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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 10:36

http://lannig.perso.sfr.fr/quai_des_flottilles/Chevalier-Paul/FORBIN%20-%20CHEVALIER%20PAUL.JPGhttp://img144.imageshack.us/img144/8065/cougarczy48ti.jpg

© Frégates Forbin et Chevalier Paul par Norbert Le Bourhis et "Aramis", l'un des quatre Cougar HORIZON par Philippe 21.

 

Il y a quelques semaines, à peine (le 4 avril 2012), les deux frégates de défense aérienne de la Flotte menaient un très intéressant exerice au large du Centre d'essais missiles de la Direction Générale de l'Armement sur l'île du Levant (Var).

Il était question d'intercepter un missile supersonique rase mer lancé contre le groupe constitué des deux navires. Le PAAMS (Principal Anti-Air Missile System) a été utilisé dans sa pleine mesure car l'un des vaisseaux, le Chevalier Paul, utilisait les senseurs et les effecteurs (les Aster 30, donc) du Forbin pour mener sa mission à bien. C'est-à-dire qu'il y avait, manifestement, un seul central opérations qui commandait aux radars et aux armes des deux navires pour intercepter l'assaillant.

Tout du moins, c'est ce que l'on peut comprendre en lisant le compte-rendu officiel. C'était même une première en Europe selon ce dernier.

Comble du luxe, alors que le PAAMS confère cette capacité de commander les moyens anti-aériens d'un groupe naval afin de centraliser la lutte aérienne -et de décupler les capacités par leur mise en réseau-, celle-ci a été utilisée par un navire PAAMS pour commander un autre navire PAAMS. Tout cela pour dire que l'on peut attendre avec envie un tel exercice avec le porte-avions, la frégate Aquitaine, ces deux navires embarquant des Aster 15, et l'une des deux frégates Horizon. Pour aller plus loin, il convient de se demander si le PAAMS peut intégrer à la bulle qu'il commande des navires étrangers à son système ? Comme, par exemple, des frégates européennes qui mettraient en oeuvre des SM-2 et des SM-3 depuis le système AEGIS.

Cet exercice est là aussi pour questionner les capacités de défense aérienne de la Flotte. Un missile rase-mer a donc la particularité d'évoluer à basse altitude. Si les deux radars EMPAR et S1850/SMART-L des deux frégates Horizon ont pu accrocher la cible, il convient de se demander à quelle distance ? L'Aster 30 affiche une portée officielle d'une centaine de kilomètres contre cible aérienne, mais seulement d'une trentaine de kilomètres contre un missile évoluant à basse altitude.

Si le S1850 porte entre 400 et 500 km pour sa veille aérienne à longue portée, à combien celle-ci devient-elle efficiente pour pister un missile anti-navire rase mer ? Les équipages des deux navires savaient qu'ils allaient être attaqués de la sorte. La question est donc de savoir si en cas d'attaque surprise, comme contre la corvette furtive israélienne Hannit en 2006, si le délais offert par les senseurs des Horizon aurait été suffisant pour permettre aux équipages de réagir et tirer une salve d'Aster 30 ?

Effectivement, notons que c'est que c'est une salve d'Aster 30 qui a été lancée ("Le Chevalier Paul a assuré le suivi de la cible et des missiles tirés".). A bord des frégates Forbin et Chevalier Paul, il n'y a "que" 48 missiles (la dotation peut être portée à 64 engins avec la réserve située sur la plage avant). Si pour un missile antinavire supersonique rase mer il faut en tirer au moins deux, alors les réserves se vident très rapidement en cas d'attaques répétées.
Il y a bien un moyen pour allonger l'horizon des Horizon.

Les AWACS furent notamment conçus pour détecter des engins évoluant à basse altitude. Il y a les AWACS terrestres, comme les E-3 Sentry de l'Armée de l'Air. S'ils nécessitent d'être mis en oeuvre depuis une base aérienne avec une piste suffisamment longue (et les réserves de carburant adéquates), ils offrent une permanence, une persistance sur zone très forte.
Ils ont été mis à contribution pour l'opération Atalanta au large de la Somalie, et leur utilité dans une mission aéronavale a été démontrée. Ces plateformes ne seraient donc pas inutiles si elles peuvent couvrir le GAn et offrir une bulle de détection supplémentaire, un horizon plus large permettant de gagner du temps pour gérer les menaces. Cela suppose que les E-3 soient à proximité du porte-avions.

 

Il y a également les avions de guet aérien embarqué, comme le E-2 Hawkeye. D'une endurance plus faible que son équivalent terrestre, il offre néanmoins la possibilité de persister sur zone avec deux appareils, embarqués à bord, qui peuvent se relayer sur place.
Mais si celui-ci, s'il offre une bulle de veille aérienne de 500 km de diamètre, c'est essentiellement dans l'optique de soutenir le groupe aérien embarqué. La manoeuvre de cet appareil ne sert pas tant à couvrir les unités navales que d'éclairer la zone d'action des Rafale et Super Etendard, et de coordonner l'action de ceux-ci.

 

Ce sont actuellement les moyens mis en oeuvre par l'Armée de l'Air et la Marine pour, notamment, assurer la surveillance aérienne d'une zone depuis un avion de guet aérien. Ces plateformes offrent la possibilité de surveiller ce qui se passe à basse altitude, là où les radars terrestres ou des navires sont les moins efficients.

 

Dans la Royal Navy, il n'y a plus de porte-avions CATOBAR depuis les désarmements du HMS Eagle (1972), du HMS Ark Royal (1978) et du HMS Hermes (1984). Ce dernier perd néanmoins ses catapultes en 19701. La veille aérienne lointaine ne pouvait plus être assurée par les Fairey Gannet AEW (Airborne Early Warning), des appareils à voilure fixe qui ont besoin de catapultes. En outre, comme cela arrivera malheureusement, la Fleet ne peut pas toujours être sous la couverture d'appareils de patrouille maritime basés à terre. C'est pourquoi un programme a été lancé pour que des hélicoptères de guet aérien prennent la relève des Gannet. L'aboutissement de cette démarche fut le Sea King ASaC (Airborne Surveillance and Control) de la Royal Fleet Air Arm qui devaient équiper les nouveaux porte-aéronefs de classe Invincible. Malheureusement pour les équipages de la Royal Navy, les Gannet furent retirés du service, a priori, en 1978, et les Sea King ASaC ne servirent pas pendant cette guerre où la marine anglaise perdit de nombreux bâtiment à cause d'une couverture aérienne déficiente.

