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Vendredi 3 août 2012 5 03 /08 /Août /2012 15:32

http://www.netmarine.net/bat/fregates/suffren/photo21.jpg

 

C'est un argument "anti-porte-avions" vieux comme son apparition : le porte-avions serait un système d'armes au rendement inefficace car il faudrait constament l'escorter par un navire dédié aux menaces anti-sous-marines, voir plusieur puisqu'il faut bien traiter les mines, et par un autre qui doit intervenir contre les menaces aériennes. Pire, le mastodonte nécessite que son groupe aérien embarqué puisse traiter ces menaces, et la chasse adverse. A vrai dire, le groupe aéronaval n'existerait que pour se protéger.

 

A vrai dire, il y a de quoi s'étonner : est-ce anormale qu'il soit impératif d'escorter le porte-avions ? Non, et l'opinion majoritaire devrait en convenir car l'exemple historique montre qu'une escorte est nécessaire (et pas seulement dans la Marine, soit dit en passant).

 

Le contre-exemple, c'est le temps des navires de ligne, des cathédrales à voiles. Là est bien le problème car les plus célèbres ouvrages de stratégie navale (ceux de Mahan, Corbett, Castex, etc...)  tirent leurs sources de la période historique excessivement longue où la voile était le moyen principal de propulsion (avant c'était aussi la rame qui disputait cette importance, mais c'est une autre histoire). Donc, avant l'apparition de la vapeur, il n'était pas nécessaire d'escorter frégartes et vaisseaux car il se suffisait à eux-mêmes pour éloigner toutes les menaces adverses. C'est vrai, mais c'est aussi très faux, forcément : pourquoi est-ce que au temps des deux ou trois ponts de 70 à 120 canons il était nécessaire d'avoir des frégates ? Le problème du vaisseau de ligne, c'est qu'il est lent et peu manœuvrable par rapport à une frégate : cette dernière devait s'amuser à tirer à démâter le mât de Beaupré. L'effet était catastrophique car le reste de la mâture tombait à l'eau...D'où très certainement l'invention de la ligne de file qui permettait aux vaisseaux réunies en ligne de faire feu de toutes leurs pièces sans craindre une telle mésaventure. Enfin, si car il fallait craindre une telle chose car toute la tactique s'articulait autour de la manière de tenir la ligne et casser celle de l'adversaire. Le combat commençait alors par la lourde difficulté à manier ces cathédrales de voiles par les équipages. Les Ruyter et les Nelson se sont empoignés à "barrer le T" des lignes, à les contourner, à les envelopper, etc... Manœuvre de haute adresse à réaliser quand une quarentaine de vaisseaux doivent tenir la ligne.

 

Le problème de la frégate était-il alors évacué ? Non, bien au contraire car celle-ci avait un rôle primordial dans les missions de reconnaissance et de surveillance. Il y avait une dialectique entre le corps de bataille -les vaisseaux de ligne devant former la ligne à la demande- et les frégates. Par exemple, pendant les blocus de l'arsenal de Brest par la Royal Navy les amiraux anglais employaient beaucoup de frégates pour surveiller une éventuelle sortie de la flotte française. Le corps de bataille était alors au large. La frégate était le navire par excellence de l'éclairage de la flotte.

Et c'est sans développer la question des brûlots et navires dotés de mortiers qui pouvaient s'adjoindre au corps de bataille afin d'en démultiplier les capacités offensives. C'est l'Amiral Castex, alors lieutenant de vaisseau, qui rédigea à cet "La liaison des armes sur mer" pour pointer la nécessité, exigeante, de coordoner le feu des batteries principales pour réduire au silence celles de l'adversaire dans l'optique que les grandes unités adverses soient défintivement mises hors de combat par les unités spécialisées précitées.

