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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 06:00

 

 


Crédit : DCNS.

 

" Après les Scorpène, Marlin et Barracuda, DCNS abandonne les noms de poissons exotiques pour sa nouvelle gamme de sous-marin. Le nom d'Andrasta, déesse celte de la guerre, a été retenu pour le SMX-23, ce petit sous-marin côtier destiné au marché export. D'un déplacement de 855 tonnes en surface, ce navire, présenté au dernier salon Euronaval, peut embarquer six armes. Le bâtiment a vocation à équiper les marines ne disposant pas de sous-marinade où n'ayant pas les moyens de s'offrir des unités comme le Scorpène. Utilisant des technologies éprouvées et peu complexes, l'Andrasta est, environ, deux fois moins cher qu'un sous-marin d'attaque de la dernière génération. « Ce bateau est avant tout dissuasif, sa seule présence devant dissuader un agresseur de s'approcher des côtes. Il est robuste, simple d'utilisation et de maintenance, n'avance qu'à 15 noeuds et ne plonge qu'à 200 mètres, ce qui est un bon compromis pour naviguer par petit fond et patrouiller le long des côtes », explique un architecte de DCNS.

Le SMX-23 Andrasta sera capable d'atteindre 1850 milles à 8 noeuds et 3000 milles à 4 noeuds. A cette vitesse, il pourra rester en plongée, sur batteries, pendant 60 heures, son autonomie pouvant atteindre 15 jours. Côté armement, le sous-marin sera doté de six tubes, sans recharge. Il pourra aussi bien embarquer des torpilles que des missiles à changement de milieu ou des mines, dont la pose au large des côtes est beaucoup plus aisée avec un navire 800 tonnes qu'une unité de 2000 ou 4000 tonnes. Armé par un équipage de 19 hommes, le SMX-23 est enfin conçu pour les opérations spéciales et la mise en oeuvre de commandos.
Pour la petite histoire, Andrasta est la même divinité qu'Andarta la gauloise. Sa protection avait notamment été invoquée par la reine bretonne Bouddica, lors de l'invasion de la Grande-Bretagne (alors appelée Bretagne) par les armées romaines, en 61 avant Jésus Christ."
Mer et Marine, 12 décembre 2007.
" D'abord nommé SMX-23 lors de sa présentation à Euronaval 2006, le nouveau sous-marin de DCNS s'appelle désormais Andrasta. Issu d'un « concept ship » qui avait pour but d'anticiper l'avenir, est aujourd'hui proposé à de nombreux prospects. L'Andrasta est un petit sous-marin de 48.8 mètres dont le déplacement est d'environ 1000 tonnes en plongée : « Les fabricants de sous-marins ont tendance à surenchérir sur des bateaux très performants, alors que les marines ont de moins en moins d'argent », explique Jean Gauthier, architecte naval à DCNS, spécialisé dans les sous-marins. Sur les derniers contrats enregistrés, plusieurs pays, comme le Chili ou la Malaisie, n'ont d'ailleurs commandé que deux unités, soit le strict minimum pour disposer d'une flotte sous-marine. « Certaines marines qui n'avaient pas les moyens pourront acquérir des sous-marins et d'autres pourront acheter plus de deux navires ».
Cette nouveauté ne se veut, néanmoins, pas une concurrence au Scorpène, beaucoup plus sophistiqué et réservé à des Etats souhaitant mener des opérations océaniques. Toutefois, avec l'Andrasta, le groupe français souhaite provoquer une véritable rupture commerciale sur le marché, en proposant un navire spécialisé dans le combat côtier et surtout bien moins cher qu'un bâtiment classique, comme le Scorpène ou le type 214 allemand. « Nous avons cherché, fonction par fonction et mission par mission, où il était possible de réduire les coûts », souligne Jean Gauthier. Pour parvenir à proposer un submersible 50% moins onéreux, les architectes de DCNS sont donc revenus aux fondamentaux : « Ce bateau est avant tout dissuasif, sa seule présence devant dissuader un agresseur de s'approcher des côtes. Il est robuste, simple d'utilisation et de maintenance, n'avance qu'à 15 noeuds et ne plonge qu'à 200 mètres, ce qui est un bon compromis pour naviguer par petit fond et patrouiller le long des côtes ».
Le concept de la mine intelligente

