Partager l'article ! Rafale M techniquement opérable en STOBAR : message pour Londres ? Suez inversé ?: © Alvis 3.1. Il y a toujours des passionnés qui ...
Le Fauteuil de Colbert
Il y a toujours des passionnés qui ne passent pas à côté de quelques détails concernant les programmes d'armements, surtout quand une information peut influencer
considérablement la façon d'apprécier une situation et ses perspectives. Ainsi, le Portail des passionnés
de l'Aviation relataient le 19 juin 2012 les tribulations du Rafale M STOBAR : "La maison Dassault a par ailleurs étudié l’emploi du Rafale à partir de
navires dotés de tremplins, avec des performances d’emport forcément diminuées par rapport à l’utilisation d’une catapulte, et dépendant aussi du vent relatif créé par la vitesse de déplacement
du navire ainsi que de la longueur du pont utilisé pour le décollage. Bien évidemment, les performances en questions restent du domaine du confidentiel. Il me semble même qu’à la fin des années
1980, celui qui devait être nommé le porte avion Richelieu (et qui deviendra Charles de Gaule) avait été étudié avec la possibilité de lui adjoindre un tremplin en lieu et place des
catapultes".
Il me semble également avoir lu cette information quelque part que le PA 75 ait été étudié avec un tremplin : ce serait dans la logique des choses puisque les deux PA 75 prennent la place des
deux PH75 qui ne seront pas commandés (alors que les quatre navires sont contenus dans le Plan Bleu de 1973). Les deux PH75 sont les BPC actuels (la propulsion nucléaire en moins).
En outre, c'est un beau rappel, indirectement, du fait qu'un porte-avions CATOBAR peut se passer de la force du vent pour catapulter ses appareils si les catapultes sont suffisamment longues et puissantes. Passé 25 noeuds, les noeuds supplémentaires se paient très cher (deux milliards de francs de plus pour un PA58 "Verdun" pour qu'il file 32 ou 33 noeuds pour un projet à 45 milliards de francs).
Mer et Marine nous apprenait hier (25 juin 2012) une nouvelle surprenante qui en était une sans l'être : il serait techniquement
possible le Rafale M puisse opérer à partir de porte-aéronefs STOBAR (sans catapultes, mais avec brins d'arrêt). C'est Dassault qui a réalisé cette étude technique, et manifestement, il serait
voulu que cela se sache, ce qui tranche avec la discrétion des études précédentes.
Premièrement, cet excellent site nous fait savoir que Dassault Aviation a mené une étude technique pour déterminer si le Rafale pouvait être opéré sur des navires à pont plat selon la méthode du
STOBAR : c'est-à-dire que l'appareil, s'il est toujours arrêter à l'appontage par des brins d'arrêts (le long d'une piste oblique, le détail architectural a son importance), doit décoller à la
seule force de ses réacteurs et à l'aide d'un tremplin (les fameux "sky jump"). Peu importe que cette méthode impose une masse maximale au décollage significativement moindre (mais qui
serait plus importante que celle d'un ADAV comme le Harrier ?) car l'important est que Dassault dise que cela soit faisable. Cette mise en oeuvre ne nécessiterait pas de modifications de
la structure car l'appareil est conçu pour opérer à partir de porte-avions CATOBAR : les efforts demandés à la cellule sont tout aussi violent à l'appontage, et ils le sont encore plus au
catapultage.
Cette possibilité d'opérer les Rafale selon la méthode STOBAR semblait plausible, sur le papier, et sans être ingénieur, car l'appareil est doté d'un rapport poids/poussée supérieur à un et que,
moyennant une masse maximale au décollage moindre, il pouvait, peut être, le faire.
De manière voulue ou non, si une marine était prête à adopter cette solution (hypothèse d'études), alors serait-ce le moment de relancer la question du nouveau M-88 avec une poussée accrue ?
Deuxièmement, c'est la surprise : pourquoi donc une telle étude a été réaslisée par Dassault Aviation ?