Arrive alors le terrible XIXe siècle et l'apparition de la propulsion à vapeur. Le navire de ligne n'a pas disparu, il a évolué avec les canons à chargement par la culasse, les obus explosifs et cette nouvelle propulsion... qui permet de s'affranchir du vent -ce qui est une révolution historique presque totale dans la stratégie navale (elle sera "totale" avec la propulsion nucléaire). Le vaisseau de ligne devient cuirassé.

La frégate aussi se cuirasse, et c'est même une fierté nationale, la frégate Gloire en est le grand avatar. Mais la grande révolution vient du torpilleur. Il a déchaîné les passions ce torpilleur : doté de la propulsion à vapeur, il n'est plus dépendant du vent. Avec la torpille, il peut atteindre un navire sous la ligne de flottaison. Cette combinaison de la nouvelle propulsion et de la nouvelle arme fait que le blocus est dorénavant très difficile à tenir puisque le torpilleur se fiche de savoir dans quel sens souffle le vent pour sortir de sa base. La frégate peut surveiller au large, elle risquera elle-même d'être surprise par ce qu'elle n'aura pas pu prévenir l'attaque du torpilleur.

 

Le corps de bataille doit donc être repoussé encore plus au large pour se garder de la sortie intempestive des torpilleurs. Mais surtout, et c'est peut être là le plus important, il faudra préparer le combat avec les torpilleurs. Pour ce faire, les cuirassés vont finir par se doter d'une artillerie principale contre grandes unités et d'une artillerie secondaire anti-torpilleurs. L'allongement de la portée des torpilles et d'autres facteurs font qu'il faut empêcher impérativement le torpilleur de s'approcher. La réponse va être radicale, mais oubliée à l'heure actuelle : les anglais lancent les célèbres destroyer, et les français les contre-torpilleurs.

 

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle il y a donc l'obligation impérative d'escorter les cuirassés par une escorte pour les garder de ces torpilleurs. Ces derniers tirent les leçons de leur émergence difficile et prennent du poids pour aller porter le combat de plus en plus loin au large. L'escorte du bataille suivra cette évoution. Qui se souvient que les premiers torpilleurs jaugeaient dans les 20 à 70 tonnes ? Ils atteindront très rapidement les 1000 tonnes, puis les 2000 tonnes et même les 3000 tonnes pour les contre-torpilleurs français des années 30.

Mais que faire contre les destroyers et les contre-torpilleurs ? La réponse est simple : il faut des croiseurs. La propulsion à vapeur, jusqu'à l'évolution du Dreadnought, nécessitait du charbon pour faire tourner les chaudières à vapeur. Donc, pour aller d'un point à l'autre, il fallait régulièrement "charbonner". Si le navire à vapeur s'affranchissait du vent, c'était au détriment d'une autonomie illimitée du temps de la marine à voiles. Quand Eole commandait le mouvement des navires, il faut dire qu'il était difficile de manœuvrer quand le vent ne soufflait plus, le charbon libère (et donc, la propulsion nucléaire est la combinaison de la vapeur et de la liberté du vent). Mais pour suivre le corps de bataille suffisamment loin en haute mer, il faut de l'autonomie : une capacité à aligner les nautiques. Un cuirassé est gros, donc il a de grosses réserves. Mais les torpilleurs et les contre-torpilleurs sont parfois trop limités en autonomie. Un croiseur ne souffre pas de ce problème, et parfois, il est bien le seul à être capable de suivre le cuirassé partout -et combien de cuirassés ont pu regretter d'avoir eu à renvoyer leur escorte car ils se sont fait surprendre sans elle par la suite.

