il faisait car il n'est pas tout léger par rapport au Skylander.
Mais ce n'est plus seulement la Marine qui devra gérer 3 flottes d'hélicos, mais les 3 armées. Ca permet justement de dégarer des marges pour avoir des hélicoptères plus légers, plus nombreux et surtout adpatés à la mission. Pas sûr que l'on puisse avoir un Caïman sur chaque frégate avec une flotte de 27 appareils.
Autant un drone, c'est très bien pour la reconnaissance, l'éclairage ou la désignation de cible, mais quand qu'il s'agira de stopper un go fast, de faire de la recherche et sauvetage ou l'inflitration/extration de personnels, le drone ne sert à rien.
Et si l'on conçoit une nouvelle aile, autant concevoir une nouvelle cellule et en faire un appareil tactique embarcable.
Si l'on doit réduire la charge utile et supprimer le cockpit, autant concevoir un nouvel avion, qui sera d'autant plus petit, que léger, et donc performant au décollage et atterrisage. En plus, un drone exige aussi des équipements de guidage sur le navire, ce qui en plus de la conception du nouvel appareil renchérit le coût du programme.
Probablement qu'ils ne le faisaient pas décoller à pleine charge. Tout comme, on le ferait avec le SK-105.
Cela dépend de la cible : si c'est pour équiper les 9 FREMM et les Horizon, alors, oui, c'est un objectif tenable...
Mais il faudra bien de nouveaux hélicoptères légers, et vous faites bien de poser la question de leur utilité...
Pourtant, les américains lancent les K-MAX et A-160 qui sont des drones logistiques. Certains industriels ambitionneraient d'installer un canon ou une mitrailleuse sur des hélidrones... Mais en attendant, le couple hélicoptère léger/tireur d'étite est une recette qui fonctionne à merveille...
Pour un SK-105 dronisé, ils s'agit de reprendre la recette de certains industriels qui proposent des modèles pilotés par humain, in vivo, qui peuvent être convertis en drone. Cette modularité peut être partique si tout les modèles de série peuvent être convertis ainsi (et déconvertis). Il serait peut être plus simple de garder l'appareil tel quel et de pouvoir lui implanter tout les équipements nécessaires pour en faire un drone MALE. Il s'agira toujours d'un appareil de 8 tonnes avec une très grande autonomie.
Cela permettrait d'avoir et une flotte de transport et quelques appareils à convertir en drone au besoin.
A plus long terme, il y a aussi la question du futur des Floréal et des La Fayette. En plus, un hélicoptère de 4 tonnes doté d'au moins un missile anti-navire léger, et potentiellement d'une capacité ASM, ferait d'un BPC un véritable navire de combat naval. Un genre d'Hyuga, certes sans SeaHawk mais avec 50% d'appareils en plus.
Pour rester dans l'exemple de la lutte narco-traffic, un hélicoptère embarqué garde l'avantage de sa taille qui lui donne plus de possibilité. Si l'on veut déposer une équipe de visite sur un navire, le peut-on avec un hélidrone ?
Le couple drone/hélico offre l'avantage de l'endurance du premier et la souplesse du second. Il serait dommage que la Marine se prive d'une capacité aussi polyvalente qu'un Dauphin pour s'orienter vers un engin télécommandé.
Ce que je me demande, c'est si une cellule aussi lourde qu'un SK-105 peut être rentable en drone MALE. En plus, il faut toujours payer la liaison satellite.
Autant avoir une flotte homogène de drones, et garder la possibilité d'intégrer les équipements de renseignement sur les plate-formes pilotées. C'est ce que fait le COS avec les C-160 du Poitou (boule optronique à travers la porte latérale). On peut imaginer des scénarios ou un appareil à l'infiltration d'un commando (capacité cargo) puis appuie de son renseignement ce même commando.
Je crains que les Floréal ne soient remplacées par les navires issus du programme BATSIMAR et que les LaFayette soient remplacées par ceux issus du programme NCF (Navire de Combat du Futur).
C'est ce que laisse entrevoir Benoist Bihan et monsieur Mercier dans un article de ce dernier (à propos du X-3 il me semble) où le premier lui déclare que des hélicoptères aussi rapides et avec une telle allonge donne de nouvelles possibilités aux porte-aéronefs.
Vous faites magnifiquement bien remarquer que la capacité d'emport en aéronefs serait automatiquement accrue...
Je ne crois pas à ce que la Marine se prive du couple hélicoptère/frégate, mais la mise à disposition de tout les patrouilleurs hauturiers de Camcopter S-100 serait une avancée considérable puisqu'ils n'ont pas tous de voilures tournantes. Cela compléterait à merveille le couple hélicoptère/frégate, du moins, quand il y a des hélicoptères. Il n'en demeure pas moins qu'il y a aussi de nouvelles capacités qui peuvent être apportées par les drones (logistique, d'appui feu) et qui peuvent compléter ce que font déjà les systèmes existants.
