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Jeudi 12 juillet 2012 4 12 /07 /Juil /2012 15:44

Harfang-Aeronavale.jpg

 

Il y a deux choses qui doivent conduire à considérer, d'une part, ce qu'il adviendra du système Harfang, et d'autre part, si une base mobile pouvait lui permettre de gommer une partie de ses obsolescences actuelles, comme celles qui sont liées à son autonomie trop légère par rapport à des drones MALE plus lourds.

 

Premièrement, il peut être bon de glisser quelques pistes sur l'origine du programme SIDM (Système Intérimaire de Drones MALE). Ce système devait être l'école d'apprentissage, aussi bien pour les opérationnels que pour l'industriel retenu dans le cadre du programme EuroMALE. Ce programme lancé en 2002 ou 2004 en France avait donc deux volets :

  • le système intérimaire,
  • et un futur "drone MALE durable".

Le premier devait quitter le service en 2010, année où le second devait lui prendre son service. Ce qui s'est plutôt passé, c'est que le système intérimaire a pris son service en 2010 et que le drone MALE durable a connu quelques viscitudes. Le SIDM emprunte la plateforme israélienne Eagle One et l'EuroMALE devait emprunter Eagle 2 : le Héron TP. A l'heure actuelle, la seule chose qui change c'est que ce drone israélien ne doit plus devenir la base du système EuroMALE mais bien servir de base à un second système intérimaire. Celui-ci disposerait de tout ou partie des capacités visées par EuroMALE. L'autre nouveauté, c'est l'entrée en piste d'un compétiteur américain, le Reaper de General Dynamics, pour ce SDIM 2.

 

Deuxièmement, le système Harfang n'était qu'une sorte de laboratoire volant qui n'avait pas pour vocation à devenir une capacité opérationnelle de l'Armée de l'Air au service des Armées. Force est de constater que ce soit au-dessus du sol national, en Afghanistan et en Libye, ce système a pu devenir opérationnel et rendre de grands services :

  • "Pourtant, plus de deux ans après sa mise en service, les chiffres parlent d'eux-mêmes: plus de 6.000 heures de vol ont été accumulées par les quatre vecteurs aériens Harfang, dont une écrasante majorité en zone de conflit. Déployé en Afghanistan, sur la base de Bagram, depuis février 2009, le Harfang y aurait accumulé pas moins de 4.250 heures de vol au cours de 511 missions. Ces chiffres, arrêtés au 18 septembre, ont été révélés mercredi par Cassidian, la division d'EADS responsable du programme". 
  • "Opérationnel depuis le 24 août sur la base sicilienne de Sigonella, le Harfang participe régulièrement à la surveillance du territoire libyen. L'unique vecteur déployé en Sicile a réalisé 11 missions en date du 18 septembre, accumulant ainsi 179 heures de vol. Du 18 au 27 mai dernier, un drone a également participé, depuis la base aérienne 105 d'Evreux , à la surveillance du G8 de Deauville - évènement au cours duquel 62 heures de vol ont été réalisées". 

 

Troisièmement, il y a ce premier système intérimaire qui, en l'état actuel des choses et des décisions, ne risque pas de demeurer en service car son contrat de MCO (Maintient en Condition Opérationnelle) arrive à échéance en 2013.


Quatrièmement, le système Harfang serait trop court sur patte. Par exemple, le numéro 26 de "Penser les Ailes Françaises" du CESA (Centre d'Etudes Stratégiques Aérospatiales) transpose les actes du colloque du 2 mai 2011 : "Du drone armé à l'UCAV : évolution ou rupture ?". Page 136 de la revue, il est possible de lire le témoignage du sénateur Jacques Gautier, membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat. Le sénateur s'attache à présenter, en 2011, les avantages et inconvénients des deux solutions d'alors pour prendre la suite du système Harfang : soit ce qu'il nommait le "Harfang NG", soit le Reaper. Il est à noter que la solution de la francisation du Héron TP/Eagle 2/Volitgeur par Dassault Aviation n'était pas encore dans l'air. Ce qui est très intéressant, c'est le graphique proposée par le sénateur Gautier. Une tentative de reproduction de ce graphique vous est proposé :

 

Harfang-Reaper-Libye.png© Fonds de carte "Google maps". Remplissage le Fauteuil de Colbert.