 

Entre parenthèse, la question du cuirassé HMS Dreadnought est très intéressante car ce navire introduit le calibre unique des pièces d'artillerie principales pour les cuirassés, et celles-ci sont destinées, principalement, à la lutte contre les autres cuirassés. Cette évolution n'excluera pas des pièces anti-torpilleurs et croiseurs, mais l'artillerie principale n'a plus qu'un objectif presque unique : détruire des cuirassés. Tout le fonctionnement du navire est pensé autour de la manœuvre de ces pièces. C'est une évolution qui pourrait être rapprochée de celle des porte-avions car ceux-ci ont aussi connu un long cheminement pour être ce qu'ils sont aujourd'hui : il a fallu arracher les ponts plats à la chapelle du canon qui essayait, très souvent, de leur adjoindre des pièces d'artillerie dignent d'un cuirassé et la protection qui en découle, au détriement des capacités offensives du pont plat et de sa raison d'être. Et donc, le porte-avions, comme le cuirassé, finit par être débarassé de tâches qui ne devaient plus relever que de son... escorte. La pièce centrale du dispositif, cuirassé ou porte-avions, ne devait plus que se concentrer sur sa tâche principale : porter le calibre déterminant dans la bataille ou le groupe aérien embarqué.

 

Pendant la Grande guerre, il y a donc un système naval où le cuirassé est la pièce centrale, mais il est... escorté par des torpilleurs, des contre-torpilleurs et des croiseurs. Il y a moins d'unités, elles naviguent plus librement grâce à la vapeur et la communication ne se fait plus par signaux visuels, mais de plus en plus souvent par radio, ce qui change racidalement les choses en mer. La cohésion du corps de bataille n'en demeure pas moins toujours aussi exigeante. Le cuirassé austro-hongrois Sven Istvan en paiera le prix (10 juin 1918) car il sera envoyé par le fond par des vedettes italiennes qui avaient percé son écran de protection.

 

L'autre chose terrible que nous offrit le XIXe siècle nécessita plus de temps pour venir véritablement au monde. Mais même ses balbutiements furent une révolution dans la stratégie navale : bien entendu, il s'agit des submersibles et autres sous-marins... Il faudra attendre les types XXI et XXIII allemands pour avoir le véritable sous-marins modernes : soit près d'un demi-siècle d'évolution pour passer du simple submersible et des premiers sous-marins très limités aux sous-marins classiques d'aujourd'hui. Les Walter allemands étaient déjà une forme assez aboutie de sous-marins à propulsion indépendante de l'air (les fameux "AIP").
Le submersible était une arme formidable pour aller attaquer un port adverse : l'engin avançait à la vapeur en surface, de nuit, et devait plonger de jour pour attaquer les navires adverses au mouillage. Qui se souvient du massacre de l'U-47 à Scapa Flow ? Un sous-marin allemand s'introduit dans le sanctuaire de la Home Fleet et coule le cuirassé Royal Oak. Le sous-marin, qui reste plus longtemps en plongée qu'en surface, devait alors servir essentiellement de moyen défensif. L'Amiral Darrieus dénoncera au début du XXe siècle le fait que le sous-marin français soit employé de manière offensive alors que c'était le rôle tout indiqué du submersible.

 

Le problème, c'est la nécessité de se prémunir du danger sous-marin, et dans cette optique, quoi de mieux que de développer des armements spécialisés ? Voire des navires spécialisés ? Les grenades ASM furent inventées, tout comme le fameux ASDIC (dont le professeur Langevin est l'un des créateurs). Comment protéger le commerce maritime, comment permettre le déplacement des corps de bataille si submersibles et sous-marins ne peuvent être écartés ? L'escorte des cuirassés gagne encore en complexité.

 

Avant le porte-avions, il y eu l'introduction de l'avion dans la guerre navale. Son arrivée était imaginée par Clément Ader dès la fin du XIXe siècle (terrible ce siècle). La première action aéronavale d'envergure par un avion est due à un hydravion grec qui attaqua un cuirassé turque en 1913 pendant la guerre balkanique. La première guerre mondiale ne consacre pas la guerre aéronavale, et il faudra attendre le second conflit mondial, avec des choses très intéressantes dans l'entre-deux-guerres. Inévitablement, l'escorteur anti-aérien finit par faire son apparition. Mais il prend deux formes :

  • la première est un développement timide de l'artillerie anti-aérienne à bord des différents escorteurs. Cette nécessité ne sera prise au sérieux que pendant la seconde guerre mondiale, notamment pendant les années 1941 à 1942. Au fur et à mesure que la guerre se déroule, les navires spécialisées se développent.
  • La seconde, c'est l'introduction du porte-aéronefs et du porte-avions dans le corps de bataille.