Néanmoins, il semblerait que sept machines entrèrent tout de même en service, depuis les années 80. Et à défaut de servir aux Malouines, elles servirent pendant la Guerre du Golf de 1991, et surtout, pendant la Guerre d'Afghanistan (2010-2012). Mer et Marine nous dresse un portrait de l'action de deux de ces machines au-dessus du sol Afghan : "Après 15 mois d'opérations, les appareils du 854 Naval Air Squadron ont regagné début mars la base aéronavale de Culdrose, en Grande-Bretagne. Arrivés fin novembre 2010 en Afghanistan, les hélicoptères de la marine britannique ont participé à la surveillance du territoire au profit des troupes de l'International Security Assistance Force (ISAF). Loin du milieu maritime auxquels ils sont habitués, les Sea King et leurs équipages se sont parfaitement adaptés au sol afghan. Basés à Camp Bastion, dans la province d'Helmand, au sud du pays, les hélicoptères ont été particulièrement actifs l'été dernier dans la lutte contre le trafic d'armes et de drogue, permettant à l'ISAF de découvrir et détruire 7 tonnes d'explosifs servant à la fabrication d'engins artisanaux de type IED et plusieurs milliers de kilos de drogue".

En mer comme à terre, les hélicoptères présentent l'inconvénient d'être beaucoup moins endurant pour tenir l'air. Et ils ne sont pas forcément beaucoup moins coûteux à l'acquisition que des appareils à voilure fixe. L'utilisation de ce type de machine pour éclairer une escadre est donc un exercice plus compliqué, et à l'horizon moins lointain, que s'il avait été réalisé par des avions de guet aérien catapultés.

 

C'est peu ou prou dans le même rôle opératif que les Sea King ASaC que les Cougar HORIZON (Hélicoptère d'observation radar et d'investigation sur zone) ont été conçus. Ces machines succèdent au programme Orchidée (1990). Ces machines devaient, notamment, permettre l'éclairage de l'artillerie.
Ces quatre mousquetaires que sont les Cougar HORIZON jouent le même rôle que les Sea King ASac en Afghanistan. Sauf que les machines françaises avaient été conçues pour opérer à terre, contrairement aux machines anglaises qui devaient principalement opérer en mer. Il n'y a qu'un pas à franchir pour affirmer que le système radar sert aussi bien dans l'un ou l'autre milieu. Les E-3 de l'Armée de l'Air ont franchi ce pas.
Ces hélicoptères, à l'endurance moindre, ne pouvaient couvrir la même zone qu'un E-8 JSTAR de l'US Air Force. Mais ils étaient plus à même d'éclairer une zone particulière en liaison avec une autre plateforme, et de le faire de manière discrète.
Quoi qu'il en soit, les machines sont actuellement sous cocon, quelque part, dans un entrepot de l'ALAT.

A l'heure actuelle, les capacités du radar sont dépassées pour une utilisation dans le milieu maritime. Celui-ci n'arriverait pas à suivre des cibles évoluant à plus de 280km/h. C'est gênant.

Si cette limitation était levée, alors la bulle supplémentaire offerte par les Cougar HORIZON permettraient aux frégates Horizon, via la liaison 16, d'éclairer une zone particulière d'où une attaque serait attendue. Par exemple une zone où des missiles anti-navires auraient été repérés. Cela n'offre pas la possibilité de couvrir une zone de manière persistante au cas où un missile rase-mer serait tiré.

 

Les Cougar HORIZON pourraient-ils, dans cet hypothétique rôle, servir à l'éclairage de munitions à longue portée ? De l'artillerie navale ? A défaut de posséder les drones nécessaires à cette mission, alors, peut être que ces hélicoptères pourraient permettre de disposer d'une solution transitoire. Ou pas s'ils sont incapables de remplir une telle munition ou si un hélicoptère aux capacités plus simples pourrait tout aussi bien le faire.

 

Dans le cadre d'une guerre amphibie, l'utilisation des Cougar HORIZON permettrait d'aller plus loin. En effet, déployés depuis le BPC, ces voilures tournantes permettraient de surveiller très précisément la bande littorale, là où les dangers sont très grands pour les troupes amphibies et les navires. D'un côté, l'hélicoptère prévient les attaques anti-navires, de l'autre, il peut suivre les mouvements des troupes ennemies au sol.
En Libye, l'utilisation de ces quatre Cougar n'auraient pas été inutiles. Les E-2 et E-3 servaient à faire respecter la ZEA et à coordonner les raids des appareils à voilure fixes. Le groupe aéromobile était dirigé depuis un hélicoptère de manoeuvre qui servait aux commandement des différentes voilures tournantes dédiées à l'attaque. Et si pour mieux repérer les troupes aux sols, un Cougar HORIZON avait été utilisé dans son rôle originel ? Aurait-il pu permettre de guider les munitions délivrées par les Rafale, alors que ces derniers buttaient à dénicher les combattants libyens retranchés dans leur population ?

In fine, c'est vraiment cette question : est-ce qu'un nouveau radar pour ces hélicoptères pourrait permettre d'illuminer des cibles. C'est-à-dire qu'il pourrait servir à guider les tirs de l'artillerie, ou des artillerie, et surtout des munitions de précisions. Ainsi, la force aéroamphibie aurait le choix entre des raids de voilures tournantes et de munitions de précisions, et que ces dernières soient des obus, des roquettes ou des missiles (aérobie ou balistiques).

 

Ainsi, le Cougar HORIZON, l'hélicoptère de guet aérien deviendrait un centre de contrôle des feux dans la bande littorale. Au creuset entre Terre et Mer, sorte de contrôle aérien avancé pour contrôler le feu délivrer par l'artillerie navale, le groupe aéromobile et le groupe aérien embarqué.