 

Le sénateur nous permettait donc de vérifier qu'un drone de la classe des 4 tonnes (Reaper) avait manifestement une autonomie supérieure à un autre qui est de la classe des 1 tonne (Harfang).

 

Ce qui est parfaitement surprenant, c'est qu'il n'y aurait qu'à liquider l'expérience du système Harfang, notamment car il a une autonomie trop faible... Alors que ce graphique contient de manière implicite l'une des solutions possibles pour éviter de dilapider ce capital, sans même le passer par pertes et profits ! Quelle est l'une des caractéristiques majeures de l'opération Harmattan ? C'est que pendant cette opération militaire française, toute la puissance aérienne française est intervenue : Armée de l'Air, Aviation navale et Aviation Légère de l'Armée de Terre. Cette dernière est exclusivement intervenue depuis les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral et Tonnerre de la Marine nationale. Est-ce que les seules voilures tournantes de l'ALAT devraient intervenir depuis les ponts d'envol des BPC ?

 

Il y aurait deux manières de répondre au manque d'autonomie du système Harfang :

  • le ravitailler en vol via un aéronef ayant un profil de vol compatible avec le drone,
  • le déployer au plus près du théâtre, comme par exemple depuis un BPC.

Ces deux solutions imposent le recours à un programme d'études amonts et des études opérationnelles et technico-opérationnelles. Le ravitaillement aérien des drones aériens s'imposera comme une technique à maîtriser dans la mesure de leur prolifération au sein des Armées. Mais la faculté d'opérer des drones à voilure fixe à bord des ponts plats de la Marine nationale semble être une priorité primaire par rapport à l'autre capacité qui ne peut être que secondaire (ne pas mettre la charrue avant les boeufs : d'abord les drones, après les interactions entre aéronefs).

 

Le développement des solutions permettant d'opérer des drones à voilure tournante à bord des navires de la Marine est en cours. Il y a premièrement le drone école Camcopter S-100 de Schiebel qui a été le premier hélidrone à opérer automatiquement depuis un navire, la frégate Montcalm en l'occurence, en 2008 : c'était une première mondiale, ce qui démontrer que les retards constatés dans la maîtrise et le développement de systèmes de drones est tout sauf une fatalité. Mais il y aussi les essais et études (programme D2AD) de la DGA et de Thales avec le drone américain AH-6U qui se déroulent actuellement aux Etats-Unis, comme travaux préalables au programme SDAM.

 

La Marine est donc particulièrement en pointe dans la matière des drones à voilure tournante. La prochaine étape, ce sont les drones à voilure fixe car les avantages (qui surpasseraient les inconvénients) accordés aux drones MALE et UCAV imposent de réfléchir à leur utilisation par et depuis des plateformes navales. 

 

Dans cette optique, il y a deux ou trois grands avantages à extirper de la situation actuelle :

  • il y a un système de drones MALE, le système Harfang, qui va être abandonné par son actuel utilisateur... si quelque chose d'autre -qu'une prolongation et modernisation de ce système- est obtenue. C'est un système école, il a vocation à le demeurer.
  • Il y a les travaux de l'industriel Sagem en matière de drone MALE, le Patroller, dont les derniers développements pour dotés cet engin de capacités de surveillance maritime.
  • La coopération franco-américaine en matière de drones, par exemple, semble excellente, et il y a les travaux en cours de réalisation sur le drone X-47B pour qu'ils puissent réussir à apponter et être catapulté depuis le porte-avions Theodore Roosevelt

Il ne serait pas illogique que le système Harfang puisse servir dans les prochaines années à préparer l'un ou l'autre des deux systèmes de drones pressentis pour devenir essentiels aux Armées (les MALE et UCAV).

 

Le programme SDAM (Système de Drone Aérien de la Marine) est la déclinaison navale du programme mené plus ou moins conjointement avec l'Armée de Terre (Système de Drone Tactique). A l'heure actuelle, l'Armée de Terre priviligierait plutôt le développement d'un nouveau drone tactique à voilure fixe pour remplacer les SDTI : l'heureux élu serait le Watchkeeper de Thales. Ce drone serait acquis dans le prolongement de l'acquisition anglaise, afin d'avoir quelques éléments d'interopérabilités avec la British Army en vue de la création d'une force expéditionnaire franco-anglaise (traités du 2 novembre 2010).

 

Alors, ne serait-il pas d'un grand bénéfice pour la Marine et l'Armée de Terre que de coopérer sur une reprise commune du système Harfang ?