C'était l'un des tout premiers rôles du porte-avions : accompagner le cuirassé pour le protéger du danger aérien. C'est cette logique qui veut que pour combattre un adversaire dans son milieu le plus efficace est de lui envoyer un adversaire à sa mesure, à sa hauteur. Le sous-marin finira par intégrer le corps de bataille... quand sa propulsion le lui permettra (la propulsion nucléaire).

 

L'autre grand rôle de l'avion et de l'hydravion, embarqués à bord des cuirassés et des porte-avions par la suite, c'est d'éclairer le corps de bataille. L'utilisation de la troisième dimension sert autant à chercher l'adversaire qu'à permettre le réglage des pièces d'artillerie.

 

Le porte-avions n'est alors qu'un escorteur, de plus, dans le corps de bataille. Il retrouve là, peu ou prou, le rôle de la frégate de l'ancien temps, celui de la marine à voiles, puisqu'il ne sert qu'à l'éclairage des flottes.

Si ce rôle paraît trop modeste à l'heure actuelle, il faut dire aussi que deux grands exemples montrent ce qui a pu se produire quand le danger aérien a été sous-estimé :

  • les HMS Repulse et Prince of Wales furent envoyés par le fond par une attaque aéronavale japonaise.
  • Le Bismark a été mis à la merci de la Royal Navy par le coup heureux de la torpille d'unSwordfish (du porte-avions Ark Royal) qui bloqua son gouvernail. 

Quand les cuirassés ont négligé les dangers sous-marins et aériens, ils en payèrent le prix cher, surtout pour leurs équipages. Les porte-avions connurent le même sort, et forcément. Ce qui est intéressant, c'est que pendant la deuxième guerre mondiale, il y eu la transmission du statut de capital ship du cuirassé au porte-avions.

 

A ce moment là, la question à poser est relativement simple : le porte-avions a-t-il créé la nécessité d'être escorté, ou est-il l'héritier d'une construction empirique qui impose l'escorte des grandes unités ?

 

A regarder la flotte française actuelle, il est possible de relever que les frégates de défense aérienne Horizon disposent de solides moyens ASM. D'un autre côté, les FREMM à vocation ASM embarqueront des engins de lutte anti-aérienne Aster 15.

 

Les porte-avions embarquaient ou embarquent des moyens de lutte ASM, anti-navire et anti-aérien : est-ce par souci de protection ? Oui et non. Le porte-avions est un multiplicateur de forces. Par exemple :

  • Quand la marine canadienne introduit l'hélicoptère sur les frégates, celui-ci devient très rapidement une pièce essentielle de la lutte ASM car il permet d'attaquer le sous-marin au plus près -ce qui comble la problématique du manque d'autonomie et de vitesse des torpilleurs. Par la suite, il embarquera même un sonar trempé, ce qui constitue une pièce mobile pour l'écran d'écoute de l'escadre. Alors, quand le porte-avions embarque un avion de patrouille maritime (S-2 Tracker, S-3 Vicking, Alizée) qui permet d'aller chercher très loin les submersibles ennemis, ce n'est pas dans le souci de protéger le porte-avions. Mais bien de démultiplier les possibilités tactiques des groupes de chasse ASM. Ce n'est, par ailleurs, que la transposition à l'escadre de ce qui se fait à terre avec les grands avions de patrouille maritime. La flotte gagne à avoir un écran ASM dont les limites ont été repoussées encore une fois. 
  • Le porte-avions est une base aérienne mobile : est-ce qu'une Armée de l'air est dispensée d'avoir des avions dédiés à la défense aérienne d'un territoire ? Non, alors pourquoi cela serait-il différent en mer ? Il n'y aurait pas de batteries anti-aérienne à terre ?
  • Le porte-avions demeure un élément important et crucial pour l'éclairage de la flotte : l'importance primoridale des appareils affectés à cette tâche est dramatiquement sous-estimée. Si les anglais avaient pu disposer de Fairey Gannet ou de Sea King ASaC, ils n'auraient pas perdu autant de navire aux Malouines car ils auraient pu se prémunir des avions de l'adversaire, et trouver ses navires. C'est l'inverse qui s'est produit.