Mer et Marine propose d'aborder la question sous l'angle des marchés à l'exportation où le Rafale est proposé et où il existe des navires à pont plat pouvant mettre en oeuvre le Rafale selon la
méthode du STOBAR (avec piste oblique et brins d'arrêts existants ou pouvant être installés). La Russie et la Chine sont écartés pour d'évidentes raisons. L'Inde est présentée comme le marché
idéal pour les raisons présentées par Mer et Marine. Le Cavour italien pourrait être doté d'une piste oblique et de brins d'arrêts, mais comme le dit Mer et Marine, cela serait très
certainement une refonte onéreuse, à l'heure actuelle et au regard de la politique italienne : même si l'on peut questionner la place du Cavour comme
porte-aéronefs dans la Marine militare. La question mérite tout de même quelques études puisque le F-35B n'est pas encore livré à l'Italie et le programme industriel n'est pas encore sécurisé
: mettre le Rafale dans la balance pourrait, au moins, semer le trouble. L'Espagne aurait pu être concernée, mais son Juan Carlos Ier semble
plus proche des BPC français que du porte-aéronefs italien, ce qui peut être rédhibitoire.
Pour en revenir à la question orpheline, est-ce que cette étude technique répond seulement au potentiel des commandes indiennes ? Il est bon d'en douter pour plusieurs raisons :
En fait, il y aurait matière à supputer qu'il y ait une manoeuvre de Paris en direction de Londres : si la ou les refontes CATOBAR des Queen Elyzabeth et Prince of Wales (ou Illustrious) sont trop onéreuses pour qu'il faille revenir à la configuration STOBAR initiale de ces navires, alors est-ce qu'une refonte "CATOBAR partielle" serait imaginable afin de permettre l'embarquement à bord des deux ponts plats anglais du Rafale M STOBAR ?
Le coût de la refonte ne serait pas indolore puisqu'il faudra installer une piste oblique et des brins d'arrêts (qui sont prévus dès les plans !). Mais le coût de cette refonte partielle sera terriblement moins élevé que les 1 à 2 milliards de livres nécessaires, aux dires du ministre de la défense aglais, pour refondre un ou deux Queen Elyzabeth en porte-avions CATOBAR puisqu'il ne s'agirait plus d'installer des EMALS ou EMCAT ou encore des catapultes à vapeur.
Ce Rafale STOBAR peut-il servir, aussi, à tester la volonté du gouvernement de David Cameron à mainenir la coopération aéronavale gravée dans le marbre par les traités du 2 novembre ? Londres est
revenu à des navires STOBAR, où les Rafale M ne peuvent être catapultés. Fin 2010, avant le traités, il était question qu'un seul navire anglais soit mis en service, après refonte CATOBAR, avec
des F-35C (catapultables). Les deux Royales auraient alors coopéré afin que quand le navire de l'une était indisponible alors le porte-avions de l'autre serve à permettre à la marine démunie de
regénérer le potentiel de ses personnels, entre autre. Les déboires du F-35C, la sortie de probation du F-35B et les devis de la ou des refontes CATOBAR des deux porte-aéronefs anglais ont mis à
terme à cette coopération.
