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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:40

 

 

 

http://idata.over-blog.com/4/22/09/08/France/Marine-Nationale/BPC-Dixmude/BPC-Dixmude--2012MRSP_001_006_342-source-ECPAD.jpghttp://bemil.chosun.com/nbrd/files/BEMIL085/upload/2006/02/Westland%20Sea%20King%20ASAC%207_03.jpg

© ECPAD. BPC Tonnerre à "Bold Alligator" (2012). Un des Sea King ASaC de la Royal Fleet Air Arm (crédit inconnu).

 

Dans le billet d'hier, il était question de remettre en service les Cougar du système HORIZON pour oeuvrer dans la bande littorale. Les différentes hypothèses d'utilisation opérationnelle envisagées appelaient à une grande refonte de ce système d'armes de l'ALAT.

 

Aujourd'hui, c'est une hypothèse beaucoup plus modeste dont il s'agit : et si le couple BPC/hélicoptère de guet aérien était plus efficace au large de la Somalie que plusieurs frégates ?

 

Il pourrait être question de sortir les Cougar HORIZON de leur cocon pour les remettre en service, presque sans aucune modernisation. D'un autre côté, si l'Angleterre possède un parc de sept Sea King ASaC, alors pourquoi ne pas demander à les utiliser ? Des traités ont été signés le 2 novembre 2010, et l'utilisation conjointe de ces machines ne relève pas d'un grand risque politique... même si, bien entendu, la Royal Navy doit bien leur trouver quelques utilités.

 

Finalement, dans ces deux hypothèses, il est question de trouver le moyen le plus confortable à déployer, tant sur les plans financiers que diplomatique.

 

Mais quid de l'intérêt d'un tel engin ? Prenons l'exemple du Cougar HORIZON : "Le senseur actif est le radar Target de Thales, multimode à bande J, avec pour mode principal l'indication de cible mobile (ICM). Sa portée est estimée à environ 160 kilomètres avec une résolution de 10 mètres et une vitesse de la cible oscillant entre 8 et 280 km/h. Une combinaison de scanning mécanique et électronique lui permet de couvrir 3000 km2 en 10 secondes. Les officiers de l'armée française et les spécialistes de l'escadron Horizon le décrivent avec fierté comme le "meilleur radar [ICM] de l'OTAN " en raison de sa résolution et de sa fiabilité".

 

 C'est-à-dire que l'embarquement d'un plot de trois ou quatre appareils depuis un de nos porte-hélicoptères permettrait de couvrir une très grande zone. S'il n'est pas possible d'imaginer une permanence aérienne, tout du moins, il est imaginable d'avoir une certaine persistance.

En outre, les capacités actuelles des radars des deux hélicoptères de guet aérien, au moins pour l'HORIZON, permettent d'obtenir une vision globale du traffic au large de la Corne de l'Afrique. Avec une autonomie actuelle des Cougar HORIZON de trois heures, ces appareils peuvent aller patrouiller, finalement, assez loin du navire porteur. Et avec les capacités du radar, la zone couverte est finalement très grande.

 

Aussi, le radar peut suivre des cibles évoluant à 280 km/h. C'est bien assez pour 99,99% des navires. Qui plus est, la navigation commerciale doit se faire à une moyenne de 15 à 20 noeuds pour les grandes unités civiles. In fine, avec d'autres éléments de reconnaissance et d'identification, il deviendra possible de distinguer les navire-mères, utilités par les pirates pour chasser dans les eaux hautuières, des paisbiles navires de commerce. L'état-major embarqué à bord du BPC disposera d'une situation globale grâce au système HORIZON, et il pourra relever l'évolution.

Que dire de l'intérêt de tels hélicoptères pour aller surveiller les bases de pirates ? Coordonner le ou les raids d'unités spéciales sur le sol somalien ? Les évolutions juridiques conduiraient, semble-t-il, à ce que l'opération Atalante permette ou encourage des raids ciblés.