  • l'Armée de Terre pourrait se rôder à l'utilisation d'un système MALE de la classe des 1 tonne en attendant de recevoir un jour ses nouveaux drones tactiques aux caractéristiques comparables (un poids de 4 à 500 kg de masse maximale au décollage et l'impérieuse nécessité de recourir à une piste en dur).
  • La Marine nationale pourrait elle aussi se faire la main sur un système de drones MALE, ce qui lui ouvre deux possibilités de pratiques opérationnelles pour préparer l'avenir :
    • tenter d'opérer le système Harfang depuis un BPC,
    • tester l'intérêt d'un système de drones MALE pour la surveillance maritime avec le programme AVSIMAR dans le viseur.
    • L'apprentissage de la mise en oeuvre de drones à voilure fixe depuis une plateforme navale bénéficierait aux programmes de drones MALE et d'UCAV.

Une grande partie de ces suppositions repose sur les capacités intrinsèques du vecteur du système Harfang à supporter un appontage. Si jamais cela été possible, alors il y aurait un très grand intérêt opérationnel à réussir à opérer le système Harfang depuis les BPC. Depuis que la campagne Jeanne d'Arc prend place à bord d'un BPC chaque année, cela s'accompagne presque systèmatiquement de l'embarquement d'un pion de manoeuvrer aéroamphibie de l'Armée de Terre. Il s'agirait de déplacer ce pion de manœuvre le long de l'arc de crises, zone où le BPC en mission Jeanne d'Arc navigue désormais.

Donc, au final, confier le système de drones MALE Harfang à l'Aviation navale et l'Armée de Terre serait investir sur l'avenir, mais surtout, ce serait sur la période 2012-2020 permettre à la mission Jeanne d'Arc de disposer d'une capacité jugée essentielle aujourd'hui pour mener des opérations. La présence d'un drone MALE en accompagnement des soldats de l'Armée de Terre n'aurait-il pas été un avantage pour les opérations dans le Sahara, en Côte d'Ivoire, dans la Corne de l'Afrique ou pendant l'opération Harmattan ?

 

Le système Harfang a peut être encore une décennie de services à rendre avant de passer le relais, à l'horizon de l'année 2020, au système de drones MALE durable qui doit alors entrer en service opérationnelle : le fameux EuroMALE qui aura été attendu depuis 2010.

 

Par Le marquis de Seignelay - Communauté : Défense
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Commentaires

S'il est possible de les employer à bord.

 

http://www.wbdg.org/ccb/AF/AFETL/etl_09_1.pdf

Ce document donne les distances de décollage d'un MQ-1, soit le tonnage d'un Harfang, en page 6.
550 mètres au décollage et 350 à l'atterrissage.

Un BPC en fait 200...

Et il faut que la structure, légère, d'un drone encaisse les chocs depuis une utilisation marine.

Commentaire n°1 posté par Kouak le 12/07/2012 à 23h53

Je me suis bien gardé d'être trop optimiste ou aventureux : "Une grande partie de ces suppositions repose sur les capacités intrinsèques du vecteur du système Harfang à supporter un appontage".

On faisait bien décoller des avions de 2 à 4 tonnes sur le Béarn et sans catapultes, alors il faudra qu'un ingénieur m'explique ou nous explique. L'OV-10 Bronco, de 8 tonnes, c'était bien une course au décollage de 225 mètres.

Sans oublier le fait que le Eagle One/Harfang/Héron est un planeur aux ailes médianes et bipoutre alors que le Predator est un simple planeur : dans quelle mesure la formule aéronautique joue-t-elle ?

Est-ce que US Army et US Air Force ont déjà demandé des décollages et atterrisages courts aux Predator ? A mon très humble avis, le drone américain pourrait faire beaucoup mieux si on lui demandait.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 12/07/2012 à 23h59

Cher Marquis,

j'ai dejà eu l'occasion derépondre à quelques interrogations que vous soulevez sur l'utilisation du BRONCO sur les PA US? mais il semble que mon message ne vous soit parvenu incomplet:

- sur la "formule "aéronautique: le BRONCO (6t) dipose d'une aile haute hypersustentée soufflée par les hélices de ses deux turbomoteurs.Il a été conçu dès l'origine pour pouvoir opérer sans catapulte des plateformes navales US.