De façon plus basique, l'engin permettrait aussi de surveiller le trafic maritime autour d'unités navales dans des zones où la circulation maritime est dense, voir congestionnée, et où l'on peut craindre des "hostile swarm attacks". L'US Navy lance par ailleurs une réfléxion à ce sujet.

 

C'est de cette connivence qu'il serait même utile d'appeler à la création d'un escadron inter-armées. Les missions de soutien à la défense aérienne de la Flotte ne sont pas assez nombreuses pour justifier la remise en service et la modernisation de ces machines. C'est le même constat pour l'Armée de Terre où ces hélicoptères sont tout aussi utiles pour surveiller une zone ou coordonner des raids, mais en des occasions trop rares.

 

Les Cougar HORIZON s'inscriraient donc dans une aviation de coopération, non pas seulement entre l'Air et un autre milieu, mais entre deux Armées et deux milieux. 

 

Faut-il évoquer d'hypothétiques utilisations de cet escadron ? Il y a bien des opérations futures qu'il faudra appuyer dans le Sahara, et parfois, l'utilisation d'un Atlantique 2 ou d'un E-3 est trop lourde, ou pas assez proche du théâtre.

Mais aussi, pour lutter contre la piraterie, quid de l'intérêt du couple BPC/Cougar HORIZON ? A défaut d'embarquer des drones MALE ou HALE sur BPC, il y aurait une solution transitoire, et surtout, une solution interarmées. Dans cette optique, il serait bien plus intéressant qu'un BPC patrouille au large de la Somalie avec trois Cougar HORIZON plutôt que trois ou quatre frégates qui n'ont pas cette bulle d'éclairage.

 

Justement, c'est cette dernière remarque prospective qui met en relief l'intérêt indéniable que les anglais ont trouvé à l'hélicoptère de guet aérien embarqué : il ne nécessite pas de porte-avions. Ainsi, une frégate Horizon pourrait grandir sa bulle sans le porte-avions, ou bien, un BPC pourrait lui-même s'éclairer. Dans les deux cas, le matériel redonne de la souplesse dans la manoeuvre aux différentes unités navales, aériennes et terrestres.

 

Pour la note otanienne, le système HORIZON permettrait à la France de reprendre pied dans le programme de l'alliance Atlantique, Alliance Ground System. La France a réussi à se soustraire en ne participant aucunement à ce programme. L'HORIZON lui permettrait de pouvoir y participer avec une participation réduite, et de disposer de capacités supplémentaires pour peser dans les coalitions et l'Alliance. Enfin, le système HORIZON fait travailler les industries française et européenne, quand l'AGS semble favoriser quelques entreprises américaines.


1 Comme le précise un lecteur, X07, le Hermes deviendra dès 1970 un "commando carrier", puis un porte-avions VSTOL en 1980.

 

Par Le marquis de Seignelay - Publié dans : Défense aérienne de la Flotte - Communauté : Défense
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Commentaires

L'idée de l'hélicoptère Horizon est interessante. Par contre, il faudrait clairement revoir le radar qui est conçu pour détecter les véhicules, et avec un peu de chance les hélicoptères en rase-motte.

Cependant, une autre solution pourrait être interessante à exploiter. Il s'agit du ballon captif. Il peut porter à haute altitude un radar. Le problème par contre est la mise en oeuvre à partir de la mer.

Cependant, si les E-3 et E-2 ont quelques qualités en mer, ce n'est pas la panacé. En revanche, en améliorant le radar des NH90 de lutte asm, peut-être serait-il possible de détecter les missilesau ras des flots! Cela permet de ne pas multiplier le nombre de plate-forme, et surtout de faire plaisir au contribuable qui paiera moins cher une compétence supplémentaire.

Commentaire n°1 posté par deletre le 03/05/2012 à 17h09

A voir pour les NH90, vue la taille des radars des Cougar HORIZON et des Sea King ASaC, cela risque d'être très compliqué.

Actuellement, il est dur de faire mieux qu'un E-2 sur porte-avions.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 03/05/2012 à 19h31

Bonsoir

Déjà au temps du tartar sur les EE 47, la tactique française différait de celle des US. Ceux-ci donnnaient dans le shoot-shoot look, alors que plus avares nous donnions dans le shoot look shoot. (Pour les Us tuirer 2 misisles avant d'évaleur le résultat, et dans le cas de la France évaluer le résultat du 1er misisle avant d'en tirer un second).

La tactique américiane, qui semble ici adoptée provient du fait qu'un missile a en moyenne sur les tirs réalisés une probabilité technique de 0,8 (80%) d'atteindre la cible (défaut du missile, défaut du guidage ...). Donc, pour avoir une probabilité "technique" de 1 au moins, 2 misisles ne sont pas de trop.

Deuxième point, le missile mer mer à vol rasant n'est détectable en général qu'à l'horizon radar du porteur quand ce dernier est isolé. Au delà on ne cheche qu'à atteeindre le porteur éventeul pour l'abattre avant qu'il n'ait eu le temps de tirer. Bien entendu, ceci n'est plus vrai lorsque les détections peuvent être mise en réseau par les liaisons 11 ou 16.

Enfin, quel interêt d'utiliser des Cougar Horizon développés pour un environnement terrestre tout à fait différent? ll me paraît plus sage d'aménager si nécessaire le radar des NH-90, ce qui éviterait encore une "crise" logistique supplémentaire, compte tenu de la faiblesse de nos moyens.

 

Cordialement

 

Commentaire n°2 posté par starshiy le 03/05/2012 à 20h24

Je me sens rendu compte en écrivant que c'était l'idée de cette plateforme de gestion de l'espace aérien à l'échelle du littorale qui est intéressante, et qu'elle puisse servir à la transition entre mer et terre. Il semblerait que à l'approche des littoraux, il y ait un prisme qui déforme les matériels, et qui les transforment de navires et aéronefs hauturiers en matériels côtiers. 