Mais si, finalement, le Rafale pouvait tout de même décoller et apponter sur les navires anglais, contre quelques modifications, est-ce que Londres ferait un effort pour maintenir la coopération
? Faudrait-il mettre en balance les travaux nécessaires pour permettre l'accueil des F-35B à bord du Charles de Gaulle ? L'intérêt serait limité pour Londres que ses hypothétiques F-35B puissent
opérer à bord du porte-avions français, bien que cela démultiplierait les possibilités d'intervention en commun (c'est une autre histoire). Par contre, et c'est là tout l'essentiel de l'hypothèse
de ce billet :
Si jamais Londres se lançait dans cette aventure, alors il y aurait un retour de boomerang à craindre pour une Marine nationale qui va traverser un grain budgétaire :
C'est-à-dire que la Marine nationale reviendrait dans la situation de la Crise de Suez où elle dépendait des porte-avions de Londres pour projeter la puissance aéronavale. Sauf que, à l'époque, la France avait engagé deux porte-avions : l'Arromanches et La Fayette (contre trois navires pour les anglais). A l'époque, à défaut de porte-avions "modernes", il y a une permanence aéronavale. Mais les aéronefs qui équipaient ces navires étaient obsolètes ! La défense aérienne de l'escadre franco-anglaise était assurée par les Sea Venom de la Royal Navy, seuls capables de lutter efficacement contre toute menace égyptienne. Le Rafale STOBAR de 2012 laisse planer une situation où l'Aviation navale aurait ses chasseur-bomarbiers modernes, mais elle n'aurait plus ses navires de prédilection : ce serait "Suez inversé" !
Il y aurait tout simplement le risque que lors d'une opération future franco-anglaise il faille apprendre cette fois-ci que la permanence aéronavale pendant une opération est indispensable pour
peser dans une coalition, voir de palier à certaines "défaillances" et que l'on peut difficilement le faire quand la puissance aérienne que lon projette au plus près du théâtre décolle de
porte-aéronefs étrangers qui ne répondent, forcément, qu'aux ordres d'un allié.
C'est tout le sel de se donner les moyens de peser dans une coalition : Suez nous a appris qu'il fallait pouvoir projeter seul sa puissance aérienne par-delà les mers, sans dépendre d'un allié
pour s'assurer la maîtrise aérienne.
© Wikipédia. Clément Ader en 1891.
"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.
Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.
Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées...
A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".
Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).
Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.
Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?
Marine. Une stratégie payante.
«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc.»
« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».
« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »
« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».
Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.
Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?
"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.
A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.
[...]
D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la
Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.
«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de
lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.
En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".
Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.
Bibliographie et articles :
Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place
du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :
« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront
de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).
Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM)
:
Dissuasion :
Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.
Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS, Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération
seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :
Flotte de surface :
Lutte anti-sous-marine :
Fonction Garde-Côtes :
Bibliographie :
Une petite analyse de ce genre a déjà été publié dans cet article http://portail-aviation.blogspot.fr/2012/06/royaume-unis-et-f35b-un-choix.html
Datant d'une semaine avant l'article du très connu mer et marine, j'apportais déjà l'information comme quoi le rafale marine pouvait être opéré grâce à un tremplin. Par contre je n'en faisait pas une information principale car c'est déjà un fait connu, bien que peu médiatisé.
Je n'ai pas l'intention de casser le travail de mer et marine, ou même le votre, mais simplement à ce que mon site suscite un peu d'interêt de votre part, vous qui avez une audience très certainement beaucoup plus élevée que la mienne.
Je n'avait pas lu qu'il y avait déja un article dédié. Je signale une lette manquante au ministre de la défense ''aglais''.
Si c'est celui de Mer et Marine, il est tout juste sorti lundi. Si c'est mon machin, il est sorti cette nuit, bien après ton commentaire.
Cette utilisation du rafale est plausible est avait déj) été plus ou moins proposé il y a quelques années à l'Inde. Mais en plus de l'Inde et de l'Angleterre, le Brésil pourrait être interessé par cette utilisation du Rafale dans le cadre du remplacement du Sao Polo par un nouveau porte-avion (voir 2-3) qui pourrait être STOBAR.
Cependant, la motorisation devrait être gonflée pour permettre un emport interessant. Avec 15t de poussée max, l'emport serait probablement limité 4t de charge militaire, alors qu'avec 18t de poussée, cette charge pourrait être doublée.
Affaire à suivre donc, mais espérons que cela ne soit pas un prétexte pour que les successeur (voir les successeurs) sur CdG soit STOBAR.
Je n'avais pas souvenir de cette proposition d'un Rafale M STOBAR à l'Inde : merci de la proposition. C'est pourquoi je ne la cite pas et que l'information me semble nouvelle, c'est la première fois que je lisais que selon Dassault c'est possible.