- Les REAPER , HARFANG diposent d'ailes de grande envergure, faiblement hypersustentées, d'une resistance structurelle faible. Leur moteur est propulsif , Ni leur strucutre, ni leur train d'aterrissage ne sont conçus pour encaisser les chocs d'une plateforme subissant des mouvements verticaux brutaux.........En résumé , trop compliqué à navaliser (sans même évoquer l'envergure de nos deux oiseaux qui nécessiterait des ailes repliables pour utiliser les ascenseurs des BPC)

- Le PATROLLER de SAGEM dispose de carctéristiques plus favorables. Sa plateforme est issue d'un planeur acrobatique de l'avionneur alllemand STEMM; Elle est structurellement robuste et peu sensible à la corrosion puis qu'essentiellement fabriquée en matériaux composites . Sa vitesse de décrochage est inférieure à 100 km/h. Avec le vent relatif  créé par le déplacement d'un BPC (15 noeuds par exemple soit près de 30 km/h) une capacité de décollage et d'aterrisage de moins de 200 m semble possible.

Sans doute le train d'aterrissage devrait-il être adapté et le moteur à essence de 92 Cv changé pour modèle plus puissant (rapport poids / puissance de 13kg/cv à comparer au 3kg/cv du BRONCO) fonctionnant avec un carburant moins dangereux.

A mon sens une piste à examiner avec soins car porteuse d'une plus value remarquable, à moindre coût.

Commentaire n°2 posté par roland ulysse le 13/07/2012 à 05h00

Bon, si le Harfang est inapte au service naval embarqué... tant pis, mais il y a tout de même des choses intéressantes à explorer avec. Quitte à prendre des Patroller à Sagem pour faire ce que l'Harfang ne fera pas ?

Réponse de Le marquis de Seignelay le 14/07/2012 à 19h12

Petite information qui peut être intégré dans le débat.

Faire décoller une voilure fixe d'un bateau lorsque sa distance au décollage est supérieure au pont d'envol, se fait avec une catapulte (porte avions), mais n'oublions pas qu'il existe d'autres solutions.

Petit rappel: le Mirage IV A, à forte charge et sur piste  courte utilisait une assistance fusées (JATO).

Sans entrer dans la technologie, peut être que cela serait une solution acceptable pour un décollage à partir des BCP.

Commentaire n°3 posté par Richard le 13/07/2012 à 09h13

Au plaisir d'avoir de nouveau le plaisir de lire vos commentaires !

Vous faites bien de passer car ce n'est pas une mince hypothèse à explorer... surtout si cela permet de décupler les capacités d'un BPC : ce ne sera jamais un porte-aéronefs en l'état, mais les exceptions à cette règle (et il n'y a pas que la question des MALE) peuvent être bénéfiques un jour ou l'autre.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 14/07/2012 à 19h13

Le Harfang n'est vraiment pas fait pour opérer à partir d'un navire. Le problème est bien de passer à un drone de la classe des 3-4t (le Mantis avec 2 moteur est préférable) afin de gagner en charge utile et en autonomie.

Le problème du ravitaillement en vol (au delà de l'automatisation) est le surpoids qu'implique l'équipement nécessaire à cette opération, et la légèreté de l'appareil dans le sillage du ravitailleur (les perturbations de sillage sont probablement trop importantes).

Reste donc opérer à partir d'un navire. Là encore, ce n'est pas gagné. Soit on adapte le drone aux porte-avions (ce qui est faisable, mais dans ce cas autant laisser cette particularité aux UCAV), ce qui va l'alourdir aussi, soit on l'adapte aussi aux BPC, ce qui nécessite de garder le pont d'envol dégagé sur toute sa longueur et de prévoir éventuellement un filet pour la récupération. Le mieux, à partir d'un navire reste encore le drone hélicoptère, certe moins endurant et moins rapide, mais aussi plus facile à faire décoller et atterir.

Bref, le meilleur compromis reste à priori un drone simple, robuste, de la classe des 3-4t avec une autonomie de 24-36h et une vitesse de croisière de 800km/h.

Le Mantis a un grand avantage, c'est sa capacité bi-moteur, ce qui est sécurisant pour les longs transits au dessus de la méditerranée par exemple.

 

Bilan: la marine a plus besoin d'un drone hélicoptère (qui pourrais aussi servir à l'armée de terre pour l'observation à la place du SDTI de Sagem), et l'armée de l'air d'un drone du type Mantis. En revanche, l'ALAT aurait peut-être besoin d'un drone hélicoptère pour la logistique, à l'image de celui utilisé par les américains en Afghanistan, mais ce n'est pas une priorité.