Le couple hélicoptère de guet aérien et BPC n'est peut être pas inintéressant pour une mission comme Atalanta. Par exemple, cela peut être une belle solution transitoire en attendant l'hypothétique marinisation d'un autre moyen de guet aérien pouvant être déployé depuis BPC. En tout les cas, la surface couverte par ce couple n'a rien à voir avec deux, trois ou quatre frégates... Et le BPC dure, agréablement, plus longtemps.

Je ne sais pas pour le radar du Caïman Marine. Est-ce qu'il a la même portée et des capacités comparables à celui des Cougar HORIZOn ou des Sea King ASaC ? Je vais tâcher de trouver.

Merci pour ces précisions sur les escorteurs T47 ! Je dois dire un petit mot sur le "coût" de leur refonte Tartar (15 millions de francs) face au coût des frégates lance-engins (163 ou 167 millions de francs de tête).

Il est possible, vous me préciserez, que la salve soit devenue nécessaire dans les conditions actuelles. Les silos verticaux ont été préférés car plus réactifs pour contrer des attaques saturantes. Et pour contrer les missiles modernes, l'électronique a progressivement pris de plus en plus de place, depuis les années 60, pour gérer le volume d'informations, automatiser les procédures, et permettre des gains de temps appréciables, et nécessaires.

Mais il y a beaucoup de choses à dire !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 03/05/2012 à 20h59

Au vu de l'endurance d'un hélicoptère, ce serait un sacré coup de bol d'avoir ce capteur déporté en l'air lors d'une attaque. De plus, au vu de la taille du radar, il sera difficile d'en faire un système modulaire. Donc un système fixe qui immobilise un hélico.

Alors vaut-il mieux un hélicoptère ASM ou d'alerte avancée ?

 

Reste la solution du drone, mais d'un gros drone, de la taille d'un hélico piloté, donc la question de la place au sein du navire se repose.

Comme le dit deletre, un dirigeable est une excellente solution. Encore faut-il un ballon assez grand pour emporter un radar crédible, sa génération électrique et les communications. Rest aussi la question de la tenue d'un tel engin aux conditions météo et de sa récupération.

 

Quant à l'usage d'un Horizon en Lybie, la portée du radar, le met-il à l'abri des menaces sol-air ?

Aujourd'hui il semble que la permanence d'un système de radar sol-air soit plus l'apanage de l'Armée de l'air avec ses MALEs. Par contre, le concept d'un poste de commandement lui fait son chemin avec un Puma équipé d'une liaison 16.

Et pour ce qui est de l'AGS, il ne serait pas idiot de contribuer financièrement à l'Astor brittanique. On a un traité qui milite dans ce sens...

Commentaire n°3 posté par Kouak le 03/05/2012 à 20h46

Oui, c'est bien pour cela que l'on peut s'étonner que les anglais n'ait, manifestement, et à ma connaissance, même pas essayé un appareil de guet aérien STOBAR.
Il faut avouer que c'est de l'utilisation ponctuelle contre attaque par missile anti-navire rase mer : à part dans un cas comme les Malouines dans un affrontement militaire déclaré...

Les NH90 NFH Caïman Marine, c'est prévu. Les Cougar HORIZON, c'est sous cocon.

Les drones MALE et HALE seraient préférables à bord d'un BPC. Mais il n'y a aucun horizon sur le sujet. Et les quatre mousquetaires sont sous cocon.

Pour le Cougar HORIZON : il n'était même pas prévu de faire des "missions AWACS" sans avoir acquis au préalable la maîtrise aérienne. Dans les autres cas, il était question de saut de puce.

Oui, la question des ASTOR se posent : mais dans le domaine naval, je poserais humblement la question de la persistance sur zone de ces aéronefs, et du potentiel à durer d'aéronefs embarqués sur une unité navale.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 03/05/2012 à 21h05

Le radar Horizon est effectivement volumineux, mais le radar de surface dédié à la détection des navires doit probablement détecter les hélicoptères volant au ras des flots. à partir de là, en améliorant le logiciel, peut-être peut-il détecter un missile volant au ras de l'eau.

Après, une autre solution pourrait être de multiplier le nombre de porte-avion (3-4) afin de pouvoir embarquer un grand nombre d'avion spécialisés du gabarit d'un E-2C (ravitaillement en vol, guerre électronique, surveillance aérienne, surveillance maritime, transport, détection sol à la manière du Sentinel R1 anglais,...). En simplifiant ce type de navire à l'extrême, peut-être est-il réalisable de construire 3 ou 4 de ces ponts de 300m de long.

Commentaire n°4 posté par deletre le 03/05/2012 à 20h47

Dans cette optique, avec une telle flotte de E-2, l'intérêt de ma proposition sur les Cougar HORIZON s'effondrent ! Mais ce ne serait pas pour me déplaire...

Réponse de Le marquis de Seignelay le 03/05/2012 à 21h07

Je vous cite
"Il est possible, vous me préciserez, que la salve soit devenue nécessaire dans les conditions actuelles. Les silos verticaux ont été préférés car plus réactifs pour contrer des attaques saturantes. Et pour contrer les missiles modernes, l'électronique a progressivement pris de plus en plus de place, depuis les années 60, pour gérer le volume d'informations, automatiser les procédures, et permettre des gains de temps appréciables, et nécessaires.

Mais il y a beaucoup de choses à dire !"

Pour la salve, elle peut à mon sens se justifier du fait des caractéristiques de la cible: altitude faible, vitesse élevée, ce qui ne laisse aucun doute quand à sa dangerosité. Si le logiciel d'aide à la décision est bien fait, ce que je souhaite, ce critère doit être pris en compte pour valider cette option de salve.

Pour le silo et sa réactivité, il faut bien prendre en compte l'énorme énergie nécessaire au démarrage d'une rampe hydraulique (énorme au sens des ressoures du bord). Et si l'on tente de la démarrer sans attendre la disposition de l'énergie nécessaire, on plonge le bord dans le noir.