Ce qui a pu perturbé l'approche que l'on peut avoir du porte-avions c'est le recentrage du navire, à l'instar du Dreadnought et donc des cuirassés, sur sa fonction principale : être une base aérienne mobile. Il est vrai que l'apparition des engins (les missiles) ont donné des moyens de lutte à bien des navires. AInsi, le croiseur de bataille Kirov pourraît être assimilé à un cuirassé moderne dont la batterie principale n'est plus constituée de canons mais de missiles, et dont des missiles aptent à le défendre dans les trois domaines de lutte. Néanmoins, est-ce que cela dispense un tel croiseur de bataille d'une escorte ? Non car dans la guerre navale comme dans les autres guerres (aérienne, terrestre) il faut défendre la pièce centrale le plus en avant possible (le char Leclerc combat-il seul, loin de l'infanterie mécanisnée et sans appui de l'artillerie ?). Plus la garde est rapprochée, plus les options tactiques sont réduites. C'est aussi se mettre dans une position de faiblesse car la grande unité est dans une position défensive presque exclusive alors que ses adversaires se concentrent sur l'attaque. L'escorte est un ensemble d'unités mobiles qui perturbent l'assaillant qui doit franchir plusieurs écrans de protection. Et quand l'escorte a accompli sa mission, avec tout les membres du corps de bataille, elle démultiplie les effets de l'attaque : l'escorte n'est pas un objectif négatif uniquement dédié à la défense, c'est aussi un objet positif qui sert pendant toutes les phases du combat. Par exemple, les destroyers Arleigh Burke de l'US Navy sont la pièce centrale d'une flotte américaine pour protéger porte-avions et porte-hélicoptères. Mais ils sont aussi une pièce centrale de l'entrée sur un théâtre quand ils lâchent les missiles de croisière naval qu'ils emportent, ce qui libère les avions et bombardiers de bien des missions dangereuses. Ils participent à l'exploitation de la puissance aérienne, et ils ne sont pas décriés comme étant la simple escorte des porte-avions américains quand il sagissent ainsi.

 

Le porte-avions n'est pas l'initiateur du besoin de constituer une escorte pour le corps de bataille en mer. Le livre blanc exige même de la Marine qu'elle puisse protéger le groupe amphibie qui est centré sur les BPC. Le porte-avions ne mobilise pas non plus une escorte qui serait créée spécialement pour lui : les frégates ASM, les SNA et le groupe de guerre des mines ont quelques fonctions essentielles du côté de la FOST... ou pour aider à l'établissement d'assaut amphibie. N'était-ce pas l'US Marines Corps qui ne put pas débarquer au Koweit pendant la deuxième guerre du Golf car les accès maritimes à l'Etat étaient minés par deux champs de mines ? Les SNA ne servent-ils pas ailleurs qu'à la protection du porte-avions car leur nature de sous-marin permet d'approcher des endroits où un navire de surface n'irait pas ? La frégate de défense aérienne n'est-elle pas devenue un élément central dans la projection de la puissance aérienne ? Il faut dire que pendant l'opération Harmattan la zone d'exclusion aérienne reposait aussi sur les capacités des frégates Horizon françaises, et le porte-avions n'était alors pas engagé. Comment est-il possible de procéder pour aborder un théâtre maritime sans unités spécialisées pour parer les menaces aériennes, sous-marines et venant d'autres navires ?