 

Dans cette optique, l'hélicoptère de guet aérien permettrait autant de tenter des actions de déni d'accès aux eaux internationales que des actions ayant pour objectif de décourage la navigation même côtière à des fins de piraterie.

 

Qui plus, il était bel et bien question d'une version navale des Cougar HORIZON : "Par ailleurs, une version navale de l'hélicoptère est actuellement examinée, de même qu'une version embarquée de la station terrestre. Plus important encore, une plate-forme héliportée fournit la possibilité de surveiller un secteur donné avec une haute résolution. Et il vaut la peine de considérer que les forces terrestres ont une grande expérience du travail avec les hélicoptères".

 

Les capacités de commandement des BPC permettraient, en collaboration avec le célèbre "système D" de relier ces machines au navire. En outre, les capacités nautiques des BPC, intrinsèques à sa taille, permettent d'envisager un embarquement prolongé. Le navire est suffisamment stable pour entretenir les machines à bord. Et les hangars sont suffisamment vastes pour permettre d'épargner aux machines une exposition trop prolongée aux embruns et à l'eau salée.

 

Pourquoi ne pas embarquer trois ou quatre hélicoptères de guet aérien sur autant de frégates ? La question mérite d'être posée. A défaut d'utiliser une grande unité amphibie, il serait donc question de disperser les machines dans une grande zone. L'avantage de la manoeuvre est évidente : en comptant seulement sur la disponibilité d'une machine et demi sur toute la durée de la mission, il est possible de créer une grande bulle de surveillance. Mais cela suppose une mise en réseau de trois ou quatre navires, et pas forcément de la même marine. Cela suppose également des capacités de commandement et de communication pour centraliser les informations reccueillies. Cela suppose une déconcentration de la logistique et de la mise en oeuvre des machines.

 

A contrario, le BPC possède ces capacités de commandement suffisamment grandes pour être les seules navires de commandement reconnus comme tel dans l'OTAN avec leurs homologues américains. En outre, le BPC possède une capacité exceptionnelle à durer à la mer : 350 jours de mer par année, selon son constructeur (DCNS). Il serait même envisageable de relever tout ou partie de l'équipage sur zone.

 

Dans cette hypothèse, il ne serait pas inintéressant de marier les deux options : une grande unité amphibie, le BPC, avec deux ou trois frégates. Le grand navire avec ses capacités de commandement et logistique maîtrisera la mise en oeuvre des hélicoptères de guet aérien et les informations, et grâce aux frégates, il démultipliera la zone surveillée. Les frégates redeviendront les effecteurs au service du grand navire pour démultiplier ses capacités d'action, comme par exemple aller déposer et récupérer un commando.

 

Il ne serait plus question de déployer une demi-douzaine de frégtes, si ce n'est plus, pour l'opération Atalante, mais deux ou trois frégates avec un BPC. Et dans ce cas de figure, la France rayonne car elle peut, à l'instar de la mission Corymbe, déployer en permanence un BPC sur zone. Le dividende politique est supérieur pour celui qui utilise une grande unité navale par rapport à celui qui peut déployer une frégate.

 

Avec le dernier TCD hollandais, le Karel Doorman, il sera même possible que l'unité amphibie puisse ravitailler d'autres unités navales. L'intérêt est pratique. Mais il est terriblement politique car une telle unité navale peut donner du temps à d'autres pour rester sur zone, et donc continuer à participer à la mission.

Le Karel Doorman est une sorte d'aboutissement, à l'échelle du navire, du concept de Sea Basing. Cette sorte de base flottante qui permet autant de durer à la mer, de commander les unités d'une zone, d'être un centre logistique, que de permettre le stockage puis l'envoie contre la terre d'unités militaires structurées.

 

 

Par Le marquis de Seignelay - Publié dans : Guerre Amphibie et Sea Basing - Communauté : Défense
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Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

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   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

http://i.imgur.com/poKeY.jpg

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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