Sur les T-47, ceci supposait le démarrage d'un diesel alteranteur supplémentaire, de le coupler au réseau, et enfin de démarrer la rampe que l'on ne pouvait laisser en fonction tout le temps, son système hydraulique n'étant pas prévu pour cela.

Il fallait donc compter au moins 2 minutes depuis un stade de veille standard pour pouvoir tirer !

Bonne soirée

 

Commentaire n°5 posté par starshiy le 03/05/2012 à 21h15

Mais si tu ne fais pas un article sur le tir à bord des T47 "Tartar", je te pique tes commentaires !

N'empêche, je commence à me laisser dire que pour connaître le fonctionnement d'un escorteur d'escadre T47... !

Merci de ces très utiles précisions !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 03/05/2012 à 21h18

La mise en œuvre d'un ballon à bord d'un bâtiment en manœuvre est certainement complexe. Ensuite, sur un plan tactique, un ballon captif est captif : il est tributaire de son fil à la patte et il bouge quand son maître bouge. Enfin, il faut l'utiliser depuis le bord : stockage, gonflage, déploiement... Ça parait compliqué.

L'hélicoptère Cougar possède des avantages dans le cadre d'un embarquement sur BPC, c'est sûrement intéressant à étudier nonobstant les coûts de la remise à niveau du système et du radar. Par contre si l'effet recherché est celui de la permanence, je doute que ça soit une bonne solution. L'autonomie du système est trop courte pour disposer d'une couverture H24, guère plus de 3 heures hors transit. La portée du système atteint les 160 kms ce qui en fait un moyen d'observation plutôt localisé. Un escadron en entier (3 à 4 appareils) ne suffirait pas à couvrir un théâtre d'opérations.

 

De deux choses :

 

1- On considère l'option d'un drone ISR Male / Hale doté d'un radar SAR suffisamment précis. L'appareil serait basé à terre et déployé en soutien d'une force navale et/ou amphibie. Il en faudrait un nombre suffisant afin d'assurer les rotations, la permanence, voire la couverture de plusieurs zones chaudes (les emmerdes volent en escadrille...).

 

2- On considère un drone embarqué de type camcopter doté d'un pico-SAR (dérivé de celui proposé par la firme selex galileo) : 10 Kgs, 300 Watts en entrée, mais portée maximale 20 kms. Il en faudrait donc plusieurs pour couvrir un raid de tigres par exemple. Peu coûteux, employés en réseau, ils pourraient fournir des résultats intéressants au plan tactique pour l'acquisition de cibles en environnement urbain imbriqué, ne serait-ce que parce que la petite taille du drone, sa discrétion permettrait des approches plus directes. Frégates et BPC pourraient en embarquer plusieurs. On pourrait même imaginer, si on passe au format supérieur, de les armer de deux AGM-114 ou de roquettes APKWS pour traiter les cibles d'opportunité.

 

Les deux options dépendent de la définition du besoin et en la matière, la situation demeure dans le brouillard. Est-ce qu'on cherche un outil du champ de bataille destiné à renseigner et désigner des cibles (aux hélicos, voilures fixes, artillerie) ou bien recherche-t-on une véritable plate-forme ISR intégrée capable de voir dans la profondeur ?

 

Et là, on va me répondre : les deux ! Of course...

 

On voit toutefois bien se dessiner un élément crucial : les multiplicateurs de forces deviennent les éléments maîtres d'une armée moderne.

Commentaire n°6 posté par steph le 04/05/2012 à 01h39

Le problème mon ami, c'est que la Marine essaie le Camcopter, et elle veut déjà un machin plus gros (deux tonnes contre 200km, le SDAM) qui n'est même pas encore à l'état de protype. Même chose pour les drones MALE : nous avons le Patroller de SAGEM, mais, l'Armée de l'Air veut le truc plus gros : un machin de la classe des 4 à 7 tonnes, quand le français ne fait que dans la tonne, comme le Harfang.

2 : même le Camcopter actuel pourrait faire une grande partie de ces tâches. Mais comme dit plus haut, la Marine veut du gros (pour 2020).

Pour le 1, j'insiste sur l'embarquement d'un tel drone car, dans le cadre de la Somalie, ou de la Libye, on a pas de base suffisamment proche. Il y a donc de grandes pertes de temps sur le transit.

En l'état, si les Cougar HORIZON étaient remis en service, et embarqués sur un BPC, alors à tour de rôle ils pourraient surveiller pendant quelques heures de grandes zones. Ils parlent de 3000km² grâce aux modes du radar de l'hélicoptère.


Réponse de Le marquis de Seignelay le 04/05/2012 à 08h38

A mon avis les plus grands problèmes pour la remises en route des Cougar HORIZON seraient :

  • Retrouver et reformer du personnel initialement issue de l'armée de Terre (le système a été mis en sommeil en 2008, il y déjà plus de 4 ans)
  • Remettre en état les hélicoptères
  • La gestion des obsolescences ... le radar date des années 80-90
  • Rettrouver les compétence chez les industriels pour assurer la MCO

Le programme ayant été arrêté pour ses coûts de maintenance trop important étant donné des matériels.

Belle idée mais hélas je doute qu'elle voie le jour ... sous cette forme.

Mais pourquoi pas effectivement réutilisé la cellule et intégrer un nouveau radar, transmission de donnée et système d'information moderne ... est c'est repartis pour un tour ...

 

Commentaire n°7 posté par Candide le 04/05/2012 à 10h59

Je vous remercie pour ces précisions sur l'état de ce système d'armes. Je vais peut être proposer une utilisation plus raisonnable du système dans un contexte maritime, et ce, avec les capacités en l'état du radar...

Réponse de Le marquis de Seignelay le 04/05/2012 à 11h12
On remarquera tout de même qu'en ces temps de pénurie budégetaire (et subodorant que la commande de Caïman Armée de Terre sera probablement réduite) ; nous avons sous cocon 3 ou 4 cellules en bon état, avec peu d'heures de vol au compteur. Gaspillage de moyens ? On pourrait retirer les radars Horizon et les gréer en poste de commandement C2 volant ?
Commentaire n°8 posté par steph le 04/05/2012 à 12h05

Je me disais que, en fait, même avec le radar actuel, le système HORIZON nous ferait économiser un paquet de frégates en Somalie...