 

Le procès que l'on fait au porte-avions à propos de l'escorte dont il bénéficie est un très, très mauvais procès : l'escorte du char Leclerc a-t-elle était déjà décrié avec autant de virulence ? Pourtant, quand il bénéficie de l'appui de l'infanterie mécanisée et de celui de l'artillerie, c'est une formidable pièce pour manoeuvrer contre l'adversaire qui ne peut rien contre lui, sauf s'il arrive soit à détruire l'escorte, soit à passer au travers.

Par Le marquis de Seignelay - Publié dans : Guerre Aéronavale - Communauté : Défense
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Commentaires

Bonsoir

Pour prendre un peu le contre-pied des critiques anti-porte-avions, on peut simplement rappeler que pour une base aérienne hors de nos frontières, on déploie pas mal de troupes au sol ... pour assurer directement ou indirectement cette base: infanterie, missiles anti-aériens .... et même des fois des BLM!

Cordialement

Commentaire n°1 posté par Starshiy le 03/08/2012 à 20h21

Bonjour,

Quand j'ai lu votre commentaire, je me suis dit que je n'avais pas usé de la plus simple explication pour répondre à cette attaque contre le porte-avions... ! :D

Merci pour cette précision, je vais essayer de trouver des exemples dans nos OPEX passées.

Et je suis navré pour ce grand retard pour publier ce commentaire !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h04
Bonjour, J'ai relevé quelques petites erreures, mes semble-t-il : - "Le cuirassé austro-hongrois Sven Istvan en paiera le prix (10 juin 1918) car il sera envoyé par le fond par des vedettes autrichiennes qui avaient percé son écran de protection. " Les vedettes étaient Italiennes, non ? - "Qui se souvient du massage de l'U-47 à Scapa Flow ?" S'agit-il vraiment d'un massage ? Et non pas massacre ? Merci pour cet excellent blog.
Commentaire n°2 posté par GDLM le 08/08/2012 à 15h13

Bonjour,

La première faute historique est relativement exceptionnelle : peu ou pas de personnes devaient avoir eu connaissance d'un tel combat fratricide.

La seconde est... comment dire, assez exotique...

Merci beaucoup pour votre vigilance et votre compliment, je vais me remettre à l'ouvrage : c'est facile d'avoir des idées d'articles, mais il faut aussi les concrétiser...

Et je suis navré de publier aussi tard votre commentaire.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h09

Et non seulement le cuirassé, le PA, ou le BPC sont à protéger/escorter , mais même le Frappeur de René Loire (que d'aucuns ont vu à tort comme uniquement une plateforme jetable) devait être intégré/géré par un Croiseur Aegis (et donc également les autres groupes navires et sous marins d'accompagnement).

Toutefois un Frappeur ne coute pas 2 M€ d'euros à sa conception, ni n'emporte pour 4 M€ d'avions ni ne coute 130 m€ par an de MCO.

Plus que le cout de l'Escorte, c'est ce qu'on met au milieu qui fait discussion.

Ou comme disait un Amiral entre la poire et le fromage : supprimons tous ces navires de surface à protéger et n'achetons que des SNA...

Commentaire n°3 posté par BPCs le 11/08/2012 à 20h06

J'ai pu en parler avec un amiral à la retraite, et si l'idée du Frappeur le séduit, il note que, comme vous le dites si bien, il implique une escorte pour lui permettre d'approcher du théâtre. Comme il disait : pourquoi pas, si nous avons la certitude de maîtriser le milieu aéromaritime sur la période nécessaire pour utiliser un tel navire. C'est la différence entre le Frappeur avec escorte et sa "version durcie" : le SNLE Ohio réformé. Il ne supprime pas le besoin de l'escorte, mais par ses qualités intrinsèques, il en diminue le besoin.

L'amiral Daveluy imaginait une Marine avec seulement des sous-marins dans un de ses ouvrages (Réminescences il me semble). Je le cherche encore.

