Partager l'article ! Les DAMB du Japon et de la Corée du Sud vont-elles entrer en action ?: © Us Navy. A Standard Missile 3 (SM-3 - le sucesseur du Thalo ...
Le Fauteuil de Colbert
© Us Navy. A Standard Missile 3 (SM-3 - le sucesseur du Thalos, et le grand frère actuel du RIM-24 Tartar, ou SM-1) is launched from the Japanese AEGIS Destroyer JS Kongo, December 17, 2007.
La Corée du Nord ne finit plus de célèbre hommage sur hommage à son dirigeant disparu, et à encourager le nouveau venu à poursuivre les ambitions du précédent.
L'actuel encouragemment consista par une annonce du 16 mars : la Corée du Nord lancera une fusée à la mi-avril pour mettre en orbite un satellite à usage civil. La chose ne passe pas inaperçue
car, quelques jours plutôt (le 29 février), le régime nord-coréen annonçait un moratoire les lancements de missiles, essais nucléaires et activités d'enrichissement d'uranium. Il est bien
difficile de rejeter l'accusation au motif que ce serait une activité civile car... une très grande partie des programmes balistiques naissent par un programme spatial. La raison en est très
simple : cela permet à l'Etat iniateur de développer pacifiquement les technologies nécessaires aux missiles balistiques (comme les engins à plusieurs étages) sans être inquiété sur la scène
internationale
Une aide alimentaire américaine devait être perçue en échange. L'incompréhension entre les deux parties est telle que l'aide alimentaire est suspendue aux alentours du 28 février. Le tir serait prévu entre le 12 et
le 16 avril. Pour éviter un éventuel ennui pendant les négociations, une dépêche annonce aujourd'hui le remplissage des réservoirs de la fusée avec le précieux carburant.
C''est donc une fusée à carburant liquide, ce qui revient à dire que la préparation au lancement est très progressive, et peut être aperçu par d'autres Etats, intéressés par l'affaire, depuis divers moyens de renseignement -comme les moyens spatiaux. Séoul, par exemple, ne se prive pas de faire savoir que la Corée du Sud suit à distance les préparatifs au lancement. En outre, cela veut dire que le processus est réversible. Enfin, contrairement à un engin à carburant solide, la fusée ne peut pas être prête au lancement "en permanence". Il s'agirait donc bel et bien d'une tractation diplomatique par ce lancement. C'est probable, car les gesticulations nord-coréennes dans les domaines balistiques et nucléaires servent, manifestement, à établir un rapport de force, notamment avec Washington. Quelque part, c'est l'équivalent de la diplomatie du porte-avions.
Naturellement, alors que se déroule en Corée du Sud un sommet sur le nucléaire, les tractations diplomatiques vont bon train. Il est certainement plus question de défense aérienne que de bombes sales. Le président américain a rencontré le président chinois. Ce dernier doit être dans une position difficile car son allié semble s'être, depuis son essai "nucléaire", s'être considérablement affranchi de son "grand frère".
Du côté des "principaux intéressés", l'annonce sonne le branle bas de combat. Séoul annonce que la fusée sera interceptée si en déviant de sa trajectoire elle été amenée à survoler le territoire du pays du matin calme. Le Japon annnce peu ou prou la même chose. Même pire, puisque Tokyo a annoncé déployer des systèmes antimissiles balistiques dans le territoire de la capitale japonaise.
Une revue des troupes est nécessaire car les Etats-Unis ne semblent pas s'être déclarés pour une interception. Il y aurait donc le Japon et la Corée du Sud qui s'engagerait dans une telle
action... si la fusée nord-coréenne dévie de sa trajectoire et survol le territoire d'un des deux Etats.
Les deux Etats mettent en oeuvre des batteries terrestres de Patriot PAC-3 (version à capacité DAMB). A propos de la contribution navale à la DAMB (de territoire) :
Pour intercepter un missile balistique, il faut se représenter une batterie en trois dimensions : la salve qui sera éventuellement lancée devra évoluer dans un cube, ou une sphère. Il sera autant question de grimper en altitude que d'attaquer la profondeur.
Ainsi, il faut donc parler de défense multicouches :
Dès lors, les capacités d'action japonaises et coréennes sont limitées.
Première hypothèse, la pacifique fusée de la République Nord-Coréenne ne dévie, ce qui n'entraîne aucune action militaire.
Seconde hypothèse, elle dévie. Pour que les batteries de Patriot PAC-3 soient engagées, il faudrait que la déviation soit telle que la fusée se comporte comme un missile balistique et lâche sa
pacifique carge sur Tokyo ou le territoire sud-coréen ! En effet, le PAC-3 intercepte jusque 24 km d'altitude. En outre, le site de lancement de la fusée nord-coréenne est dans l'extrême
Nord-Ouest du pays, ce qui écarte toute frappe préemptive par moyen terrestre.
Autre hypothèse, directement issue de la première, la fusée dévie un peu. Elle n'effectue pas une trajectoire de missile balistique, mais elle adopte tout de même un brin de trajectoire
parabolique, et passe au-dessus du Japon ou de la Corée du Sud. Tout dépendra de l'altitude à laquelle se fera la violation de territoire. Pour que les PAC-3 soient engagés, il faudrait que la
fusée passe sous les 24 km d'altitude. Pour que les SM-3 intercepte, il faudrait, si l'auteur a bien compris, que la fusée effectue sa violation territoriale à une altitude comprise entre 120 et
250km d'altitude.
Le SM-3, c'est l'option naval. Il serait bien difficile d'intercepter une fusée trop haute, et lourd politiquement de ne pas pouvoir le faire, alors que l'on a prétendu le faire. Alors, il reste
l'option de l'interception préventive, en pleine mer, dans la zone d'interception du SM-3, via les destroyers coréens et japonais dotés de l'AEGIS et du fameux missile. Néanmoins, il faut pouvoir
prouvé que la fusée ne pouvait que violer le territoire, ce qui n'est pas simple politiquement.
La défense antimissile balistique est un exercice périlleux. Pour intercepter la fusée nord-coréennne, outre la condition politique, il faudrait quelques conditions techniques. Enfin, quel sera le fardeau politique d'une éventuelle interception ? Car, au final, cela relèvera peu ou prou de l'interception ASAT, et du déni d'accès à l'espace. A l'heure où se discute le code de conduite spatial, et quand la réunion otanienne de Chicago approche, le billard à plusieurs bandes est un jeu risqué !
1 Le Japon mène un programme conjoint avec les Etats-Unis pour faire évoluer le SM-3 jusqu'au standard II-B afin de prendre en compte les nouvelles menaces des missiles balistiques.
© Wikipédia. Clément Ader en 1891.
"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.
Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.
Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées...
A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".
Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).
Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.
Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?
Marine. Une stratégie payante.
«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc.»
« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».
« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »
« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».
Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.
Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?
"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.
A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.
[...]
D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la
Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.
«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de
lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.
En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".
Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.
Bibliographie et articles :
Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place
du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :
« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront
de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).
Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM)
:
Dissuasion :
Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.
Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS, Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération
seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :
Flotte de surface :
Lutte anti-sous-marine :
Fonction Garde-Côtes :
Bibliographie :
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