La Hollande vendait il y a quelques mois une vingtaine de Cougar avec encore un bon potentiel... Pensez-vous ! Le ministre n'a même pas lancé une étude comparative "situation actuelle/achat des Cougar et retrait des Puma" !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 04/05/2012 à 12h31

Si l'on décide de reconvertir les Horizon en matière de maneouvre, il faudra tout de même les moderniser, comme les appareils actuellement en service. Sans compter le démontage du radar.

Par contre,  il serait interessant de savoir si un Patroller peut être utilisé depuis un BPC. Et par ses proproes moyens, pour ne avoir de contraintes de catapultage et d'appontage.

Commentaire n°9 posté par Kouak le 04/05/2012 à 13h53

S'il est possible de démonter le système... alors autant piquer des NH90 ou des Caracal (je sais, je suis mal-élevé et je vide les hangars).

Pour le Patroller, oui, il y a de l'idée, et nous pourrions collaborer avec les américains, comme nous le faisons actuellement pour le programme SDAM. La DGA et DCNS utilise le drone de Boeing AH-6 Little Bird justement pour les techniques d'appontage d'hélidrone.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 04/05/2012 à 14h15

Réçemment, Eurocoptère a annoncé réflechir au remplacement des Cougars civils. Peut-être est-ce l'occasion d'en produire une version militarisée apte à remplacer les Pumas pour les missions simples et une version porteuse de ce fameux radar. On aurait ainsi facilement un grand nombre d'hélicoptères aux qualités suffisantes.

Commentaire n°10 posté par deletre le 04/05/2012 à 15h40

Alors là, il faudrait savoir où le machin va s'insérer entre les NH90 et le programme HC4 des Armées. Peut être faudrait-il piquer quelques NH90 à l'ALAT ?

Réponse de Le marquis de Seignelay le 05/05/2012 à 09h54

juste une précision, c'est le HMS Ark Royal qui a été désarmé en 1978, pas le HMS Eagle (1972). Le HMS Hermes a perdu ses catapultes en 1970 pour devenir un commando-carrier, puis un porte-avions V/Stol en 1980.

Commentaire n°11 posté par X07 le 04/05/2012 à 16h27

Merci de cette précision, je me disais aussi qu'il y avait une petite incohérence historique dans le propos !

X07, c'est en l'honneur d'un des torpilleurs ou contre-torpilleurs de la Force X ?

Réponse de Le marquis de Seignelay le 04/05/2012 à 16h50

Sur cette question, je m'interroge quand même sur les capacités du radar de surveillance maritime du NH-90 développé à partir d'un radar italien, mais dont je n'ai pas pu trouver la portée :

Etant de conception plus moderne, il formerait probablement plus facilement une pierre angulaire d'un tel système, ce d'autant que le porteur en est plus persistant qu'un Cougar, voire plus furtif du fait de la structure en composite de l'appareil.

Concernant le nombre nécessaire, je crois que sur les CVF il est prévu d'emporter 4 hélicos AEW donc cela donnerait une idée du nombre de NH-90 à distraire de leur mission ASW...

Distraire... tout le problème est peut être là quand on voit le faible nombre de commandé...

Commentaire n°12 posté par BPCs le 04/05/2012 à 19h34

A propos du radar du NH90, j'ai pu passer un appel à documentation sur Facebook et Twitter, et des lecteurs m'ont communiqué quelques liens. Dont celui-ci qui est à prendre avec des pincettes me dit un certain Lu : http://www.harpoondatabases.com/Platform.aspx?DB=1&Type=Plane&ID=652

Personnellement, j'avais énormément de mal à trouver rien que le nom du radar du Caïman Marine...

Effectivement, 4 appareils rapportés à la masse de Caïman Marine... dotée du radar (10 ? 14 ?), cela fait beaucoup dans l'optique d'une utilisation permanente !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 05/05/2012 à 09h53

Bonsoir ! 

 

- par quoi veulent remplacer, les anglais , leurs Sea King Asac ? 

- Agusta Westland et Thales ont un projet pour le remplacement des Sea King .... et Le radar des Horizons ? 

- Je synthétise votre réflexion , Marquis : 

Nous avons 2 micro-parcs , qui nous coûtent une demi - douzaine de doigts et de bras .... et vous souhaitez ajouter un 3 ème micro - parc avec Une reconfiguration des Horizons ???? Personnellement, je suis contre 3 micro-parcs  ! En revanche, votre proposition d'utiliser des Hélicoptères de Guet  retient mon attention. 

- Un achat , selon des stantards identiques, commun de EH 101 aewc  serait idéal , avec nos collègues britanniques. Pour la france, 4 à 6 machines ! Affectation Ada

- La suppression des 4 E3F de l'Ada .   

- Une dotation complémentaire de 6 E2D Hawkeye ( Et 2 de + si 2 ème PA2 - On a le droit de rêver ...) et une mise à niveau des E2C  en dotation ! Tous  affectés à la Marine ! 

 

 

Commentaire n°13 posté par tomate le 05/05/2012 à 22h20

Bonsoir cher ami !

Il y a un programme précis sur ce cas, pour les deux PA en construction. J'ai oublié le nom. Rarement, ou jamais encore, je n'ai lu d'article à ce sujet. Quoi qu'il en soit, c'est très lié à la décision d'installer, ou non, des catapultes. Quoi qu'il en soit, une version "ASaC" des EH101 Merlin tient la corde, elle est prête à être lancée. Sinon, il y aurait évidemment l'E-2D Hawkeye... vu qu'il n'y a plus tellement de choix. Il n'y aurait plus du tout de version ASM ou AEW des V-22.

C'est une excellente question, je devrais peut être faire un billet sur le sujet...

Je souhaitais, entre autre, vider des hangars, et palier l'absence de drones -comme quoi, on s'en passe finalement.

C'st une bonne question, encore une fois : quid de l'après E-3 ? Si cela devient l'occasion d'acquérir des E-2 supplémentaires... !