Ce ne serait certainement pas aussi "bien" qu'une cellule de drone comme celle du Reaper. Néanmoins, quand, justement, on ne dispose pas de cellule spécialisée, alors on peut profiter de cette solution expérimentée par de nombreux industriels. Cela peut permettre au passage de lancer un programme d'avion de transport, et de l'autre de profiter de systèmes et d'équipements pour drones qui seront développés de toute manière pour un système durable de drones MALE pour 2020.
Dans ce cadre là, si l'on dispose d'une flotte de SK-105 pour le transport, la SURMAR et comme drones MALE, alors on a un outil souple et déconcentré à travers tout l'archipel France. Mais c'est un autre calcul industriel.
Etant donné le fait que les BATSIMAR sont sensés durer un minimum à la mer, et dans des régions avec un réseau de bases assez éloignées, peut être que le hangar à hélicoptère et drone (ce qui impliquerait un drone assez petit) sera une exigence de la fiche programme.
Le hangar ne fait pas flamber le prix et offre des possibilités sans commune mesure avec son prix.
Sur le plan de la logistique, il faut remarquer qu'une hélico ne devient vraiment utile en matière logistique qu'à partir d'une certaine. Le K-Max est lui même à l'origine un engin piloté. Et c'est donc un hélicoptère relativement gros. Autant franchir le pas et choisir une véritable hélicoptère naval. Ce sera d'autant plus polyvalent qu'un drone. A condition bien sûr que le hangar soit disponible sur le navire. D'ailleurs, je me demande si dans le cas d'un transfert entre navires, il ne faudrait pas un homme prêt à reprendre les commandes en cas d'erreur de la machine.
A propos de logistique, nous autres français, devons rapatrier 1500 conteneurs. Ou sont les CH-54 ? Cette brouette rustique et diablement utile ?
A vrai dire si l'on doit développer une version de surveillance maritime, proposée par Geci Aviation, autant l'utiliser à terre sans la droniser. Ca évite de devoir intégrer la liaison et une station sol.
La dronisation d'appareils existants n'a pour l'instant, du mois à ma connaissance, concernée que de petits appareils. DA-42 et Stemme dans le cas du Patroller. Et si l'on va chercher chez les grands drones, le Global Hawk, dans version de reconnaissance, le Block 30, est plus cher à utiliser que l'U-2 qu'il est sensé remplacer.
Il semblerait (de mémoire) que le hangar fasse partie de la fiche programme. Il est connu que je regrette profondément que les programmes BATSIMAR, BSAH et BMM ne soient pas fondu en un seul programme sur la base de l'UT527 avec hangar aéronautique et le radier (déjà existant) !
Je vois difficilement l'intérêt d'un drone logistique comme le K-MAX à bord d'un navire. Vous le dites bien, on lui confierait difficilement des chares dans un environnement aussi hostile, et ce serait luxueux d'avoir un drone spécialisé alors que la place manque singuièrement à bord.
Par contre, acquérir le drone A-160 pour développer un drone MALE pour frégate : on cause d'un truc avec un fort potentiel... Ce drone a une autonomie très intéressante...
Avec la fin de la Guerre froide (et donc la focalisation des besoins pour la 1er Armée) et les retards accumulés à cause des dividendes de la paix, le programme d'un hélicoptère lourd traîne en longueur : le Heavy Transport Helicopter.
Pour le RQ-4 Global Hawk, l'affaire n'est pas clair car il semblerait que ce soit une partie de la production, un "block" qui soit concerné par cette dérive financière. Les autres donneraient satisfaction. La dronisation du SK-105 permettrait de multiplier les drones MALE dans toutes les bases, à la condition que l'exercice soit faisable, et que le RETEX industriel soit intégré dans la filière drone en constitution, ainsi que cela soit financièrement avantageux. Un SK-105 qui tournerait longtemps pour surveiller pourrait permettre d'éclairer à moindre frais.
C'est simplement une idée pour tirer le potentiel d'un appareil vers le haut, et adopter une autre stratégie des moyens. Si c'est faisable, c'est bénéfique puisque nous aurions un drone MALE à notre disposition avec un bon gabarit...
Certes l'A160 offre une autonomie exceptionnelle, mais il a aussi la taille, du moins la longueur d'un Dauphin. Au final, la taille des installations aéronautiques des petits navires serait la même que celles d'un navire plus lourd.
Au niveau national, une flotte mixte est envisageable, et souhaite, mais à moins d'avoir un très grand hangar, il faudra soit l'autonomie, soit la souplesse.
Wikipédia donne les dimensions des conteneurs standardisés dont les dimensions ont dictées celles du CH-54. Et mis à part, la hauteur, un CH-54 pourrait embarquer un conteneur standard de 20 pieds. En Afghanistan, ce serait pratique une telle grue volante. Il est étonnant, que même en le remplaçant par le Chinook, l'US Army n'ait pas gardé un outil aussi rustique et versatile.
Oui, seul le Block 30, version reconnaissance est annulée.