Commentaire n°4 posté par Roland le 13/07/2012 à 09h51

Le problème du passage au drone de la classe des 4 tonnes, c'est que nous pouvions récupérer le système intérimaire initial pour mener d'autres expérimentations. Le prochain système intérimaire (Reaper/Héron TP ou Voltigueur/D'éventuels nouveaux Harfang) sera confié à l'Armée de l'Air, vers 2014. Le MALE durable sera là vers 2020. Il restait donc ce système Harfang.

Du côté des hélidornes de surveillance, je regarde avec envie(s) le A-160 Humming bird de Boeing... !!

Réponse de Le marquis de Seignelay le 14/07/2012 à 19h16

Non seulemment le Harfang possède une aérostructure inadaptée à un usage embarqué mais les BPC devraient subir une refonte assez couteuse. En effet, il faudrait dans ce cas les doter d'une piste oblique pour recevoir les drones lancés, mettre en place le système de brins d'arrêts. Dans l'idéal même, et pour pallier les soucis de distance de décollage, il faudrait ajouter un tremplin à l'avant.

Cela suppose modifier toute l'organisation des flux à bord du BPC, par exemple, supprimer le spot 1 dédié aux hélicos lourds...

Ce projet me paraît trop compliqué, trop cher, alors qu'existent des solutions à base de drones à voilure tournante qui nécessitent moins de modificiations pour leur mise en oeuvre. Un dérivé du MQ-8 armé Hellfire ou roquettes guidées laser me semble une meilleure option.

D'autant que si un BPC pourrait embarquer 35 gazelles... Combien peut-il embarquer de MQ-8 ? ( en complément de sa dotation de combat )

De plus l'ALAT s'équipe de Tigre HAD équipé du même armement (Hellfire), le MQ-8 pourrait être l'éclaireur idéal pour les Tigres lors des raids aéro-mobiles. Déployé autour du BPC, il fournirait également une grande variété de services et de capacités.

Commentaire n°5 posté par steph le 13/07/2012 à 10h26

Sans faire de vraie ou fausse mauvaise foi, quand je vois la refonte CATOBAR de l'Arromanches avec sa piste oblique à 8°... Bon.

Je regardais plutôt le A-160 Humming Bird, quitte à acheter sur étagère. Le problème du MQ-8, c'est que quand l'on suit les tribulations du programme MALE, on constate qu'il y a l'enjeu industriel tricolore et la solution opérationnelle paliative. Si vous proposez de prendre du MQ-8, alors les industriels vont craindre pour le programme SDAM.

Si vous proposz sur le papier de prolonger les expérimentations sur Harfang, les industriels s'en préoccupent moins...

Mais comme vous l'avez tous si bien expliqué : le Harfang sur pont plat, ce n'est pas une idée qui dépassera la boite à idées virtuel.

L'un des soucis avec les Hellfire, aux dire d'un général, c'est qu'ils coûtent de 8 à 10 fois plus cher qu'un HOT.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 14/07/2012 à 19h20

Il reste toujours la possibilité d'utiliser les Harfang pour l'entrainement ou compléter la flotte d'appareils de SURMAR.

 

Sur la question de l'appui des Tigre, nottament l'éclairage, cette mission est plutôt dévolu, aujourd'hui aux Gazelles et dans le futur à l'hélicoptère du programme HC4.

A ce propos, il est à noter que l'on double le poids de l'hélicoptère, donc hausse de prix, pour une mission similaire.

Commentaire n°6 posté par Kouak le 15/07/2012 à 18h02

J'espère également, comme je le disais, ce serait une belle étape pour valider, ou non, l'intérêt de drones MALE dans la SURMAR avant AVSIMAR.

Il reste à savoir si le programme HC4 délivrera une machine unique. Du très peu que j'en ai vu, il n'est pas certain que l'ALAT se dirige exclusivement vers des voilures tournantes de 4 tonnes.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 16/07/2012 à 20h08

Ce serait sain. En plus, un hélico léger peut aussi faire office de petite grue volante.

 

Pour en revenir sur le sujet de l'embarquement de drones à voilure fixe sur navires amphibie, si le Stemme 30 (plate-forme du Patroller) est assez résistance pour la voltige, il n'est pas garanti qu'elle encaisse la décélaration verticale d'un atterissage sur une plate-forme navale.