P.S. : je n'ai pas encore pu trouver les informations que vous m'avez demandé dans vos deux précédents commentaires.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 06/05/2012 à 17h37

Supprimer les E-3 ??

Un Hawkeye, c'est un petit E-3. Donc "petit" radar, petit équipage et petite autonomie. Un Sentry, ça se ravitaille en vol, ça peut faire tourner ses opérateurs et ses pilotes, donc ça vole longtemps.

Et je n'évoque pas les capacités d'écoute électronique de tels engins.

 

Si la Marine est permise d'avoir un groupe aéronaval, alors oui, elle aura besoin de plus d'E-2, comme de Rafale. Mais priver l'Armée de l'Air de ses Sentry pour faire des économies, très relatives, est un erreur.

Commentaire n°14 posté par Kouak le 06/05/2012 à 18h13

Je rapprocherais la proposition du fait qu'il ne serait pas prévu, pour le remplacement des Atlantique 2, de se tourner vers un appareil d'une taille comparable, mais plutôt de la catégorie en dessous... Mais il faudrait demander à l'Ada ce qu'elle veut, et aussi, voir surtout, quand est-ce qu'il faudra remplacer les E-2. Et donc, à quoi est-ce que les américains réflechissent ?

Réponse de Le marquis de Seignelay le 06/05/2012 à 18h23

PS pour ce qui concerne le V22, j'ai complètement "zappé" l'annualtion des VERSIONS ASM et ASAC. ---> Effectivement, cela réduit le nombre de vecteurs pilotés succeptible de recevoir un système complet ASAC , AEWC, Etc ...

- Pour ce qui concerne les vecteurs non pilotés navals équipés de ce typê de sytème ---> Rien n'est mûr , dans ce monde , à l'instant T ,.... Et ce , pour les 7 prochaines années . Et aucun projet présentant des similitudes votre proposition via votre billet, ne peut s'y confronter , être étudier  par  comparaison !

PS : Merci de me préciser ce point , concernant mes 2 précédents billets . Pour faire très court ---> Oui ou non, est 'il possible que les 5 municipalités ( Toulon , Brest, Cherbourg, Réunion, Cayenne)  puissent fournir , DIRECTEMENT, et TOUTE L'Année, l'energie suffisante à un vecteur naval existant , dotés et /ou à doter des systèmes mentionnés dans votre billet ? ( Pour ce qui me concerne, Ce doit être jouable moyennant des "aménagements" avec ERDF, EDF, ALSTHOM, SCHNEIDER , Les opérationnels de ces bases et les politiciens locaux et régionaux ! 

---> CA VALIDERAIT CONSIDERABLEMENT VOTRE PROPOSITION .... En optimisant l'utlisation partielle de certaines composantes du système, lors que les vecteurs sont à quai, pour des MCO préventives et /ou curatives ....Avec plusieurs vecteurs navals Equipés, on peut  mettre sous surveillance , plusieurs "zones".... ---> Arguments percutants pour justifier, financièrement parlant, vos réflexions... Cher Ami !

 

Bonne fin de soirée !!!

Commentaire n°15 posté par tomate le 06/05/2012 à 23h12

Je regrette également l'absence d'un V-22 ASM : il y aurait eu du lourd pour la lutte ASM...

L'un des problèmes de la dronisation, c'est que le machin sans pilote n'est qu'un capteur, ou un porteur de capteurs. Plus il y a d'informations, plus il faut de transmissions. Il y a d'ores et déjà une limite. Puis, plus il y a d'informations, mieux il faut qu'elle soit traitée. Dans la lutte anti-mines, les retours des drones américains ne sont pas très bon : beaucoup d'échos inutiles.

Tout cela pour dire que l'on peut "automatiser" une partie de la surveillance, le traitement reste roi, et de loin la partie la plus lourde. En attendant un drone embarquable, effectivement, l'hélicoptère présente l'avantage de rentrer dans le cadre ce ce que les marins et terriens savent faire à l'heure actuelle.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 07/05/2012 à 02h26

Cher Marquis

Je m'excuse de creuser le sillon des capacités du radar ENR du NFH, ce d'autant qu'il en est prévu 27 ces NH-90 et non pas une quatorzaine.

Il apparait dans votre lien, qu'il aurait une capacité de détection à 180 km et dans les liens ci dessous qu'il a des capacités de détection d'Air Target :

cela en ferait au moins un candidat à l'extension de la bulle de protection des Horizon envers les cibles rasantes au dessus de l'eau.

Comme les Horizons ont une bulle de détection à 400 km autour et que le NFH rajouterait une vision au ras des vagues dès 180 km , dégommer le NH90 en mission de guet aérien deviendrait compliqué, puisque les Aster 30(voire 30 block1 NT) intercepteraient à priori tout missile tiré en direction de l'hélico (qui pourrait d'ailleurs être lui aussi équipé de missile AirAir pour sa protection rapprochée, en utilisant les rails prévus pour les missiles ou torpilles si l'on voulait y mettre du Mica).

Des liens concernant le radar ENR du NFH :
http://articles.janes.com/articles/Janes-Radar-and-Electronic-Warfare-Systems/European-Navy-Radar-ENR-International.html
http://www.eisc.com.cn/webdata/Data.asp?nRecno=59544&Recno=214307&kw=%5BRadar%5D
Dont ce pdf sur l'océan master de Thales
http://www.thalesgroup.com/Portfolio/Documents/Brochure_Ocean_Master_09-2011/?LangType=2057

Commentaire n°16 posté par BPCs le 07/05/2012 à 00h15

Ah non, pas d'excuse : zéro tabou, zéro certitude !

Effectivement, j'ai confondu l'équipement en "kits" de lutte ASM, au nombre de 14, avec les radars ENR qui seraient de série.

http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements-moyens-materiel-militaire/aeronefs/helicoptere-caiman-marine

Merci pour ces liens, je vais tenter de potasser tout cela pour voir ce qu'il a dans le ventre cet ENR !

P.S. : les Mica sont prévus sur les Tigre, à moins que ce ne soit les Mistral ?