L'idée est à développer : peut-on construire une Marine nationale avec juste ce qu'il faut comme navire de surface (porte-avions, BPC, frégate de défense aérienne, ASM, etc...) et des sous-marins pour le reste des besoins ? C'est peut être dans cette hypothèse là que l'on se dirigeait quand on proposait sur ce blog (voir "Ma Marine 2015-2030") d'avoir de nombreux patrouilleurs hauturiers pour contrebalancer le manque de frégates de premier rang. De même que j'avais proposé de remplacer les FREMM AVT par des SMX-25 car ils permettraient de décharger les actuels SNA de mission pour lesquelles leurs qualités intrinsèques sont sous-utilisées.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h25

Bien vu! Et surtout bien expliqué...  Je pense qu'un certain nombre de nos militaires de l'AdT et l'AA devraient lire votre article... Ils sortiraient peut-être d'un tropisme terrien ou aérien limitant.

De plus, un certains nombre de personnes qui parlent sans savoir du PA2 pour s'y opposer, concevraient-ils enfin qu'il n'y a pas besoin d'une escorte ou d'un GAé supplémentaire pour un deuxième P.A.

Commentaire n°4 posté par Marcus le 13/08/2012 à 23h38

J'en viens à me demander si je ne souffre pas d'un tropisme marin trop sévère. D'un autre côté, j'ai souvenir de pas négliger, ou de ne pas trop négliger, l'utilité de la Marine pour permettre aux troupes de l'Armée de Terre pour manœuvrer ou passer d'un théâtre à l'autre.

Comme vous dites si bien, la commande du PA2 n'engendrerait pas d'escorte supplémentaire, tout comme la suppression du groupe aéronaval n'engendrerait pas des économies faramineuses... sauf à réduire la voilure de nos forces armées.

Je souhaitais faire un petit tour historique du sujet, je suis bien content que cela plaise, merci de votre petit mot.

Je suis désolé du grand retard que j'ai pour publier votre commentaire.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h12

Bonjour

Le retard, c'est normal, avec les vacances !!!!

Pour les exemples rappelons par exemple les opérations Epervier et la mise en oeuvre de missiles Hawk et Crotale contre les Tu-22 libyens

Ou les BLM Tartar à Djibouti ...

 

Commentaire n°5 posté par Starshiy le 18/08/2012 à 17h13

Bonsoir,

J'en ai un beau de retard...

Merci pour ces exemples, je vais tâcher de trouver de la documentation. C'est toujours si facile de tirer sur la Marine, j'en suis suffisamment désapointé pour une année... Je pensais aussi à l'opération Manta (forcément, j'ai un ouvrage dessus).

Réponse de Le marquis de Seignelay le 19/08/2012 à 23h23
Vous dite : "J'en viens à me demander si je ne souffre pas d'un tropisme marin trop sévère." Pour la France, ce serait l'inverse : elle souffre d'un manque de vision maritime -criant dans les approches du livre blanc de 2008 qui se contente de consacrer un arc des crises sans creuser la question- alors même qu'elle est la première puissance navale d'Europe et, de part son réseau mondial, la seconde derrière l'US Navy. La maritimisation des "heurts et des chocs" nous place en première ligne. L'outil naval doit être ré-adapté. La marine devient la force première ligne de défense au même titre que les divisions mécanisées massées sur les frontières du nord et de l'est au temps de la guerre froide. Les armées de terre et de l'air doivent suppléer/compléter la marine.
Commentaire n°6 posté par stef le 18/08/2012 à 18h45

Midship a trouvé cette citation d'un très récent rapport du Sénat :

« Il y avait au moins deux France, l’une maritime, vivante, souple, prise de plein fouet par l’essor économique du XVIIIe siècle, mais qui est peu liée avec l’arrière-pays, tous ses regards étant tournés vers le monde extérieur, et l’autre,

continentale, terrienne, conservatrice, habituée aux horizons locaux, inconsciente des avantages économiques d’un capitalisme international. Et c’est cette seconde France qui a eu régulièrement dans les mains le pouvoir politique.»
Fernand Braudel, La dynamique du capitalisme, exergue du rapport du Sénat sur la maritimisation du 17 juillet 2012»

http://www.senat.fr/rap/r11-674/r11-6741.pdf

Je craignais surtout une excessive mise en avant de la Marine dans mon approche, mais il est vrai que j'ai de la marge dans le débat national...