Commentaire n°7 posté par Kouak le 16/07/2012 à 20h25

ca me désole de voir que des années aprés maints rapports parlemenatires et autres etuves ( dont j'ai un tout petit peu participé dans une vie antérieure) on en est encore a ergotter sur le meilleur drone possible et en définitive a les compter sur les doigts de la main en opérationnel réel et acheter des crash programmes quand on est en fait au front ...

idem pour les hélico ( 3 BPC pouvant accueillir au moins  8 machines chacun mais quoi a mettre dessus vraiment? des vieilles gazelles , un tigre ou deux et des puma m^me pas navalisés et un jour quelques NH 90 ...

 

quand enfin aura t on un pack operationnel au niveau d'un possible engagement non asymétrique ( car les récents conflits  ont été sans réelle r grosse eplique de l'adversaire)

 

dassault fait le Neron pour le combat.ca sera une vraie avancée mais néo strattégiue

il ya urgqence a acheter ou construire vite une flotte Male interarme.

 

Commentaire n°8 posté par parabellum le 18/07/2012 à 17h24

Ce sera certainement l'un des enjeux du programme HC4 : réinjecter du nombre, du volume, pour gommer les carrences induites par des parcs de matériels trop faibles.

Il est devenu nécessaire d'avoir un groupe aéromobile embarqué et "fixe", structuré à embarquer sur les BPC puisque l'EMA les utilise, lors de la mission Jeanne d'Arc, comme des bases prépositionnées mobiles (Sea Basing). On dirait que l'on aboutit enfin à la réforme de l'Armée de Terre pour en faire un US Marines Corps alors que à l'heure actuelle l'expression de betteravisation tombe dans le débat...

Il nous faudrait peut être un petit "Air Battle" ou "Air Sea Warfare", que sais-je encore, pour faire converger les MALE, les hélidrones, les voilures tournantes et les pions de manoeuvre vers un projet tactique structuré au service d'une stratégie épurée (pas besoin d'un LB épais si c'est pour le réactualiser tout le temps : les principes restent, les zones changent à peine).

Réponse de Le marquis de Seignelay le 19/07/2012 à 15h12

Cela ne concerne pas du tout les drones mais je ne retrouve plus l'article ou dans les commentaires on avait parlé des incendies à bord des vaisseaux de guerre.

Celui à l'origine de 400 millions de $ de dégats à bord du SNA Miami est d'origine criminelle dont l'auteur serait un employé civil du chantier naval nommé Caseu James Fury souffrant d'anxiété

 

Commentaire n°9 posté par Frédéric le 24/07/2012 à 09h04

J'ai eu une pensée pour vous hier quand j'ai posté cela sur Facebook et Twitter :

Le Clemenceau avait été avarié suite à un incendie provoqué par un désespéré le 21 juillet 1991 #USSMiami http://tinyurl.com/cm4ouun

 

Réponse de Le marquis de Seignelay le 30/07/2012 à 16h33

derniere info connue : le ministére le drian serait sur le point de commander des prédator...une dizaine d'engins ?

mis apart une communité possible avec les anglais et les italiens, c'est donc du mathos stratégique US qui va sanctionner nos  stériles rivalités...

quant a navaliser le prédator ?

Commentaire n°10 posté par parabellum le 24/07/2012 à 11h47

Il a été imaginé de "maritimiser" le Reaper puisqu'il était candidat comme brique du programme BAMS. Mais c'est le RQ-4N qui a gagné cette compétition.

Je m'excuse pour ce grand retard pour publier votre commentaire. Ce qui permet, au passage, de mesurer l'absence de décision sur le dossier.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h02

Bonjour  !

Les harfangs, opérationnels au 31/12/2012, devront le demeurer aussi longtemps que possible ! Quelque soit leur affectation ( ALAT, Aéronavale, mais également gendarmerie, Ada, Sécurité Civile ... Tous à la fois , en fonction de la demande  et /ou selon un planning pré établi ( je pense aux besoins de la Sécurité Civile, avec l'aspect saisonnier ...).

pourquoi ?

- Nous les avons achetés!

- Ils sont opérationnels !

- Leur budget Maintenance préventive et curative est -elle raisonnable ? A priori, ou sont les éléments comptables ?