Réponse de Le marquis de Seignelay le 07/05/2012 à 02h30

Les Mistral sont déjà intégrés aux Tigres. D'ailleurs il fut effectué un tir sur cible terrestre avec un Mistral en Lybie.

 

Même si le HO-90 permet une alerté avancée, il n'est pas sûr que son radar puisse assurer le guidage du missile. D'autant qu'un Aster est donné pour 100-120 pour cible aérienne, donc à basse altitude, avec un air dense, il ne faut pas attendre 180km.

Commentaire n°17 posté par Kouak le 07/05/2012 à 14h55

Les hélicoptères n'emportent que des missiles AA légers. dans le cas du Tigre, il s'agit du mistral, et dans le cas de l'Apache il s'agit du stinger.

Commentaire n°18 posté par deletre le 07/05/2012 à 15h45

Etonnant que l'on ne dérive pas une version "polyvalente" du missile. Avec sa portée, ce serait un bel outil.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 07/05/2012 à 16h04
Il y a eu ou il y a encore des expérimentations pour diversifier l'emploi de missiles air-air léger en action air-sol. L'avantage c'est le coût de la munition et la faible charge explosive qui limite les domages collatéraux. Les USA ont fait des essais avec le Sidewinder et les Stinger, la France a utilisé le Mistral en Libye (déjà signalé plus haut) : 3 Mistral ont été tiré depuis des Tigres : 2 sur des objectifs statiques et un sur un pick-up se déplaçant "à grande vitesse" et manqué par un HOT. Par ailleurs, à la lumière de ces expériences, il est envisagé un missile léger multirôle en usage aussi bien air-air, qu'air-sol ou air-mer, une sorte d'arme à tout faire et à faible coût qui deviendrait un armement standard interarmé. Les USA travaillent aussi sur la roquette guidée.
Commentaire n°19 posté par steph le 07/05/2012 à 17h36

Il y a, par ailleurs, et que l'on devrait tous relever, depuis 2010, un service interarmées des munitions !

Grâce à ces précieuses informations rassemblées par Steph, je proclame encore mes interrogations face à la pertinence du missile anti-navire léger. Il y a manifestement d'autres priorités.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 07/05/2012 à 19h44

LesCobra sont aussi capable d'embarquer des Sidewinder.

 

La Lybie poussera peut être un tel programme. Le volume de missiles à modifier n'est pas énorme et la faible charge explosive d'un Mistral permet de limiter l'effet de souffle.

Par contre, c'est un guidage infrarouge. Dans un billet du Mammouth, J-M Tanguy signalait les difficultés du Javelin en cas de cible derrière le feuillage. Alors quelle serait la précision en cas de vent de précense de sable, de filets de camouflage ou plus simplement la précense d'autres sources thermiques ?

Commentaire n°20 posté par Kouak le 07/05/2012 à 17h45

Steph apporte une partie des informations et réponses ci-dessus.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 07/05/2012 à 19h45

L'inconvénient d'une arme multi-usages, c'est l'intégration dans une même enveloppe d'une charge caable de traiter différentes cibles et différents modes de guidage.

 

Les Américains dévellopent le Joint Air-to-Ground Missile sensés remplacer Hellfire, TOW et...Maverick. Avec un autodirecteur trimode. C'est très pratique pour la logistique mais d'un point de vue technique, pas sûr que ce soit le plus simple.

 

Par ailleurs, nous autres, français, ne devons pas oublier que les Anglais ont le Brimstone.

Commentaire n°21 posté par Kouak le 07/05/2012 à 20h39

La portée d'un radar aéroporté ne veut pas dire grand-chose. Ca dépend de nombreux paramètres et notamment:

- l'altitude du porteur et de la cible

- la SER de la cible (Surface équivalente radar)

- éventuellement la cinématique de la cible, surtout pour les radar doppler

- les modes radar

Pour l'ENR, sa portée max est bien supérieure à 180 km (90 nautiques) dans de bonnes conditions sur des cibles de taille moyenne (frégate), vu que des vieux radars comme l'ORB32 ou l'IGUANE ont des portées de cet ordre, voire plus.

Par contre, sur des petites cibles, c'est une autre paire de manches. Les portées sont beaucoup plus réduites, quel que soit le radar. Et là je parle de voiliers ou des esquifs des pirates, ou des go-fast. Ces cibles nécessitent des modes spécifiques.

Et pour les cibles encore plus petites, comme un petit  aéronef ( sans parler d'un missile), là il faut carrément un mode de veille air basé sur le doppler de la cible, ce qui est très différent et n'est pas l'usage principal de l'ENR.

D'autre part, les modes radars sont également adaptés au milieu de la cible. Ainsi, l'usage du radar n'est pas le même par mer forte ou mer d'huile; au-dessus de la terre ou de la mer. C'est pour ça que l'E-2C ne peut pas remplacer exactement l'E-3F et que l'E-3F ne peut pas remplacer l'ATL2. La détection c'est bien, mais quand on ne fait pas la différence entre un pétrolier et un tronc d'arbre qui flotte, ça sert à rien.

Bref, le concept du BPC avec un tas d'hélicos dessus ça peut marcher, mais avec des hélicos de surveillance maritime, le mieux étant évidemment le Caïman marine, et en coopération avec un patmar qui a une meilleure allonge et couvre donc une zone plus vaste. Et le Caïman peut faire ça en version ASW, il est multi-mission. Sans parler des capacités ASW d'un BPC avec 5-6 Caïman. Par contre, il faut les payer, les hélicos supplémentaires, la maintenance et les équipages... Et c'est putôt là que le bât blesse...

Commentaire n°22 posté par Cadfannan le 22/05/2012 à 20h22

Et l'utilisation de Cougar HORIZON pour la chasse aux skiffs, ne serait-ce pas là l'intérêt de leurs radars, conçus pour détecter blindés à roues ou à chenilles ?

Et merci bien de toutes ces précisions, elles me serviront pour l'avenir !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 23/05/2012 à 11h16

Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

PA-2-PA-3.png

   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

http://i.imgur.com/poKeY.jpg

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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