En 2004, DCNS (alors DCN) avait présenté le SMX-22, un nouveau concept alliant un grand submersible (vaisseau mère) à deux plus petits. De cette étude, les clients potentiels se sont surtout intéressés aux « baby soum », petits mais suffisamment armés pour constituer une menace importante pour l'adversaire. Sans le sous-marin mère, qui assure l'autonomie du groupe, le concept du « baby soum » pouvait être réutilisé pour la protection des zones littorales, la proximité des bases navales permettant de se dispenser d'une grande autonomie. D'un déplacement de 855 tonnes en surface, contre 1550 tonnes pour le Scorpène, l'Andrasta pourra atteindre 1850 milles à 8 noeuds et 3000 milles à 4 noeuds. A cette vitesse, il pourra rester en plongée, sur batteries, pendant 60 heures, son autonomie pouvant atteindre 15 jours. Côté armement, le sous-marin sera doté de six tubes, sans recharge. Il pourra aussi bien embarquer des torpilles que des missiles à changement de milieu (type Exocet SM39) ou des mines, dont la pose au large des côtes est beaucoup plus aisée avec un navire 800 tonnes qu'une unité de 2000 ou 4000 tonnes. Armé par un équipage de 19 hommes, l'Andrasta est enfin conçu pour pouvoir mettre en oeuvre des commandos pour les opérations spéciales. L'ensemble donne à ce bateau une capacité d'attaque identique à celle un sous-marin classique (l'autonomie en moins). A l'instar de la mine, redoutée par toutes les flottes, la présence de ce bâtiment dans des eaux côtières doit avoir le même effet psychologique, tout agresseur étant en droit de craindre l'attaque d'un sous-marin tapis sur le fond et, pour ainsi dire, quasi-indétectable.
Une surprise : la discrétion acoustique

Pour parvenir à proposer deux sous-marins pour le prix de quatre, les ingénieurs de DCN n'ont utilisé que des technologies connues et éprouvées, avec un choix de matériels sur étagères, notamment des équipements civils. L'équipe projet a, de plus, été contrainte de rogner sur toutes les dépenses superflues. Toutefois, à mesure des études, le concept du SMX-23 a révélé quelques très bonnes surprises, notamment en matière de signature : « Quand nous avons lancé l'affaire, nous n'avions pas prévu d'argent pour l'acoustique, estimant que les bruits de fond étaient suffisants pour limiter la signature. Mais, à mesure que nous progression, nous nous sommes rendus compte que la propre architecture du navire apportait des résultats. Il y a, en effet, peu de réfrigération, peu de réglages de la pesée, peu d'auxiliaires et peu d'équipages. La discrétion acoustique est donc meilleure ». Sa petite taille permet également au bateau d'évoluer avec plus de souplesse par petits fonds et de se poser rapidement pour se mettre à l'abri au sein d'un environnement bruyant. Imaginant que l'Andrasta serait surtout utilisé lors de patrouilles en surface, notamment pour des missions de contrôle du trafic maritime, on notera que le kiosque, qui comporte deux étages, est doté d'une passerelle de navigation panoramique. Cet abri fermé offre une vision à plus de 180 degrés.
Sur le marché, DCNS vise des marines souhaitant accroître leur flotte sous-marine pour le même budget, ou des pays dépourvus de cette composante navale. Certains clients potentiels hésitent, en effet, à se doter d'une sous-marinade. Selon Jean Gauthier : « Certains éprouvent beaucoup d'inquiétudes et, pour les marines qui acquièrent des sous-marins pour la première fois, les équipages naviguent souvent, les premières années, en surface ou en immersion périscopique. La simplicité et la robustesse de l'Andrasta doit, justement, contribuer à rassurer les marins qui n'ont jamais eu de sous-marins ». Dans cette perspective, un programme complet de formation des équipages est prévu pour les éventuels contrats à venir, un savoir-faire que DCNS a déjà vendu à la Malaisie, qui recevra dans quelques mois son premier Scorpène. Des prospects pourraient être intéressés en Asie ou en Amérique du sud, mais on parle aussi beaucoup, ces temps-ci, du Moyen-Orient."
Mer et Marine, 27 octobre 2008.

 

 

Par Le marquis de Seignelay - Publié dans : Guerre sous-marine
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Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

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   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

http://i.imgur.com/poKeY.jpg

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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