Partager l'article ! Quelques remarques sur les unités amphibies: Crédit : inconnu. Il est temps de proposer quelques remarque ...
Le Fauteuil de Colbert
Crédit : inconnu.
Il est temps de proposer quelques remarques sur les grandes unités amphibies qui prennent du galon ces dernières années dans les crises internationales. Cet accroissement de leur influence dans
les marines est certainement lié à la littoralisation de la Guerre sur Mer.
Toutes les capacités ne peuvent pas être intégrées sur une plateforme unique. Il y a des exigences incompatibles, ou, également, des compromis ruineux. Quel navire pour la guerre amphibie ? Il y aurait, aujourd'hui, trois grands modèles de base, qui peuvent évoler selon les besoins, et l'originalité, d'une marine :
Les Landing Ship Dock et autres Assault Ship britanniques sont les premières unités construites spécialement pour la guerre amphibie (et l'emport de "commandos") après le second
conflit mondial (pour faire simple). Le TCD est la synthèse de ces premiers navires, surtout anglais et américains. Cette unité doit pouvoir transporter des troupes, leurs matériels et pouvoir
les débarquer en s'affranchissant des services portuaires grâce à leurs radiers et chalands. Il en découle une certaine idée de la liberté de manoeuvre expérimentait grandeur nature en
Normandie en 1944.
Bien qu'il faille relever que des ports artificiels avaient été construit. Le Sea
basing, ce serait s'affranchir de presque toutes contraintes pour débarquer les forces par un système d'unités navales. En France, notre premier TCD est Le Foudre.
L'arrivée de la voilure tournante a imposé aux TCD suivant de disposer d'un pont d'envol. Par exemple, Le Foudre de la
Marine nationale ne transportait que des chalands de débarquement, il n'avait aucune plateforme pour voilures tournantes, contrairement aux nouvelles générations de LPD/TCD. Il est à noter que
les capacités aéronautiques sont "secondaires" dans ce type de navire par rapport aux installations amphibies et à l'emport d'hommes et de matériels. De même, les TCD ont rarement de pont d'envol
continu, mais, souvent, un pont d'envol prenant la suite d'un massif château sur l'avant. Toute autre solution architecturale, comme un massif château arrière, ou un château latéral pour dégager
un pont d'envol continu, n'aurait pas existé, selon mes humbles connaissances.
Les navires d'assaut (LPH) classe Iwo Jima sont les premiers navires au monde spécialement conçus pour les opérations héliportée. Le pont d'envol permet de faire décoller (ou apponter)
simultanément sept CH-46 Sea Knhigt ou quatre CH-53 Sea Stallion. Entré en service le 16 janvier 1965, le LPH 9 Guam, s'il est conçu pour les opérations héliportées, ne dispose pas pour autant
d'un radier. Ce seront les classes suivantes, Wasp et Tarawa, qui bénéficieront de cette caractéristique des TCD. C'est aussi là un point de divergence entre les LHA et les LHD.
Ce dernier type de navire est un TCD doté d'un pont d'envol continu. Les installations aéronautiques ont rogné sur les capacités amphibies du navire. Mais l'unité gagne en polyvalence, et peut
mettre à terre des détachements plus lourds (que ceux d'un LHA), et les soutenir via un groupe aéromobile embarqué.
Les TCD Orage et Ouragan de la Marine nationale étaient de curieuses réalisations. Les deux navires conservaient les ponts mobiles du Foudre pour déplacer hommes et matériels du hangar vers les
chalands. Toutefois, les deux nouvelles unités amphibies avaient un îlot déporté et un pont d'envol. De sorte que, si le pont d'envol avait été continu (de la proue à la poupe), la Royale aurait
alors pu disposer de ses deux premiers (mais petits) LHD. Un pont trop loin ?
Crédit : le Portail des Forces Amphibies.
Le LHA : Landing Heliport Assault. Le LPH Guam est la première unité de ce type, bien que les générations suivantes privilégièrent les LHD. Le concept est si particulier qu'il peut être confondu facilement avec le LHD. Un navire amphibie a pour vocation de transporter un corps expéditionnaire à travers mers et océans pour débarquer sur une côte sans l'aide d'un port. Les TCD/LPD et LHD/BPC ont deux possibilités pour débarquer les troupes : les hélicoptères et les chalands. Pour ce faire, ils doivent avoir un pont d'envol et un radier. Hors, le LHA n'a qu'un pont d'envol. Il débarque ses troupes uniquement que par voilures tournantes et par chalands sous bossoirs. Il ressemble au LHD mais il n'a pas ce fameux radier, et cela fait toute la différence. A priori, à tonnage égal, il embarque plus de troupes que le LHD. La mise à terre de "forces lourdes" via les bossoirs n'est pas non plus une mince affaire, et ce n'est pas la même rapidité d'opération, alors que c'est à ce moment là que le navire est le plus fragile, le plus en danger.
La Marine nationale s'était essayée au LHA en convertissant sommairement le porte-avions Arromanches pour la guerre amphibie. La Royale avait même constitué un centre d'entraînement aux opérations amphibies en Algérie et qui avait été rapatrié dans la région de Lorient. Nous sommes à la fin des années 60 et cette expérimentation devait accoucher, on l'espérait, sur la construction d'unités spécifiques. Les PH76 nucléaires ne sont que l'aboutissement de ce projet.
Les LPD, LHD et LHA sont les trois grands concepts de base. Ils peuvent être manipulés, s'il y a envie de le faire. Par exemple, les frégates Absalon danoises sont le fruit de l'union de la frégate et du TCD. Une classe qui invite à considérer l'intérêt d'un radier pour
une frégate, pour la mise à l'eau d'un sonars remorqué et d'embarcations diverses, voir des drones porte-drones antimines. Ou encore, le futur TCD Karel Doorman de la Koninklijke Marine sera, lui, le fruit du croisement entre un pétrolier-ravitailleur et
un TCD. Le grand avantage des unités amphibies, c'est qu'elles sont vide : ces navires contiennent de vastes hangars qui peuvent être configurés selon les missions à accomplir. Un BPC pourra
ainsi devenir un navire ateliers ou un navire de ravitaillementn en complément des futurs pétroliers-ravitailleurs qui gagneront eux
aussi en polyvalence avec l'emport d'ateliers et de troupes. L'introduction des conteneurs dans les marines, et surtout, des
capacités modulaires, vont permettre aux navires de gagner en polyvalence.
Le radier doit-il devenir un élément architectural banal, à l'instar du pont d'envol ? La question se pose, et elle n'est pas dénuée de sens pour la logistique.
© Wikipédia. Clément Ader en 1891.
"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.
Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.
Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées...
A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".
Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).
Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.
Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?
Marine. Une stratégie payante.
«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc.»
« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».
« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »
« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».
Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.
Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?
"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.
A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.
[...]
D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la
Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.
«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de
lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.
En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".
Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.
Bibliographie et articles :
Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place
du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :
« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront
de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).
Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM)
:
Dissuasion :
Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.
Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS, Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération
seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :
Flotte de surface :
Lutte anti-sous-marine :
Fonction Garde-Côtes :
Bibliographie :
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