J'avaisi déjà entendu parler d'un décollage STOBAR d'un Rafale M pour essais et sans tremplin, mais c'était vraiment pour le "fun".
Si jamais le nouveau M-88 ressortait, alors ce serait tout bénéfice comme vous dites pour un Rafale M STOBAR, voir pour nos Rafale M tout court...
Je commencerais par la fin : le nEURON M n'est pas prévu dans l'actuel programme, et rien n'a été dit pour le démonstrateur suivant prévu par les traités du 2 novembre. Nous continuons à prendre du retard dès la signature de traités -et ça, c'est vraiment de l'efficacité.
Il est certain, il me semble, qu'un Rafale STOBAR ne fera jamais rien d'autre que de la défense aérienne. Selon sa masse maximale au décollage, on pourrait imaginer un peu d'attaque, mais rien de mirobolant.
L'important est politique : par exemple, les F-16 belges ou néerlandais de l'opération Unifed Protector ne pouvaient, règles d'engagements et missions nationales obligent, que faire de la défense aérienne pour faire respecter la zone d'exclusion aérienne. S'il s'agit de participer à une coalition et de peser dedans autant que possible, malgré toutes les limitations techniques, alors un Rafale M STOBAR se justifie.
C'est exactement la même situation que pour les Harrier : c'est à peine intéressant pour la défense aérienne, mais c'est indispensable quand on peut pas se doter d'autres choses, car, et dans le cas présent, le pouvoir politique ne veut pas autre chose de plus costaud.
Un Rafale M décollant du Charles de Gaulle ira toujours plus loin, avec plus de choses, qu'un F-35B ou un Rafale M STOBAR : l'important c'est de participer car dans une coalition c'est celui qui apporter des multiplicateurs de forces que l'on écoute. Si un Rafale M STOBAR décolle du Cavour (pure hypothèse) au large de la Libye et fait respecter la ZEA, alors c'est tout bénéfice sur les plans médiatique et politique. C'est la même histoire que l'envoi du Kuznetsov en Méditerranée.
En ce qui concerne l'Inde et le Brésil, c'est également une pure affaire politique : rien à faire, en réalité, des différences entre les Rafale M et les Mig-29K car dans ces deux pays c'est la constitution d'une industrie aérospatiale qui compte autant que les capacités. Dans les deux cas, ces deux marines seront les seules dans leur région respective à être doté d'un porte-aéronefs avec des intercepteurs : que ce soit un Mig ou une production Dassault, le résultat sera quasiment le même.
Je doute aussi très sincèrement de la possibilité que les anglais le fassent. Je crains que quelques politiques et officiers généraux proposent de financer les anglais afin de couler le PA2, par contre.
Vous le dites bien : ils ne sont pas fiables et l'affaire de Suez, entre autre, le montre bien.
Pour opérer sur les CVF GiBi, il faudrait passer à l'étape d'après le STOBAR : celle du ESTOL...
En 1999 Boeing a déposé un brevet permettant de sécuriser un appareil extremly STOL en alternative au F-35 B
Extremely short takeoff and landing of aircraft using multi-axis thrust vectoring
http://www.patentgenius.com/patent/5984229.html#show-page2
La question à pousser comme un Graal (mais que personne ne voudra subventionner pour ce faire) serait de profiter de la probable capacité du Rafale à avoir une AoA plus élevée pour diminuer encore sa vitesse d'approche, en matinant cela d'un appontage automatique qui permettrait d'avoir plus de précision (donc nécessitant une moindre longueur de piste en diminuant déjà la zone dévolue à l'appontage) et enfin en envisageant un inverseur de poussée à cette version) pour essayer de tendre vers un Rafale ESTOL qui se faisant se rapprocherait du Mode SRVL prévu pour le F-35B , qui n'est autre qu'un ESTOL obtenu par une autre technique...
