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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 09:46

http://www.androidmarket.es/wp-content/uploads/f18-carrier-landing-1.png
© Inconnu. Vous êtes en approche pour tenter d'apponter sur le CVN-68.

Le service "Play Store" du célèbre moteur de recherche, Google, est le nouveau nom de l'ancien "Androïd Market". Autrement dit, c'est le supermarchés des systèmes d'exploitations Androïd pour vous fournir, si vous l'utilisez, en diverses applications gratuites et payantes. 

Si vous êtes l'heureux détenteur d'un téléphone portable ou d'une tablette tactile sous ce système d'exploitation, alors ce qui va suivre peut vous intéresser.  

Le plus compliqué dans un marché aux applications, c'est de savoir ce que l'on cherche. C'est par un hasard (très) heureux que le Fauteuil a pu mettre la main sur "F-18 Carrier Landing Lite". Il s'agit de la version de démonstration de cette simulation où vous êtes aux commandes d'un F-18 Hornet (qui était le premier choix de l'Aviation navale pour le Charles de Gaulle et c'est cet appareil qui servait à dimensionner les installations aéronautiques du navire). 

Le F-14 Tomcat (en version D ?) est sur la version payante (voir l'article de la chronique cinéma ("Quand la Guerre fait son cinéma... Top Gun (1986)") de Stéphane Mantoux (Historicolog (3) réalisé en collaboration avec Guilhèm Penent (De la Terre à la Lune). 

http://www.androidmarket.es/wp-content/uploads/f18-carrier-landing-3.png


Après le choix de votre appareil, le jeu vous propose d'effectuer diverses simulations :

  • achat de la version complète,
  • turtoriel, 
  • vol libre, 
  • atterrissage :
    • sur base terrestre, 
    • appontage sur le CVN-68 Nimitz

Bien entendu, il est assez évident que la dernière option est la plus intéressante. Donc, vous avez en main le Hornet avec, au choix, une vue de l'appareil à piloter à la troisième personne, une vue depuis le cockpit et, enfin, une simple vue à travers l'affichage tête haute.

Il est terriblement plus intéressant de piloter la machine depuis le cockpit. Divers instruments sont à votre disposition dont un altimètre, un autre qui vous indique votre assiette, l'affichage tête haute, un écran numérique avec balise qui vous situe la position du porte-avions, celui qui indique votre vitesse en noeuds et une reproduction du miroir d'appontage. 

Pour "piloter", il faut bouger votre terminal numérique (s'il est doté d'un accéléromètre) sur les axes vertical et horizontal pour grimper ou plonger, virer ou effectuer un tonneau (si vous tirez le "manche" d'un coup sec). Le looping est aussi possible (totalement inutile, mais il réveil). Le but principal de la mission demeure de rejoindre le pont plat : à cette fin, vous avez la manette des gaz à votre disposition, de quoi faire descendre le train d'atterrissage et de quoi user des aérofreins. 

Depuis votre cockpit, vous devez donc repérer le porte-avions grâce à la balise. Par la suite, il faut effectuer un survol du navire pour voir vers quel cap il se dirige : son sillage est visible depuis assez loin. Il est alors temps de descedre en hippodrome tout en s'aménageant un cap final pour s'éloigner du navire avant de revenir parfaitement dans l'axe de la piste oblique. C'est également pendant cette phase qu'il faut lentement mais surement réduire sa vitesse en jouant sur la manette des gaz. A ce moment là, vous descendez régulièrement, par palier, tout en vous gardant de rester dans l'alignement du navire. Quand le Hornet est suffisament proche du navire (4 ou 8 miles), votre reproduction du miroir d'appontage s'allume : l'instrument vous permet d'assurer l'approche finale à la bonne altitude pour vous présenter de la meilleure façon face aux brins d'arrêts. Il faut continuer à ralentir l'appareil pour se présenter sous les 200 noeuds et ne pas arriver trop vite. D'un autre côté, le F-18 a la tendance malheureuse de décrocher sous les 150 noeuds. Dans les derniers dizaines de mètres, l'appareil se présente presque à l'instinct du pilote qui apperçoit les brins d'arrêts, et fait toucher son apparei. La crosse accroche le deuxième brin, le F-18 est freiné d'un coup sec et s'arrête en moins de 90 mètres : appontage réussi !

http://flyawaysimulation.com/modules/Images/gallery/fs2004/800/F-18-Landing-Carrier.JPG

Si le passage est raté, alors il faut dans la seconde pousser les réacteurs quasiment à pleine puissance car le Hornet frôle le décrochage : le touch and go pourrait  s'avérer mortel (vous n'avez pas les manettes du siège éjectable dans cette simulation). 

Depuis votre appareil tactile, vous venez de vous qualifier à l'appontage sur F-18 Hornet pendant une campagne excessivement courte. 

Cette application ("F-18 Carrier Landing Lite") est d'une très bonne facture au regard des contraintes qui pèsent sur la conception d'un logiciel dans une si petite coquille et sur celles qui découlent d'un appareil (téléphone, tablette) où il y a une prise en main limitée. Pratiquer l'appontage à l'heure du petit déjeuner alors que vous sentez la tension qui monte quand il s'agit de contrôler la trajectoire et la vitesse de l'appareil à l'approche du porte-avion, c'est fort (de café). La difficulté s'accentue quand l'on découvre que le temps et le moment de la journée est aléatoire : il est aussi possible d'apponter de nuit ou au coucher du soleil... 

On peut regretter que sur volets et les gouvernes de l'appareil ne sont pas mobiles. 

Il ne manque plus que de disposer des Rafale, Super Etendard et de l'E-2 Hawkeye pour se plonger dans la simulation. Pourquoi pas ne pas imaginer des modélisations des Crusader, des Etendard IV M et P et des Alizé ? La Marine nationale est très innovante pour avoir transposé "Dans la peau d'un marin" au sein d'une applicationn et avoir proposé de réaliser une maquette en carton-imprimé de la frégate Aquitaine : alors, pourquoi pas une application appontage sur les Foch, Clemenceau, Arromanches et Charles de Gaulle ? Les aviateurs auraient à leur disposition un bel instrument pour faire de la publicité ! 

Par Le marquis de Seignelay - Communauté : Défense
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Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

PA-2-PA-3.png

   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

http://i.imgur.com/poKeY.jpg

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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