Partager l'article ! Interview de monsieur Vincent Hélin, fondateur de Mer et Universités: Crédit : Vincent Hélin. Le Fauteu ...
Le Fauteuil de Colbert
Crédit : Vincent Hélin.
Le Fauteuil de Colbert a eu l'occasion d'interviewer monsieur Vincent Hélin qui a fondé l'association Mer et Universités, et qui a passé, il y
a peu, le relais à son successeur : Dominique Petit.
Bonjour monsieur Vincent Hélin, et merci de répondre à mes questions à propos de l'association dont vous êtes le fondateur : Mer et Universités.
Pourriez-vous nous parler un peu de vous ? Quel est votre parcours, et comment vous a-t-il conduit à vous intéresser à la mer et à ses acteurs ?
J’ai toujours été attiré par le monde politico-stratégique et par la mer. Mer & Universités conciliait, en quelque sorte, les deux. J’ai suivi une licence d’histoire à la Sorbonne, puis un
Master 1 et 2 de relations européennes et lobbying à l’Institut Catholique de Paris. Après un stage de fin d’études au sein du cabinet de M. Patrick Ollier, ministre chargé des relations avec le
Parlement, je suis aujourd’hui collaborateur auprès d’un député européen français.
Votre préférence semble aller aux... seules marines militaires ?
Mer & Universités a fait la part belle aux marines militaires, c’est vrai. Toutefois, nous avons reçus également des acteurs du monde maritime civil et nous intéressons aussi à
l’océanographie, à la protection de l’environnement ou à la course au large. Dans le cadre de nos activités Défense, nous recevons des marins, mais aussi des aviateurs ou des cavaliers. Le débat
est interarmées. Nous recevons aussi des parlementaires, qu’il s’agisse d’élus de la majorité ou de l’opposition.
Le succès de Mer et Universités est, notamment, fondé sur la qualité des personnes qui interviennent dans les rencontres de l'association : l'obtention régulière de tels intervenants
est-elle à accorder à votre seul dynamisme associatif ?
Il est évident qu’animer une association de cette envergure exige un grand dynamisme de la part de chaque responsable, du président au trésorier, en passant par le secrétaire général. Nous avions
décidés de solliciter les grands responsables, pour permettre à nos membres d’apprendre à leur contact. Je suis heureux de voir qu’ils se sont « pris au jeu ».
Bénéficiez-vous d'une « aide » de la Marine nationale pour votre association ?
La Marine nationale nous aide de manière ponctuelle, par exemple en nous prêtant des amphithéâtres à des conditions privilégiées. Certains officiers généraux se sont également investis à nos
côtés, comme l’amiral Olivier de Rostolan, à l’époque patron de l’Aéronautique navale, l’amiral Xavier Païtard ou l’amiral Olivier Lajous, qui est aujourd’hui directeur du personnel militaire de
la Marine.
Quels sont les types d'événements organisés par l'association ? Et sont-ils uniquement organisés à Paris ?
Mer & Universités organise trois types d’évènements : les rencontres Hommes & Défense, avec des parlementaires, les rencontres des Corsaires, axées sur les problématiques
industrielles, et les soirées-débats thématiques, sur l’avenir de l’Aéronautique navale, par exemple. Elles ont lieu à Paris essentiellement. En revanche, des voyages d’études nous conduisent
régulièrement à Toulon et à Brest. Nous décernons également, chaque année, un Trophée et des prix. Le premier lauréat du Trophée, le général Guillaume Gelée, est d’ailleurs officier de l’armée de
l’Air ! L’amiral de Rostolan l’a ensuite remporté en 2009 et 2010, l’amiral Païtard en 2011.
Après quatre années de fonctionnement, pouvez-vous nous dire rapidement combien d'événements ont été organisés par l'association ?
40 en quatre ans ! Le 41e aura lieu dans quelques jours, le 7 février, sous la présidence de mon successeur.