- Comme Ulysse, il faut arrêter de penser à tout vouloir mettre sur 1 PA et /ou 1 BPC : Ma Grand - Mère , comme pour le Harfang , c'est pas POSSIBLE !!!!!  Pourquoi ? POUR la même raison  ---> C'est PHYSIOLOGIQUE et GENETIQUE . En revanche, ca peut remplacer avantageusement certaines missions assurées par les ATL2, et donc économiser le potentiel de ces - derniers ....AAAHHH, ou sont donc nos N262 ? Par forte chaleur, le CORNETTO , c'est pas fait pour se l'exploser sur le front ...

Commentaire n°11 posté par tomate le 29/07/2012 à 16h55

C'est bien pourquoi je disais qu'ils seraient très intéressants pour expérimenter un tel système en prévision des choix à effectuer pour le programme AVSIMAR !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h47

"le déployer au plus près du théâtre, comme par exemple depuis un BPC."

Ou en grappe, depuis un A380? Les USA avaient bien pensé à lancer de micro-chasseurs depuis des B747...

Commentaire n°12 posté par yan le 29/07/2012 à 18h50

Je n'ai pas beaucoup étudié les porte-avions volants. J'ai souvenir que la récupération des chasseurs posent souvent problèmes. Peut être qu'avec des drones la donne changera. Mais l'on risque de retrouver l'opposition entre la permanence marine et le manque de persistence aérienne des moyens aériens, même avec une grande autonomie.

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h44

Suis a Barcelone aujourd hui avant de partir a Budapest pour 2 semaines, bonne continuation.

Commentaire n°13 posté par Frederic le 30/07/2012 à 16h44

Eh bien, vous éclairez notre bien pâle soleil breton... Bon voyage, profitez bien, même si je vous le dis bien tard !

Réponse de Le marquis de Seignelay le 18/08/2012 à 17h45

Père de l'aéronavale française ?

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/ba/Clement_ader%2C_1891.jpg© Wikipédia. Clément Ader en 1891.

 

"Donc, un bateau porte-avions devient indispensable.

 

Ces navires seront construits sur des plans bien différents de ceux utilisés actuellement. D'abord, le pont sera dégagé de tout obstacle : plat, le plus large possible, sans nuire aux lignes nautiques de la carène, il présentera l'aspect d'une aire d'atterrissage.


Le remisage des avions devrait être aménagé nécessairement sous le pont. On aura accès dans cet entrepont par un monte-charge assez long et large pour recevoir un avion les ailes repliées... A côté devra être l'atelier des avionneurs chargés de réparer les avaries et d'entretenir les avions toujours prêts à s'envoler".

Clément Ader, 1895, cité par l'Amiral Barjot dans son ouvrage "Vers la Marine de l'âge atomique" (1955).

Le premier porte-avions français est le Béarn : il entretra en service en 1928, et il sera le seul de sa classe de cuirassés (cinq au total) à être converti en porte-avions.

La Maritimisation et la France

PA-2-PA-3.png

   Commande et construction de deux nouveaux porte-avions dans les années 2030 ?


 

Marine. Une stratégie payante.


«Jean-Yves Le Drian, a clairement réaffirmé que «le renforcement des capacités de la Marine nationale serait poursuivi (...) comme un choix politique et stratégique prioritaire». Un membre important de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité traduit: «C'est le bilan politique le plus important d'Euronaval qui anticipe les arbitrages budgétaires du prochain Livre blanc

 

« La même source qui requiert l'anonymat précise que, «rompant avec les quinze dernières années, la Marine nationale ne sera plus la variable d'ajustement des autres armées».

 

« Au résultat, le naval de défense dispose aujourd'hui d'un carnet de commandes plus important que tous les prospects de l'aéronautique militaire. Il s'agit, par conséquent, d'un véritable moteur des exportations françaises. »

 

« Plusieurs des grands exposants d'Euronaval se félicitent que «notre Marine ait pu rattraper efficacement le retard qu'elle accusait sur les autres armées en matière de communication car elle est aujourd'hui barrée par un chef d'état-major hors du commun».

 

Article d'Etienne Pelot, le Télégramme, publié le 3 novembre 2012.


 

Et si la Marine pouvait défendre la croissance ?