Quitte à acquérir un drone à bas coûts, autant choisir le Patroller. Dans le cadre d'une surveillance maritime, ça permettrait d'avoir une très longue endurance pour le radar et l'AIS, et la souplesse et la vitesse de l'avion pour l'identification.
Je pensais à l'embarquement d'A-160 sur des BATSIMAR, des FREMM et BPC : il y a de quoi s'offrir un sacré éclairage... Tout dépend de ce que l'on nomme "petit navire" : a priori, si l'on construit les BATSIMAR, BMM et BSAH aux normes civiles -et cela semble être le cas- alors nous sommes partis pour des unités de 1000 à 3000 tonnes selon le programme !
A se demander pourquoi ils n'ont pas dérivé une version logistique du Chinook.
Un tryptique basé sur l'AVISMAR, un drone MALE comme le Patroller et un hélidrone comme le Camcopter serait l'idéal pour faire de la surveillance maritime...
Autant sur un navire de précense, avoir un drone à la place d'un hélicoptère piloté peut passer, mais remplacer le Caïmer d'une Aquitaine par un hélidrone, c'est un baisser la garde face aux vaisseaux noirs.
A se demander si un petit drone à ailes fixes et récupérer dans un filet ne pourrait pas utilement compléter un hélico.
Le Chinook reprend en partie la mission logistique, via sa soute (qui lui permet de faire de lui un hélicoptère d'assaut) et son transport sous élingue.
Chinook qui profita d'ailleurs du développement du XCH-62.
http://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_Vertol_XCH-62
Pour une nation qui limite les nouvelles cellules pour leur préférer la modernisation, il y a une contradiction.
Ce serait reproduire le système BAMS, mais en plus petit, certes moins performant, mais aussi moins cher et qui en plus utilise des systèmes existants.
Sur les grandes unités, je n'imagine que du complément car l'hélicoptère est indispensable, et sur les navires BATSIMAR, je ne crois pas que l'hélicoptère "soit de série"..
C'est toute la question d'opérer un drone MALE à voilure fixe à bord d'un escorteur : il y a les filets, il y a les hydravions...
Nous irions en plus vers une amélioration de nos capacités en matière d'AEM, là où les américains, avec le BAMS, doivent réinventer un modèle de PATMAR et de SURMAR... Peut être ne faut-il pas oublier que le réseau SOSUS, entre autre fait, peut être, parti du BAMS. Ce n'est pas tout à fait la même dimension, et c'est tout l'intérêt d'utiliser des outils nécessaires pour l'AEM à destination des groupes aéronaval et amphibie (par exemple) et vice et versa.
C'est donc tout l'intérêt de profiter du programme HC4 pour offrir un sucesseur, nombre pour nombre, au Phanter.
L'hydravion est dépendant du calme de la mer. En plus, il faudrait concevoir une boule optronique rétractable pour la protéger lors de l'ammerissage.
Par contre avec le ScanEagle (http://en.wikipedia.org/wiki/ScanEagle), on a un système léger, plus simple qu'un hélicoptère et tout aussi endurant.
L'hélicoptère utilise les installations aéronautiques de la plate-forme, mais l'avion est plus simple, plus petit, mais utilise catapulte et filet.
Si l'on peut utiliser SK-105 et Patroller depuis un porte-avions. Pas sûr qu'ils aient les performances de distance de décollage et d'atterissage court suffisant pour être utilisé depuis une plate-forme navale avec une charge utile et de carburant valable.
Cher Marquis,
Quelques éléments d'information et de réflexion pour éclairer et alimenter le débat :
1/ PAN et BPC : les ascenseurs
2/ Avions et drones : dimensions et performances
Le Scan Eagle détient un record de temps de vol de 22 heures.
Bien sûr, c'est un record dans des conditions optimales.
L'avantage par rapport a un A160, c'est sa taille. Au lieu d'en avoir un, on en a plusieurs d'ou une autonomie acumulée ou moins équivalente. Et ça prend moins de place.
A condition, que la récupération ne grève pas la facilité d'utilisation.
Si un Patroller peut décoller depuis un BPC à charge maximale, donc tout le carburant qui fait de lui un appareil utile.
Je me permets de douter de l'intérêt du Scan Eagle : il ne doit pas emporter beaucoup d'équipements utiles.
Le Patroller fait un peu plus d'une tonne à masse maximale au décollage : cela doit bien être possible...
Mon précédent mail étant écourté, je tente un nouvel envoi:
Cher Marquis,
Quelques éléments d'information et de réflexion pour éclairer et alimenter le débat :
1/ PAN et BPC : les ascenseurs
2/ Avions et drones : dimensions et performances
S'il peut décoller à pleine charge depuis un BPC.
Si oui, c'est tout bénef, si non l'intêret est moindre.
Et il lui faudra un système de guidage à l'appontage.
Pour le système de guidage, la DGA et la DCNS travaillent avec les américains via, notamment, l'AH-6U Little bird. Il faudrait voir si les Etats-Unis pouvaient être disposés à permettre des coopérations sur l'appontage de drones à voilure fixe.