Je connaissais absolument pas ! Merci beaucoup, dès que j'ai le temps je reprends votre commentaire et je développe !
Il est étonnant que le Brésil et l'Inde ne cherchent pas à avoir de vrais porte-avions.
L'argument de la dépendance américaine vis-à-vis des catapultes est à relativiser...Nous les utilisons pourquoi pas les Indiens et les Brésiliens ?
Au moins, ça permet d'utiliser à fond les potentialités des appareils embarqués. Et pour des pays qui pourraient avoir des ambitions expéditionnaires, c'est avantageux.
Par ailleurs, la dronisation de la flotte aérienne est relative. Les Reaper ne sont pas utilisés pour faire de l'appui (je n'ose imaginer la taille et le coût des stations sol et liaisons...) et même l'US Navy, pourtant en pointe dans les drones de combat, ne songe à faire des X-47, son cheval de bataille.
En ce qui concerne le Brésil, je n'arrive pas à suivre leurs débats. J'avais crû comprendre qu'il voulait au moins un nouveau navire CATOBAR, et l'on parle en ce moment d'un STOBAR : pourquoi ? Je ne sais pas. Les chinois devraient réaliser des catapultes pour leurs futurs navires, c'est une voie éventuelle...
En ce qui concerne les Indiens, je les vois mal se sentir dépendant des américains sur le point des catapultes. Tout comme j'envisage mal qu'ils s'équipent de matériels chinois.
Les Reaper, et autre MALE, ne sont que des aéronefs d'appui aux opérations terrestres : ce sont des systèmes de surveillance volant et rien d'autre.
En ce qui concerne les UCAV : peuvent-ils mener un combat aérien ? Non.
Par contre, ce ne serait pas inintéressant des X-47 pour la reconnaissance...
De toute façon, si nous n'avons pas les mêmes avions, l'intéropérabilité des Rafales sur les porte-avions britanniques serait très limitée. de l'entrainement tout au plus ... Pour pouvoir opérer sur le porte-avion, il faut le stock de pièce de rechange, le banc de test moteur, le banc de test électronique, les armements adaptés, plein de matériel spécifique pour la manutention et l'entretien. Déplacé tout ce matériel et lui trouvé une place prendrait beaucoup de temps. Je doute aussi pour cette raison que les indiens fassent l'acquisition d'un troisième type d'avion embarqué en plus du Mi29K et du Tejas. Ils emploieront probablement un unique modèle par porte-avion pour simplifier la logistique et limité le matréile nécessaire à bord ...
Mine de rien, ce ne serait pas si négligeable que cela sur le plan de la regénération des forces et en ce qui concerne l'affichage politique.
Par contre, vous avez bien raison de soulever une chose que j'avais particulièrement oublié : le soutien aux aéronefs embarqués. Dans l'aéronavale anglaise, ce n'est pas du tout la même doctrine qu'en France, et là, cela risque de coincer sérieusement.
Pour les Indiens, je lis que le Tejas "volera un jour", et je suis moi aussi étonné qu'ils imaginent quelque chose de plus au Mig-29K.
Je suis navré du retard à publier le commentaire.
Il y aurait l'argument du prix et de la dépendance aux Américains pour les catapultes. D'autant qu'ils lieraient cette vente de catapultes à celle de Hornet. Mais un STOBAR, c'est un STOBAR...
A se demander s'il n'y aurait pas moyen de créer un front indo-brésilio-français sur ces catapultes. Mais après, il faudra choisir l'énergie de son fonctionnement.
Ou pour la surveillance et certaines frappes sur des cibles pré-programmées. Un drone est endurant, profitons-en. Par contre, le pilote de reconnaissance garde cette faculté d'investiger un élément interessant rencontré durant le vol.
C'est tout le souci de mener un tel programme en coopération : faire des catapultes à vapeur est une chose, mais n'aurions-nous pas intérêt à passer aux catapultes électromagnétiques ?
Navré du retard à publier le commentaire.