"Mondialisation oblige, des millions de conteneurs voyagent chaque année sur les mers du globe. Evidemment, ces flux ne cessent de progresser. Si les océans sont des routes de premier choix, ils regorgent également de ressources… de plus en plus recherchées. Réserves d’hydrocarbures dans les sous-sols marins, présence de terres rares, lieu d’installation des éoliennes offshore et des hydroliennes… «Les océans deviennent un objet de convoitise», affirme le sénateur (PS) Jeanny Lorgeoux.

 

A tel point que les Etats se livrent une «véritable guérilla juridique» pour étendre leurs zones maritimes. Après avoir conquis les terres, l’homme cherche à s’approprier la mer. Où il parvient déjà à se sédentariser: plus de 700 plateformes sont aujourd’hui en service dans les océans du monde, et des milliers de salariés y travaillent.

 

[...]

 

D’où la nécessité, selon les sénateurs, de se doter d’une Marine nationale forte. Et c’est là que le bât blesse. Car si le budget de la Défense connaît des coupes, celui de la Marine est particulièrement malmené.

«Ça fait quinze ans que la Marine sert de variable d’ajustement au budget de la Défense. Tout simplement parce que les armées de Terre et de l’Air sont bien plus organisées en termes de lobbies parlementaires», explique un membre de la rédaction du site spécialisé Espritcors@ire.

 

En tout cas, le budget des marines européennes diminue chaque année de 1%, alors qu’entre 2011 et 2016, le budget naval de la Russie devrait augmenter de 35% et celui de la Chine, de 57%".

 

Article de Céline Boff, publié dans "20 minutes", le 12 juillet 2012.

 

 

 

Bibliographie et articles :


Future LPM: situation de la Marine

 

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Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du fait maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest, lors du lancement de la frégate Aquitaine :

« L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. » Lorient, jeudi 18 octobre 2012 (par Mer et Marine).

 

Le ministre de la Défense a confirmé, décalé ou infirmé les programmes suivants intéressant la Marine dans le cadre de la future loi de programmation militaire (LPM) :

Dissuasion :

Dans son ensemble, les deux composantes de la dissuasion nucléaire nationale sont préservées. C'est un engagement du Président de la République.

Dans le hors-série du "Marin" consacré au salon Euronaval, il est possible d'apprendre, à travers une interview du PDG de DCNS,  Patrick Boissier, que les SNLE de troisième génération seraient en cours de définition, voire d'études.
Le "M-6" serait lui aussi sur les rails puisque son développement dépend de deux dynamiques :

  • l'avenir de la fusée Ariane (future version VI ou Ariiane V MLE ?),
  • du lancement d'un programme d'études amont comme l'Exoguard en complément ou en substitution au programme Ariane VI.

 

Flotte de surface :

 

Lutte anti-sous-marine :

 

Fonction Garde-Côtes :

 

Bibliographie :

  • "L'avenir des forces nucléaires françaises"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par MM. Didier BOULAUD, Xavier PINTAT, co-présidents, Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, Mmes Michelle DEMESSINE, Josette DURRIEU, MM. Jacques GAUTIER, Alain GOURNAC, Gérard LARCHER et Bernard PIRAS, 12 juillet 2012.

  • "L'avenir du groupe aéronaval : la nécessité d'un second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André Boyer, 25 mai 2000.

  • "Le mode de propulsion du second porte-avions"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia ADAM, M. Charles COVA,Mme Marguerite LAMOUR et M. Jérôme RIVIÈRE, 5 novembre 2003.
  • "Aéronautique navale : missions et vocations de l'Aviation navale"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Jean-Yves Le Drian, 10 octobre 2011.

  • "L'aéronautique navale, les ailes de la mer"
    Actes du colloque - "L'Aéronautique navale, facteur de puissance en mer au service de la sécurité et de la défense" - qui s'est tenu le 10 juin 2009, transposés dans ce bulletin d'études Marine édité par le Centre d'Etudes Supérieures de la Marine (CESM), 2010.

  • "Action de l'Etat en Mer, une garde-côtes à la française ?"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées (Sénat) par André BOYER et Jean-Guy BRANGER, juin 2005.

  • "Action de l'Etat en Mer"
    Rapport d'information fait au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées (Assemblée nationale) par Mme Patricia Adam et M. Philippe Vitel, 7 février 2012.

  • "Le maintien en condition opérartionnelle de la Flotte"
    Rapport d'information fait au nom de la commission des Finances (Sénat) par M. Yves de Fréville, 22 juin 2005.

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