Le public de Mer et Universités s'est-il élargi au fil du temps ?
Oui, très largement. Au début, notre public était composé majoritairement de réservistes ou d’étudiants en sciences ou en relations internationales. Désormais beaucoup plus important, notre
public comporte des étudiants en gestion, en droit public ou privé, et même en développement durable ! Nous accueillons aussi avec plaisir les étudiants des Grandes écoles, comme l’Institut
Catholique de Paris, l’Ecole des Dirigeants et Créateurs d’entreprises ou l’ESSEC.
Comment s'organise la gestion de l'association : êtes-vous seul maître à bord après dieu ou la direction est-elle assurée par un « état-major » ?
L’animation et la gestion sont collégiales. Comme dans toute association, notre bureau est composé d’un trésorier, d’un secrétaire général et d’un président, qui ne décide que si les deux
premiers sont d’accord. A Mer & Universités, l’unanimité est la règle.
Vous avez quitté, à l’été 2011, la direction de l'association : quel bilan pouvez-vous faire de votre action ?
Mon équipe et moi-même avons créé une association, en partant de peu, en juin 2007. Notre plus grande fierté est d’avoir, en quatre ans, réussi en travaillant à obtenir la reconnaissance du
bien-fondé de notre démarche par l’institution militaire, puise l’association est désormais membre de la Commission armée-jeunesse, la reconnaissance du monde industriel, à travers notre nouveau
statut d’exposant à Euronaval en 2010, la reconnaissance du public, enfin, puisqu’il a toujours été au rendez-vous !
Pouvez-vous nous présenter votre successeur ? Etait-il présent pour la création de l'association ou est-il, déjà, un « produit » de l'association ?
Mon successeur, Dominique Petit, a rejoint mon équipe en 2008. Il porte aujourd’hui la lourde responsabilité d’assurer, avec sa propre équipe, l’avenir de l’association, malgré une vie
professionnelle bien remplie, puisqu’il est chercheur en médecine.
Quel avenir est-il prévu, et lequel espérez-vous pour l'association ?
L’avenir immédiat est incarné par le colloque sur la Défense européenne, le 7 février, avec la participation notamment du député européen Philippe Juvin et du général Patrick de Rousiers,
aujourd’hui inspecteur général des Armées après avoir été le représentant militaire de la France à Bruxelles pendant la dernière présidence française de l’Union européenne. Un grand évènement
devrait avoir lieu en juin pour les 5 ans de l’association. Au-delà, il appartiendra à mon successeur de fixer le cap.
L'association a-t-elle permis à la Marine de rayonner au point de susciter des vocations ?
Je constate avec satisfaction que de nombreux étudiants qui ont découverts la Marine par l’intermédiaire des évènements organisés par l’association ont choisis de devenir, plus tard, réservistes.
Toutefois, je précise que le recrutement au profit de la Marine n’a jamais été notre objectif. Nous essayons simplement de contribuer au débat sur les grandes questions de Défense qui se posent
en France.
Monsieur Hélin, au nom des lecteurs du blog le Fauteuil de Colbert, je vous remercie pour les réponses et le temps que vous avez bien voulu nous consacrer. Nous vous souhaitons une bonne
continuation, ainsi qu'à votre successeur et au bureau qu'il dirige, et de nouvelles années de réussite à l'association que vous avez fondé.
© Wikipédia. Clément Ader en 1891.
"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.
Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.
Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées...
A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".
Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).
Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.
Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?
Marine. Une stratégie payante.
«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc.»
« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».
« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »
« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».
Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.
Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?
"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.
A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.
[...]
D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la
Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.
«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de
lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.
En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".
Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.
Bibliographie et articles :
Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place
du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :
« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront
de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).
Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM)
:
Dissuasion :
Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.
Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS, Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération
seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :
Flotte de surface :
Lutte anti-sous-marine :
Fonction Garde-Côtes :
Bibliographie :
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