Il faut que je me remette à l'ouvrage : il y a un truc intéressant à creuser par rapport à l'arc de crises et les moyens de la Marine. Par exemple, il est bien étonnant que nous n'avions rien eu pour soutenir la logistique de l'opération Manta depuis la mer et le fleuve.

 

Réponse de Le marquis de Seignelay le 19/08/2012 à 23h21

Défendre une armée dans sa mssion et son format, c'est faire preuve de tropisme. Un aviateur a un tropisme aérien, un marin un tropisme marin, un terrien un tropisme terrien.

 

Si l'on vient déshabiller Paul et Jacques pour habiller Pierre, il ne faudra pas se plaindre si Paul et Jacques ne sont plus capables d'assurer les missions que l'on leur confie.

Commençons par faire mieux avec le budget qui existe avant de réclamer les crédits des autres (armées ou ministères).

Commentaire n°7 posté par Kouak le 20/08/2012 à 11h24

Et l'on ne devrait pas contester la répartition des crédits sous le prétexte que l'on peut toujours faire plus avec moins ? Cela ne répond pas à la question posée : pourquoi la Marine qui est en première ligne a le budget le moins élevé des trois armées ? C'est la moitié du budget des deux autres armées.

En outre, quand les deux autres Armées viennent torpiller le budget de la Marine, il faudrait peut être leur signifier que cela empêche, aussi, la Marine de conduire ses missions. Le PA2, c'est pour financer les budgets de l'Air et de la Terre alors qu'ils ne sont peut être pas optimisés.

Peut être que le problème des marins c'est de ne pas assumer leur tropisme : les aviateurs et les terriens le font, et ils ont budget deux fois plus important que celui de la Marine.

Ce n'est pas à la Marine de s'excuser d'exister. Le Politique dit qu'il faut être présent en priorité sur les mers et les océans, et ce n'est pas la Marine la priorité budgétaire. Ce n'est pas logique.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 20/08/2012 à 17h14

" ils ont budget deux fois plus important que celui de la Marine."

 

http://www.senat.fr/rap/a11-108-6/a11-108-62.html#toc6

En aditionnant les crédits de paiement 2012 que l'on trouve en suivant ce lien, hors dissuasion, en ne retenant que les millions (pas de chiffre après la virgule) et en ne choissisant que les crédits que l'on peut directement attribuer à uen armée, on obtient :

Air 1970

Terre 1262

Mer 1537

 

C'est très perfectible, mais en matière d'équipement la Marine n'est pas mise à l'écart.

 

Maintenant sur des chiffres bruts, prenons le budget de fonctionnement et d'entrainement des forces, le programme 178. Et je cite en crédits de paiement pour 2012.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/a3809-tVI.asp#P127_8383

Air : 4406.82

http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/a3809-tV.asp#P363_7881

Marine : 4209

http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/a3809-tIV.asp#P173_13029

Terre : 7582.35

 

Si la Marine est certes la moins bien lôtie, mais ce n'est pas 3,7 milliards ou 2,2 milliards...

 

Commentaire n°8 posté par Kouak le 20/08/2012 à 20h38

Pour la Marine j'ai trouvé le chiffre de 4,2 milliards d'euros pour l'année 2011. Les autres chiffres cités proviennent de documents internes aux deux Armées concernés. De plus, depuis que j'ai pu récupérer les numéros de la revue Marine de l'ACORAM, j'ai pu constaté au fil des budgets de 1945 à 1990 que le budget de la Marine nationale représente structurellement de 18 ou 19 à 24 ou 25% de l'effort militaire français. Je devrais compiler les données dans un tableau.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 20/08/2012 à 22h15

Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

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   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

http://i.imgur.com/poKeY.jpg

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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